à Paris n°12 nov/déc 2004
à Paris n°12 nov/déc 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de nov/déc 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des commerces proches de vous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 àParis GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Une ambition pour le développement économique de Paris On ne peut être que consterné par le manque de vision de l’actuelle municipalité en matière de développement économique. Tandis que la croissance, grâce à la politique de relance menée par Nicolas Sarkozy, revient dans notre pays, Paris et l’Ile-de-France perdent des emplois et des entreprises. En deux ans, entre 2001 et 2003, le chômage a augmenté de 2,6% à Paris, et le rapport entre les défaillances et les créations d’entreprises a plus que doublé en un an, passant de 11% en 2001 à 24%, en négatif, en 2002. Une étude de l’INSEE révèle que depuis fin 2002, la situation du marché du travail est plus difficile à Paris qu’en province. Inutile de chercher pourquoi, dans ces conditions, Le Parisien titrait en septembre « Pourquoi Paris se vide » … et donnait le chiffre inquiétant de 82 000 personnes qui, chaque année, quittent la capitale. C’est qu’aujourd’hui, Paris est un chantier malmené, où l’on avance de manière déséquilibrée et parcellaire quand il y faudrait, au contraire, du souffle et de l’ouverture. « Il y a deux sortes de chefs d’orchestre, écrivait Toscanini, ceux qui ont la partition dans la tête et ceux GROUPE COMMUNISTE Agir contre la spéculation immobilière ! Paris est secouée par une flambée des loyers et une spéculation immobilière qui prive les couches modestes et moyennes de la possibilité de continuer à vivre à Paris. La pénurie de logementspublics demeure forte alors que les besoins sont énormes. Ce retard est dû à l’inertie des mandatures précédentes et à l’attitude de ce gouvernement qui, aujourd’hui, ne respecte pas, à Paris, ses engagements pour financer le logement social. Y aurait-il une fatalité à cette spéculation immobilière ? Pour les élu-e-s communistes, celle-ci peut être maîtrisée. Cela suppose une intervention publique forte. Nous proposons : • d’utiliser de manière plus volontariste le droit de préemption de la Ville ; qui ont la tête dans la partition » … Avec les discours et les micro-mesures de la municipalité actuelle, nous sommes tombés, hélas, dans l’absence de vision, donc de politique, bref dans « Paris-Panade ». Dans l’élan européen retrouvé, dans la reprise française, Paris et l’Ile-de-France doivent exprimer pleinement leur potentiel et bénéficier d’un climat propice au développement économique et à la qualité de vie des habitants. Si nous voulons être en mesure d’accueillir dignement et utilement les Jeux olympiques de 2012, alors il est urgent de mettre en œuvre une politique économique volontaire et solidaire qui favorise l’émergence de pôles de développement spécialisés et qui permette aux familles des classes moyennes de travailler et de vivre dans la capitale. Etre davantage à l’écoute des acteurs de la vie économique, fluidifier les déplacements intra-urbains et inter-régionaux, favoriser les implantations d’entreprises et la vie des familles et des cadres, par des plans audacieux pour l’emploi, les transports, la qualité de la vie, la construction de bureaux et de logements, voilà bien des démarches urgentes et cohérentes pour redonner confiance aux• d’augmenter la réserve de son patrimoine immobilier public par l’acquisition de terrains, ou d’immeubles, pour y construire en plus grand nombre des logements publics, de qualité, accessibles à tous, des espaces verts, des équipements ; • de traduire ces priorités dans le Plan local d’urbanisme (PLU). Cet acte politique majeur dessinera, demain, le visage de Paris. Soucieux du devenir de la capitale, nous sommes attachés à maintenir la population actuelle dans sa diversité, à casser la ségrégation sociale entre l’est et l’ouest de la ville. Par ailleurs, nous soutenons la création d’une agence foncière régionale à caractère public associant maîtrise du foncier et pôle Parisiens et construire le Paris vivant et actif qui portera haut les couleurs de la France. Si les Régies de quartier et les Maisons du développement économique et de l’emploi sont certainement, là où elles se trouvent (c’est-à-dire quasi exclusivement au nord et à l’est de la capitale), des réponses utiles à des situations difficiles, en particulier dans le domaine social, elles ne constituent pas une trame politique à la hauteur des défis du temps. Pour sortir des aides systématiques et de l’assistanat organisé, il faut une politique d’incitation fiscale aux entreprises, associée à une meilleure prise en compte des besoins en matière de formation, de logements, d’infrastructures et de transports. Nous savons quels sont nos atouts et nos singularités. De cela, nous pouvons en tirer une série de mesures simples et attractives, et les évaluer rapidement. Le défi est là: redonner à Paris toute sa confiance pour qu’elle retrouve son rayonnement. > Philippe Goujon, sénateur de Paris, conseiller de Paris public financier. Nous souhaitons que la Ville prenne toute sa part dans cette démarche. Des efforts sont réalisés par la majorité municipale trouvant leur traduction dans le Plan local d’urbanisme. Il y a urgence, et nous pensons que la construction de logements publics doit être portée à un niveau supérieur pour mieux répondre aux besoins actuels. Aussi, financer 4 000 logements sociaux en 2005 comme le maire l’a annoncé, correspond à notre proposition, formulée dès 2002, de porter à 5 000 le nombre de logements sociaux financés chaque année à Paris. > Jacques Daguenet, conseiller de Paris, élu du 11 e àParis novembre-décembre 2004
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Pour de nouveaux déplacements avec le soutien des Parisiens « Respirer un air de qualité », voilà un des messages reçus lors de la consultation sur le Plan local d’urbanisme. C’est cette exigence qui a fait de la lutte contre la pollution un axe fort de la politique municipale. Les résultats de la consultation lancée auprès des Parisiennes et des Parisiens indiquent que 82% d’entre eux soutiennent la politique des déplacements initiée depuis trois ans. Mieux, plus de 60% de ceux qui possèdent une voiture approuvent cette orientation. C’est dire à quel point la reconquête de l’espace urbain constitue une priorité pour chacun. C’est dire également combien est refusé un retour à la politique du « tout automobile », pratiquée pendant plus de 25 ans par les municipalités précédentes. Il est d’ailleurs frappant de constater, aujourd’hui encore, le décalage considérable entre les choix des citoyens et les positions de la droite parisienne qui, si elle ne se dit pas opposée aux équipements alternatifs à l’automobile, cherche systématiquement à en retarder la réalisation. D’ailleurs, force est de constater que les récentes procédures judiciaires intentées contre la Ville GROUPE UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE La désillusion Dans un environnement désabusé où les Français qui aiment « la politique » se distancient de plus en plus de l’action politique et de leurs élus, il est nécessaire de revenir à des notions simples. A Paris, comment embellir une ville qui représentait il y a quelques années encore une référence dans le monde entier. Comment redonner une dynamique économique réelle et durable à la capitale. Comment améliorer la qualité de vie de ses habitants pour que l’environnement urbain soit plus un plaisir qu’une contrainte. Pour mener une telle action, nombreux sont ceux qui espéraient que l’élection de Bertrand Delanoë répondrait à leurs attentes. àParis novembre-décembre 2004 de Paris sur le prononcé de l’intérêt général du tramway n’avaient pour objectif que de retarder sa mise en service. La récente décision de la cour administrative d’appel, qui a donné raison à la Ville dans le litige qui l’opposait à l’association Orbital, confirme l’intérêt général du tramway et conforte la municipalité dans sa volonté de mener ce projet à son terme. Au-delà de cette infrastructure emblématique, la Ville de Paris poursuit, comme toutes les métropoles internationales, une politique ambitieuse de réduction de la circulation et de redistribution de l’espace public au profit des transports en commun et des circulations douces comme le vélo. Il s’agit avant tout d’une exigence de santé publique. Aussi, du tramway aux quartiers verts, des espaces civilisés aux couloirs de bus, tout nouvel aménagement répond-il à cette impérieuse nécessité de lutter contre la pollution de l’air. Si les résultats sont encourageants – la circulation automobile a diminué de 10% – il convient cependant de ne pas brûler les étapes. Gardonsnous ainsi de toute précipitation quant au devenir des voies sur berge. Car, s’il s’est révélé Au-delà des sondages sur mesure commandés par l’équipe municipale, déception et morosité résument le sentiment dominant de plus en plus de Parisiens. Il n’y a que monsieur Baupin pour croire que la vitesse moyenne de circulation est stable à Paris. Et pour ne pas voir l’impopularité de l’excès des couloirs de bus et des embouteillages structurels générés par sa politique. Encore trois ans et l’enfer promis aux automobilistes touchera tous les usagers. Il n’y a que monsieur Contassot pour croire que Paris est plus propre aujourd’hui. Encore trois ans et la ville aura, en matière de propreté, reculé de trente ans. tribunes politiques 17 possible pour certains, le changement de mode de déplacement est encore difficile voire quasiment impossible pour d’autres. Certes, cette « autoroute urbaine » en plein cœur de Paris apparaît quelque peu anachronique, de surcroît sur un site classé au patrimoine mondial de l’humanité. Mais, les voies sur berge s’inscrivent aujourd’hui dans le cadre d’un plan de circulation de dimension régionale et, à l’heure où le dialogue avec les communes limitrophes a été largement restauré, la Ville de Paris ne peut décider de façon unilatérale de fermer définitivement cet axe à la circulation automobile. Ne renouons pas avec la culture du splendide isolement qui fut trop longtemps la marque de la gouvernance parisienne et travaillons en étroite collaboration avec nos voisins afin d’améliorer le cadre de vie de l’ensemble des Franciliens. Et, le jour venu, faire des voies sur berge un espace urbain civilisé car sans voitures… > Patrick Bloche, président du groupe socialiste et radical de gauche Et il n’y a que monsieur Delanoë pour ne pas comprendre qu’un urbanisme moderne pour Paris ne passe pas par la construction de tours, mais d’abord et avant tout par l’aménagement de voies ferrées qui dénaturent surtout le nord et l’est de la ville (comme le font ou l’on fait de très nombreuses capitales ou grandes villes). Encore trois ans, et des décisions funestes risquent d’être prises. Le bilan paillettes peut paraître brillant. La réalité des conditions quotidiennes de vie des Parisiens l’est beaucoup moins. > Yves Galland, président du groupe UDF



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