à Paris n°10 jui/aoû 2004
à Paris n°10 jui/aoû 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Paris insurgé, Paris libéré

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 àParis Le plein de cinéma La Mission cinéma de la Ville de Paris nous incite à mieux découvrir notre patrimoine cinématographique et nous invite à rêver les yeux grands ouverts. Etendus sur l’herbe, cinq écoliers d’une classe de CE1 s’interrogent : « Et si on jouait au football ? » Réponse concrète : « On n’a pas de ballon. » « Et si on jouait à cachecache ? » Pas vraiment d’enthousiasme. « Et si on jouait à aider les gens ? » Voté, et à l’unanimité. Voilà la petite tribu partie secourir un vieux monsieur acariâtre, un garçon déprimé et un jeune homme suicidaire allongé sur la voie ferrée en attendant le passage du train. Le jeune homme sera sauvé par les enfants, tous acteurs et scénaristes du premier des 15 courts métrages de Tribudom, un film réalisé entre 2002 et 2003 avec cinq classes des 18 e et 20 e arrondissements sous la direction du réalisateur Claude Mouriéras. Un exercice de cinéma effectué dans le cadre du développement Sur le tournage de Tribudom, un film réalisé par des élèves du 18 e et du 20 e arrondissement. de l’éducation au cinéma promu par la Mission cinéma de la Ville de Paris. Un sacré beau travail d’intégration. De minifilm en minifilm, on retrouve les enfants chez eux, à l’école et dans leur quartier, au plus près de leurs problèmes et de leurs rêves. Mieux répartir les salles à Paris Avec ce joli programme présenté en fin d’année scolaire l’an dernier devant un parterre de professeurs et de parents médusés, la Mission cinéma, créée en 2002, affirmait un double objectif : conserver à Paris sa place de plate-forme internationale du cinéma et souligner sa volonté de la mettre au service de tous. « En matière d’éducation cinématographique, Paris était en retard pour tout ce qui concernait le travail effectué durant le temps scolaire, explique Régine Hatchondo, déléguée de la Mission cinéma. Tout en nous appuyant sur les dispositifs de l’Education nationale et du Centre national de la cinématographie, nous avons triplé le budget des associations qui sensibilisent les enfants des écoles et des collèges parisiens au cinéma d'auteur. » Depuis deux ans, « Les cinémas indépendants parisiens », « Un cinéma du côté des enfants » et « Enfance et cinéma » ont ainsi grossi leurs effectifs et multiplié les interventions. En 2003, plus de 40 000 écoliers et collégiens ont pu bénéficier de projections et de lectures de films adaptées à leur âge. La Mission cinéma a également encouragé et soutenu financièrement les
Le Louxor, dans le 10 e arrondissement, va bientôt rouvrir ses portes aux cinémas et aux musiques du Sud. salles de cinéma à proposer aux jeunes des programmes spécifiques les mercredis et les samedis, dont le plus connu, « l’Enfance de l’art », est aujourd’hui développé dans 28 salles de cinéma indépendant et 20 000 enfants ont assisté à ces séances en 2003. « Si on ne sensibilise pas très tôt les enfants à regarder les films du monde entier, soit ils ne regardent plus que la télévision, soit ils portent leur choix vers les films les plus visibles, souvent les plus faciles », résume Régine Hatchondo. D’où la volonté de développer le parc des salles indépendantes. A la découverte du monde « A long terme, poursuit Régine Hatchondo, il s’agit de rééquilibrer leur répartition en épousant l’évolution de la ville. Par exemple, certains quartiers des 18e, 19 e et 20 e représentent 25% de la population parisienne mais les salles de cinéma y réalisent seulement 6% des entrées à Paris. » Exemple des plus symboliques: la réhabilitation du Louxor, salle mythique créée en 1920 à Barbès et fermée depuis 1987, qui abrita les premières projections de Méliès et accompagna les débuts de Bécaud. Le Louxor, classé monument historique, devrait rouvrir bientôt en privilégiant la promotion des cinémas et des musiques du Sud. Permettre de découvrir le monde à travers le 7 e art reste l’objectif principal de la Mission, en offrant aux Parisiens l’opportunité de redécouvrir des chefs-d’œuvre oubliés, des inédits rares. Ainsi, au fil de l’été et de la rentrée, « Paris Cinéma », dont la deuxième édition se tiendra du 28 juin au 13 juillet (lire page 34), « Cinéma au clair de lune » au mois d’août avec ses projections en plein air, « 3 jours-3 euros », qui permet à tous de bénéficier du tarif exceptionnel de 3 € la séance les 22, 23 et 24 août, et « Paris, capitale du cinéma art et essai », organisé du 13 au 19octobre proposant pendant une semaine des inédits ou des programmes spéciaux au tarif de 4 € la séance, sont autant d’initiatives pour amener les spectateurs dans les salles et raviver leur intérêt pour le cinéma. Assister à la projection de Ridicule de Patrice Leconte un soir au parc Montsouris ou de Manègesd’Yves Allégret, place des Vosges ne s’oublie pas... En novembre dernier, passage Verdeau (9 e) et passage des Panoramas (2 e) , les habitués du quartier ont cru rêver. En une nuit, les passages s’étaient transformés. Un bouquiniste était devenu une épicerie, un salon de thé une mercerie. Des gens s’affairaient. L’équipe d’Un si long dimanche de fiançailles, le prochain film de Jean-Pierre Jeunet a eu du mal à empêcher les riverains de se mêler aux faux clients : l’illusion était trop parfaite. Comme au cinéma. ■ LE CINÉMA À PARIS EN CHIFFRES• 88 établissements composent le parc de salles parisien, soit 378 salles dont 150 indépendantes et 92 classées Art et Essai.• 400 films sont à l’affiche chaque semaine sur les écrans parisiens.• 45,9% des spectateurs fréquentant les salles parisiennes le font régulièrement (dont 48,6% d’hommes et 51,4% de femmes).• 9 tournages en moyenne ont lieu chaque jour à Paris. La capitale est le plateau de tournage de 50% de la production annuelle française.• Entre 2003 et début 2004 ont été tournés, entre autres, Podium de YannMoix, Une vie à t’attendre de Thierry Klifa, Feux rouges de Cédric Kahn, Confidences trop intimes de Patrice Leconte, 5x2 de François Ozon et Comme une image d’Agnès Jaoui, prix du scénario à Cannes en mai dernier. cinéma FORUM DES IMAGES Une institution citoyenne 33 Au cœur de Paris dans le Forum des Halles, le Forum des images est à la fois une mémoire de Paris (une collection de 6 600 films sur la capitale) et une porte ouverte sur le monde (on lui doit cette année « Portraits de Téhéran », une rétrospective sur le cinéma iranien). C’est aussi un lieu d’apprentissage (le Forum propose des formations de qualité aux enseignants et reçoit chaque année 40 000 enfants de tous âges pour des actions éducatives), un espace de recherche (on y trouve grand nombre d’inédits) et de découverte grâce aux différents festivals organisés. Tous les ans, plus de 1 800 séances sont proposées, accueillant plus de 300 000 visiteurs. D’année en année, le Forum innove, avec par exemple, « Les cours du soir » donnés sur plusieurs jours par une personnalité du cinéma et « Le Salon des refusés » qui permet de voir la production audiovisuelle non diffusée sur le petit écran. Ouvert à tous, Le Forum des images, est ainsi un espace de découvertes, de débats et de tous les cinémas. > Forum des images, porte Saint-Eustache. Forum des Halles (1 er). Tél. 01 44 76 62 00 ou www.forumdesimages.net Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 13 h à 21 h (nocturne le mardi à 22 h).



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