à Paris n°12 nov/déc 2004
à Paris n°12 nov/déc 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de nov/déc 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des commerces proches de vous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
36 àParis portrait Maître du temps et des cadrans Entre aiguilles et balanciers, Jean-François Guelt, horloger de la Ville de Paris, règne sur un univers de pendules dont il connaît les moindres rouages. Pour que les Parisiens soient à l’heure, Jean-François Guelt veille sur l’horloge de l’Hôtel de Ville. C’est un homme aux doigts de fée, une petite main de la mécanique. Jean-François Guelt évolue dans un monde de cadrans où les minuteries coulent des jours bruyants. Horloger de la Ville de Paris, il couve d’un œil protecteur les dizaines de pendules qui sont entreposées dans son atelier,où le cassetête des tic-tac bat sans pitié la mesure du temps qui passe. « En voici une à balancier qui ne tient pas la seconde. Il faut la remonter à la main une fois par semaine. Là, c’est l’horloge de la mairie du 17 e qui date de 1880 et, à côté, celle de l’Hôtel de Lauzun sur l’Ile Saint-Louis. » Autant de pièces de collection que cet espiègle quinquagénaire manipule avec soin. Pourtant, lorsqu’il était enfant, à Pau, sa ville natale, la course des aiguilles ne le faisait pas particulièrement rêver. « Je suis venu à ce métier par hasard, confie Jean-François Guelt. J’étais bon en maths. C’était pratique pour le calcul des rouages alors, à 18 ans, j’ai fait l’école d’horlogerie de Pau. » Pendant son service militaire, il joue déjà de l’aiguille et du fuseau horaire. « Je suis monté à Paris pour entrer au service de la Ville en tant qu’ouvrier professionnel en 1974. » Aujourd’hui responsable du service des horloges, il dirige une équipe de cinq personnes chargées de veiller à la bonne marche des pendules de 599établissements, écoles, églises, mairies, bibliothèques, piscines, gymnases... Si les horloges électroniques des écoles se remettent à l’heure automatiquement, les vieilles mécaniques dispersées dans la capitale ont, quant à elles, tendance à s’enrayer. « Lorsqu’il s’agit d’anciennes pendules, nous sommes obligés de refaire nousmêmes les pièces. Un vrai défi ! » Ce qui ne dérange nullement ce passionné dont l’activité favorite consiste à « faire revivre l’ancien ». Sa réparation la plus difficile ? L’horloge de l’Hôtel de Ville qui est aussi sa préférée et la référence des passants. Un monstre de laiton et d’acier d’1,3 tonne dont la réparation, entreprise fin mars 2001, a duré six mois. Un minutieux de la minuterie Mais avant de pouvoir démonter entièrement une pendule pour la faire repartir, encore fautil la décrocher. C’est l’heure où notre horloger troque sa minutie de restaurateur pour le courage du cascadeur. « Nous pouvons être amenés à intervenir sur de grandes hauteurs, comme pour le campanile de l’Hôtel de Ville ou les clochers des églises. Dans la Tour Clovis, par exemple, il fallait remplacer l’horloge mécanique en panne par une électronique. Mais vu l’exiguïté de l’escalier, nous avons dû la démonter en partie sur place. » Deux fois par an, à chaque changement d’heure, Jean-François doit aussi se faire marathonien. « Pour le passage à l’heure d’hiver, nous devons remettre à l’heure 350 horloges lors des quatre derniers jours d’octobre. » Une véritable course contre la montre. « Nous devons arrêter chaque minuterie puis la remettre en route une heure plus tard. » Une cadence infernale compensée par un privilège rare : « celui de sillonner la ville et de savourer, depuis la cime des clochers, des vues imprenables sur Paris ».• àParis novembre-décembre 2004
4 Événement 38 et 39 Découvrir 40 et 41 Sortir 42 à 45 Lire, écouter, voir 46 Pariscultures Athlètes sans frontières A l’Hôtel de Ville, deux expositions gratuites, « Athlètes sans frontières » et « Paris sur les ondes », mettent l’image à l’honneur.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :