à Paris n°12 nov/déc 2004
à Paris n°12 nov/déc 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de nov/déc 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des commerces proches de vous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 àParis Des commerces proches de La Ville de Paris a mis en place plusieurs actions pour redynamiser les petits commerces et maintenir la diversité de l’offre commerciale dans la capitale. Le phénomène, observé depuis de nombreuses années, se confirme : le nombre de commerces de proximité de la capitale tend à se réduire. Malgré une baisse relativement modérée entre 2002 et 2003 (les boutiques de détail sont passées de 42 975 à 42 383, soit une baisse de 1,4%) selon une étude réalisée l’an dernier à l’initiative de la Ville de Paris, de la délégation de Ouvert les mardis et vendredis jusqu’à 20h, le marché de la Bourse (2 e) est le dernier marché d’après-midi mis en place par la Ville. Paris de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) et de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), la tendance n’en est pas moins perçue par les Parisiens. « Ici, il n’y a plus de petits commerces. Pour aller faire mes achats, je dois marcher plus de vingt minutes », déplore Gisèle, 78 ans, en tirant son caddie sur le trottoir de la rue Sedaine (11 e). Il est vrai que la situation affecte des secteurs sensibles du commerce alimentaire, comme les poissonneries, les boucheries et les crèmeries (voir tableau page ci-contre). Une mutation progressive Habitant le 11 e depuis près de vingt ans, Gisèle a assisté à la lente mais profonde évolution de son quartier qui a connu « l’arrivée des grossistes du prêt-à-porter ». àParis novembre-décembre 2004
chez vous Aujourd’hui, les enseignes colorées des boutiques de textile se succèdent de part et d’autre de la rue, et il est difficile de trouver un marchand de légumes, un poissonnier, un boucher ou un charcutier. Seules une boulangerie et une supérette, situées à l’angle des rues Sedaine et Saint-Sabin, se sont maintenues. La diminution progressive du nombre de petits commerces de proximité n’est cependant pas spécifique à cette partie Un centre pour la formation Depuis novembre, un Centre de formation des apprentis (CFA) consacré au petit commerce de l’alimentation a ouvert ses portes dans le 18 e arrondissement, avec le soutien des organisations professionnelles*, de la Région Ile-de-France et de la Mairie de Paris. Géré par l’association Cifca (Centre interprofessionnel de formation des commerces de l’alimentation), il accueille près de 300 jeunes professionnels sur 1800 m 2 de locaux neufs. Unique à Paris et dans la région Ile-de-France, l’établissement est le centre de référence pour l’apprentissage des métiers de la vente dans les commerces de l’alimentation. La formation est dispensée dans les secteurs des produits laitiers et fromagers, des fruits et légumes, de l’alimentation biologique, de l’épicerie fine et caviste. Elle s’adresse à deux publics distincts: les jeunes de 16 à 25 ans en formation initiale alternée (CAP, BEP, bac pro, BTS) et les adultes en recherche de formations professionnelles propres à ce secteur. * Fédération nationale de détaillants en produits laitiers (FNDPL), Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD), Fédération nationale de l’épicerie (FNDE). > Rens. au 14, rue des Fillettes (18 e). Tél. 01 55 26 39 70. Courriel: cifca@ wanadoo.fr, Internet: http:Ilperso.wanadoo.fr/cifca/àParis novembre-décembre 2004 Les Parisiens se disent très attachés aux petits commerces de proximité. du 11 e arrondissement et pour cause. Les facteurs à l’origine de cette situation sont nombreux, mais ils sont sensiblement identiques pour chaque secteur du petit commerce et chaque quartier : des loyers élevés, des difficultés à trouver un repreneur, des horaires pas toujours adaptés au rythme de vie actuel des Parisiens. En ce qui concerne les magasins d’alimentation, on peut y ajouter la concurrence des grandes surfaces et les nouvelles habitudes des consommateurs (achat de produits surgelés, de plats cuisinés…). Aussi, pour revitaliser le commerce de quartier et favoriser la diversité de EN HAUSSE Supérettes + 39% Traiteurs asiatiques + 22,8% Boutiques de souvenirs + 20,5% Articles de sport + 15% Galeries d’art + 11,7% Petits bazars + 10,5% Opticiens + 6,3% Horlogeries et Bijouteries + 3,1% STABLES Maroquineries et Chausseurs + 1,7% Sex-shops + 1,7% Vidéoclubs + 1,5% Antiquités et Brocantes + 0,4% Reliure et finition 0% Habillement - 0,9% EN BAISSE Pharmacies - 1,8% Supermarchés - 2% Boulangeries - 2,4% Coiffeurs - 3,6% Entreprises du bâtiment - 4% Produits bio - 4,6% Téléphonie - 6,5% Librairies - 8,1% dossier l’offre commerciale, la Ville de Paris a mis en place plusieurs actions. Une politique immobilière au service du petit commerce L’initiative la plus innovante est menée depuis février dernier par la Semaest, Société d’économie mixte de l’est de Paris*. Sa mission: acquérir 15000m 2 de locaux, soit quelque 200 boutiques, d’ici 2007. Par préemption** ou par rachat à l’amiable, et grâce à une avance de la Ville de 50 millions d’euros, la Semaest peut acquérir des commerces vides ou en phase d’être vendus. Ces locaux, éventuellement réhabilités, sont EVOLUTION DU NOMBRE DE COMMERCES entre 2002 et 2003 7 Magasins primeurs - 8,4% Crèmeries - 9% Magasins de journaux - 10,9% Garages - 11,1% Alimentation générale - 11,8% Boucheries - 12,5% Parfumeries - 12,8% Poissonneries - 13,7% Quincailleries et Drogueries - 15,1% Electroménagers et Radio-TV - 16,3% Papeteries - 16,9% Imprimeries - 18,9% Source: Données sur le commerce parisien, Apur, 2003.



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