A Nous Paris n°791 13 nov 2017
A Nous Paris n°791 13 nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°791 de 13 nov 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : jeux vidéo, c'est qui le best ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
clubbing style interview Dimitri From Paris  : « J’ai toujours aimé la musique qui rend les gens heureux » De passage au Faust samedi pour la soirée Club Classics, le Dj Dimitri From Paris revient sur son long parcours dans la musique française à l’occasion de la sortie de la compilation Salsoul Mastermix, dédiée au label culte new-yorkais qui l’a rendu amoureux du disco et de la house. En quoi le label Salsoul a-t-il été révolutionnaire ? À l’origine, c’est un distributeur de disques latinos basé à New York au début des 70’s. Puis, il a découvert le son de Philadelphie, qui allait devenir le disco. Il a été sur place et utilisé les mêmes musiciens des studios Sigma Sound, d’où est parti le mouvement. Salsoul a réussi parce qu’il a compris avant les autres que les clubs avaient des besoins spécifiques. Il a pris des DJ’s pour faire des versions plus longues de leurs hits pour les clubs, avec des légendes comme Walter Gibbons, Larry Levan du Paradise Garage, Tony Humphries et Shep Pettibone de la radio Kiss FM. Radio, remix, clubs  : la démarche de Salsoul résume aussi le début de ta carrière, quand tu jouais tes remix pour les clubs sur NRJ. En 1984, je suis parti à New York avec Dee Nasty, et il y avait une conférence avec des producteurs de dance, comme C+C Music Factory, qui ont donné un conseil que j’ai suivi toute ma vie  : « Commencez par faire des édits, et envoyezles aux radios et DJ’s, pour qu’on les joue. S’ils sont bien, on finira par les remarquer ». Je suis allé voir une première radio, CFM (future Europe 2), qui m’a donné carte blanche pour utiliser le studio. Radio 7 a entendu mes édits, et m’en a demandé. Le conseil de C+C se matérialisait. Après, j’ai fait une maquette d’émission et j’ai démarché Skyrock, où j’ai eu un gros coup de bol  : « On n’a personne pour l’émission de dance, tu peux commencer après-demain ? » Ensuite, j’ai été débauché par NRJ et, pendant huit ans, j’ai joué mes remix le samedi soir. Je faisais ce que je voulais sauf quand le boss écoutait. Il appelait le studio  : « C’est quoi ce bordel, on ne comprend rien à ces disques, mets du Madonna ! » Mais en 91-92, la house commençait à devenir pop et il s’est A NOUS PARIS Textes  : Smaël Bouaici, Édouard Rostand mis à piocher dans mes CD pour les mettre en rotation. Ça s’est arrêté le jour où il y a eu des sondages le week-end  : je faisais baisser la moyenne d’audience. À ce moment, tu commençais à faire des remix à la chaîne… Avec mes édits diffusés sur Skyrock, j’ai été approché par un producteur. C’était un rêve même si les groupes n’étaient pas très glorieux. J’ai réalisé un premier remix d’un groupe qui s’appelle Goût de luxe, puis Skyrock m’a obligé à faire un édit de Stéphanie de Monaco. J’étais dégoûté, je l’ai torché en une heure, et le producteur a adoré. Ils m’ont rappelé pour d’autres remix et, en deux semaines, j’étais devenu professionnel. J’ai eu la chance de débuter dans ce métier parce que personne d’autre avec une culture club ne faisait de remix en France. Je savais ce que voulaient les Djs. En 30 ans, tu n’as jamais dévié de la house et du disco ; ce qui fait penser à cette jolie phrase de Daniel Wang  : « Je jouerai toujours du disco parce que ça rend les gens heureux ». C’est vrai, j’ai toujours aimé la musique qui rend les gens heureux, on me l’a même reproché. Une fois, j’ai fait écouter un de mes remix à DJ Deep, qui m’a dit  : « Je trouve ça super, mais c’est trop heureux ». Ça m’a tué. Dans le disco que j’aime, il y a toujours une double facette, gaie et triste, comme dans les productions de Frankie Knuckles, qui a gardé cette ambiance romantique avec un fond mélancolique.S.B. Club Classics, samedi 18 novembre à 23 h 30 au Faust, sous le pont Alexandre III, 7e, M° Invalides. Entrée  : 10, 15, 20  € . Jamie Baker 20 de ville agenda LUNDI 13 CERCLE INVITE MAX COOPER Max Cooper présente son live Mesh. Entrée libre – 18 h 30 Musée Bourdelle 18, rue Antoine Bourdelle, 15 e M o Falguière MARDI 14 LE GARAGE Dernière semaine pour passer dans ce garage reconverti en cuisine, cocktail bar, salle de conférence, resto freegan, cinéma, salle de sport, standup, barbecue et live. Invitations et adresse sur www.legarage.mercialfred.com MERCREDI 15 PRESQUE La fête Italo Disco avec DJ Sced (tutta la notte). Entrée libre – 23 h - 6 h 1999 127, rue Saint-Maur, 11 e M° Saint-Maur JEUDI 16 TATA BRAGUETTE Le nouveau rooftop foutraque animé par la bande de Radio Favela. Entrée libre – 21 h - 3 h Bernardo (3 e étage) 46, rue du Faubourg Saint-Antoine, 12 e M o Bastille VENDREDI 17 STANDART X KEEP A BREAST La fondation sensibilise les jeunes aux fêtes saines avec la bande de la Standart et Lee AnnCurren en live. Entrée libre – 20 h – 2 h Pavillon Puebla Parc des Buttes-Chaumont, 19 e M o Simon Bolivar
Per Nie F Bar de nuit - fete toute la semaine - joyeux bordel IJ [S[SS Hl [S 15.11 Violence Conjugale 22.11 Fete Souterraine 29.11 Evergreen - release party 30.11 Roscius E mus dAw Mer - Jeu - Ven - Sam dtrl 114 rue Oberkampf



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :