à Paris n°10 jui/aoû 2004
à Paris n°10 jui/aoû 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Paris insurgé, Paris libéré

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
34 àParis la découverte cinéma PROJECTIONS Paris Cinéma, deuxième ! Du 28 juin au 13 juillet, la deuxième édition de « Paris Cinéma » bat son plein : avant-premières, inédits et grands classiques, une farandole de films, en salle et en plein air. Quinze jours entièrement dédiés au 7 e art dans la capitale, c’était le pari, l’an dernier, de la première édition de « Paris Cinéma ». Avec une riche programmation prenant pied dans chacun des arrondissements de la capitale, « Paris Cinéma » avait attiré l’an dernier 70 000 spectateurs ! La deuxième édition se déroule du 28 juin au 13 juillet, toujours sous la houlette de son président Constantin Costa-Gavras, en proposant, dans une trentaine de salles, près de 400 films, des dernières nouveautés aux grands classiques. Au programme, beaucoup d’inédits et d’avantpremières regroupés dans la catégorie « Le cinéma d’aujourd’hui ». Après avoir eu les Le cinéma en livres Où voir des films muets ou hollywoodiens, trouver une biographie, courir à une avant-première, dénicher des films rares, louer son appartement pour un tournage ? Réponses dans Paris cinéphile de Gilles Renouard (Ed. Parigramme), une mine de renseignements dans un guide précieux. Autre façon d’aborder le cinéma à Paris : en se promenant, tout simplement. Dans Ciné-Paris (Ed. Hors Collection), Christophe Casazza et Virginie Descure nous embarquent dans une vingtaine de balades (plans à l’appui) à la découverte de lieux de tournages mythiques. Paris vu au cinéma (Ed. Movie Planet) de François de Saint-Exupéry et Marie-Christine Vincent nous convie à retrouver, arrondissement par arrondissement et quartier par quartier, les rues, places, squares où furent tournés les films classiques. Avec Paris au cinéma (Ed. Parigramme), le critique N.T. Binh nous offre un panorama de la capitale à travers les films qui y ont été tournés depuis les débuts du cinéma et, surtout, une inénarrable galerie de portraits de celles et ceux qui les ont peuplés. honneurs de la Croisette à Cannes, des films de la sélection officielle sont ainsi présentés en avant-première. A ne pas rater, Carnets de voyage de Walter Salles, avec Gael Garcia Bernal dans la peau du Che, Alexandrie... New York de Youssef Chahine, Exils de Tony Gatlif, prix de la mise en scène, et, la Palme d’or Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, présenté le soir de l’ouverture. Vingt inédits sont, par ailleurs, présentés en compétition dans le cadre des « Rencontres internationales » au Alexandrie…New York, de Youssef Chahine (2004). Forum des images qui fêtent cette année leur 10 e anniversaire. Documentaires, films expérimentaux, courts métrages et films d’animation complètent le menu de ce cycle consacré au cinéma contemporain. Comédies musicales et bal Comme l’an dernier, « Paris Cinéma » défend aussi les classiques. Le cinéma de toujours propose ainsi un large tour d’horizon des grands auteurs avec un coup de projecteur sur le cinéma anglais, parrainé par Charlotte Rampling (un hommage au travail de la BBC, à l’origine, entre autres, des débuts de Mike Leigh et de Tim Roth, et un coup de chapeau à Ken Loach), des programmes thématiques (le rock et le cinéma, la comédie musicale dans le monde, et une passionnante rétrospective des travaux documentaires de grands réalisateurs de fiction tels Scola, Scorsese, Forman, Angelopoulos, Bergman, Pacino, Moretti...). Enfin un hommage à la Shaw Brothers, les studios cultes de Hong Kong, et l’intégrale des films de Claude Sautet. Pas de fête du cinéma sans stars: « Paris Cinéma » rend hommage, en leur présence, à Jean-Paul Belmondo (avec notamment la projection de Peur sur la ville le 28 juin sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville), à Fernando Solanas et à Chung Chang-Wha, maître du film d’action asiatique. Egalement L’Hirondelle d’or, de King Hu (1966). au générique de cette farandole, des ateliers, des colloques et des tables rondes (« Qu'estce que l'avant-garde ? », « le cinéma numérique » …) réunissant publics et professionnels. Enfin, un bol d’air, « Le cinéma autrement », permet d’approcher le 7 e art hors des salles avec une série d’événements dans toute la ville: trois projections de films muets avec un accompagnement musical en direct dans les jardins du Sénat les samedi 3, dimanche4 et lundi 5 juillet ; trois journées de rallyes vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 juillet avec des chasses au trésor cinématographiques, et un « Bal du Cinéma », le 13 juillet au soir sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville, autour des scènes cultes de danse au cinéma. Moteur ! ■ Et sur paris.fr Inédits ou avant-premières, hommages et rétrospectives... Retrouvez le programme et les informations sur www.pariscinema.org
MUSIQUES Jazz des villes et jazz des champs A Paris, le jazz s’apprécie hors les murs. Dans la verdure ou au cœur de la ville, mélomanes, amateurs de mélodieux pique-niques ou de siestes améliorées sauront trouver leur petite note. Ceux qui fréquentent la capitale en été le savent maintenant : à l’heure de l’évasion et du voyage, c’est en plein air que le jazz s’écoute. Très attendus, « Jazz à l’hôtel d’Albret » et « Paris Jazz Festival », les deux rendez-vous traditionnels sauront, une fois de plus, combler à la fois amateurs éclairés et grands néophytes, tout comme les éventuels badauds égarés. Si les deux événements prennent le pari commun d’une affiche métissée alliant heureuses surprises et temps forts de renom, chacun possède sa propre identité. Sa petite touche cocasse et singulière qui, du coup, mérite qu’on s’y attarde plus spécifiquement, le temps d’un bol d’air. Côté cour… Le premier, « Jazz à l’hôtel d’Albret », est le plus urbain. Central, nocturne et campé dans la prestigieuse cour d’un hôtel particulier du Marais, il a quelque chose à voir avec la subtile sortie, un tantinet soignée et apprêtée… Pour sa dixième édition, ce festival (rattaché à « Paris Quartier d’Eté ») accueille sept formations qui se succèdent du 26 juillet au 1 er août. À la tête PARIS QUARTIER D’ÉTÉ de l’affiche, le trio John Scofield, SteveSwallow et Bill Stewart (le 26) : du jazz à l’état pur, interprété par des vedettes en symbiose, gage de succès. Tout comme l’hommage au mythique trio des maîtres du jazz français, Texier, Humair et Jeanneau (le 29), que l’on n’a pas revu depuis vingt ans et qui a laissé tant de souvenirs… Moins connus, les Grandes Gueules (le 30) et Tomasz Faire son miel à Paris Chaque week-end, du 3 au 25 juillet, le Parc Floral accueille des concerts. C’est presque devenu une habitude, chaque été depuis plus de dixans, de se laisser surprendre par la délicate programmation de « Paris Quartier d’Eté ». Cette saison, le ton du festival semble être donné par Olivier Darné, « graphiculteur » ou éleveur d’abeilles et d’images. À travers ses travaux de recherche sur les abeilles et au fil de ses installations artistiques, au fond, ce sont nos rapports à la ville qu’il sonde. Son miel urbain, obtenu via un savant dispositif francilien, raconte la résistance de la nature face à l’urbanité… ou l’inverse. Et « Paris Quartier d’Été » s’en inspire. Ici, on assiste à des moments à mi-chemin entre sincère recueillement et festivité fougueuse – c’est le cas de la Turangalîla symphonie, œuvre interprétée le 14 juillet par l’Orchestre national d’Île-de-France au parc André Citroën. Là, on butine des manifestations semi-itinérantes, privilégiant le choc des cultures, la venue d’artistes innovants et la redécouverte d’un tissu urbain via d’autres circulations. L’exemple est donné, entre autres, avec la compagnie taïwanaise U Theatre qui combine une représentation musicale (percussions et arts martiaux) avec des moments de marches méditatives… Ailleurs, on adhère à des manifestations intimistes où le concours des habitants est souhaité. « Ciné vacances en bas de chez soi », c’est ça : des projections en plein air, imaginées par des associations de quartier… et gratuites ! >Paris Quartier d’Eté, du 14 juillet au 15 août. www.quartierdete.com festival 35 Stanko (le 28) s’annoncent comme les révélations de l’année : tandis que le sextet mené par Bruno Lecossois renoue avec la tradition des ensembles vocaux français sans accompagnement, le quartet du compositeur et trompettiste polonais mêle fulgurances lyriques, densité sonore et virtuosité musicale. … et côté jardin Le second festival, bucolique et champêtre, s’installe chaque week-end en milieu de journée au beau milieu des parterres du Parc floral de Vincennes. Jusqu’au 25 juillet, la musique de « Paris Jazz Festival » s’accorde avec pique-niques affriolants, harmonieux moments de repos et rassemblements décontractés… La palette des genres est vaste et résolument tournée vers les nouveaux talents. Hommage à la musique d’Ellington par le Vienna Orchestra (le 3), lecture de grooves par Michael Brecker (le 4), explorations sonores effrontées d’Est Esbjorn Svensson Trio (le 11), new soul façon Amp Fiddler (le 17), la voix canadienne de Molly Johnson (le 18), piano déjanté de Bojan Z (le 24), compositions personnelles de Christophe Wallemme (le 25)… Dans un autre genre mais toujours parmi les vallées de fleurs du parc, se tient le festival « Classique au vert ». Des concerts classiques (gratuits les samedi et dimanche) à agrémenter éventuellement d’enfantines pauses aux « Pestacles » : un festival de spectacles jeune public… plus musical que jamais. ■ > Paris Jazz Festival, jusqu’au 25 juillet, www.nemomusic.com et Paris Info Mairie au 08 2000 75 75 (0,13 € /mn). > Festival Classique au vert, du 31 juillet au 19 septembre. www.paris.fr > Pestacles au Parc floral, à Vincennes, jusqu’au 15 septembre. www.paris.fr > Jazz à l’hôtel d’Albret, du 26 juillet au 1 er août, 31, rue des Francs-Bourgeois (4 e). www.quartierdete.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :