A Nous Paris n°628 2 déc 2013
A Nous Paris n°628 2 déc 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°628 de 2 déc 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : Agnès Obel, la discrète.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeux vidéo Texte Quelle était l’inspiration principale de Type:Rider ? Théo Ledu, créateur du jeu : Ma principale inspiration vient d’une phrase de Jérôme Peignot, spécialiste de la typographie, qui dit qu’« à travers l’histoire des lettres, c’est finalement de celle de l’humanité que l’on traite ». Cette phrase donne à la typographie une portée humaine et universelle, un socle commun à la civilisation humaine. Type:Rider s’est aussi inspiré de plusieurs jeux de plateforme, parmi lesquels Rayman Origins, Donkey Kong et tout particulièrement Limbo, un titre au design très travaillé, de la caméra aux effets d’optique, en passant par la direction artistique en noir et blanc. Quel fut le principal défi posé par sa création ? T.L. : Ce qui rend le jeu unique, justement, c’est-à-dire la création d’éléments jouables et de level design à partir d’une écriture documentaire s’appuyant sur des documents historiques, des images d’archives et des œuvres d’art. Nous avons cherché à créer un univers original et nouveau à partir de cette matière première. C’est une forme de mash-up, un collage très pop art. On apprend beaucoup sur l’histoire de l’écriture dans Type:Rider. Est-ce un « serious game » pour autant ? T.L. : Non, Type:Rider n’est pas un serious game. Nous ne cherchons pas à former des typographes ou des spécialistes de l’histoire de la typographie. Il s’agit d’un jeu qui utilise la typographie comme objet de narration, plus que d’apprentissage. On trouve de plus en plus de jeux intéressants sur mobile plutôt que sur console aujourd’hui. À quoi cela est-il dû ? Arnaud Colinart, producteur du jeu (société Ex Nihilo) : Il est plus facile de produire pour les supports mobiles, les kits de développement étant plus accessibles que sur console. Mais globalement, les créateurs de jeux indépendants se tournent davantage vers des plateformes plus rentables, comme Steam, pour PC/Mac et Linux, ou les offres de jeux indépendants de la Playstation ou de la Xbox. Pourquoi la chaîne Arte a-t-elle produit le jeu ? Le divertissement serait-il en train de s’affranchir des limites de la télé ? A.C. : Avec Type:Rider, c’est la première fois que la chaine produit un « vrai » jeu vidéo, dans sa forme la plus simple : un jeu de plateforme. Le projet au sens large a été produit par Ex Nihilo – historiquement une société de production indépendante pour le cinéma et la télévision –, puis financé par Arte à environ 40%, et à 25% par l’aide au jeu vidéo du CNC (Centre national du cinéma). Arte a totalement compris que le statut de diffuseur se joue désormais sur tous les supports, et au travers de toutes les formes de création audiovisuelle. A ce titre, Type:Rider est ce qu’on appelle un projet transmedia, qui se décline à travers plusieurs supports : le jeu vidéo mobile, dont une partie est disponible sur http://arte.tv/typerider ; un social game accessible gratuitement sur Facebook ; et une installation interactive. A.C. : Nous espérons que, de la même manière qu’Arte est devenu un acteur majeur du soutien au cinéma indépendant, la 02/12/13 A NOUS : James Martin Sous la forme d’un jeu de plateforme,Type:Rider propose un étonnant voyage dans l’histoire de la typographie. Ex Nihilo chaine deviendra un soutien à la création du jeu vidéo indépendant en France et en Europe. Pourquoi ne pas imaginer un label « Arte gaming », comme il existe un label « Arte cinéma » ? En ce qui nous concerne, nous aimerions continuer à creuser le domaine du jeu vidéo avec notre background de société de production indépendante. Nous sommes persuadés qu’il y a un public pour des jeux autres que Candy Crush ou BattleField. Nous voulons produire des projets différents, donner à des auteurs les moyens d’exprimer leur vision. Par exemple, nous aimerions beaucoup travailler avec des créateurs de jeux comme Éric Chahi, l’auteur du mythique Another World.Type:Rider est disponible pour iOS (iPhone et iPad) et Android, au prix de 2,69 €. 14 dans l’air Faire un jeu vidéo basé sur l’histoire de la typographie ? Ce pari fou a été relevé avec brio par les créateurs, indépendants et parisiens, de Type:Rider. Financée à 40% par Arte, « Type:Rider », une création qui a du caractère en BREF cette réalisation à la fois instructive et étrangement immersive représente peut-être un nouvel espoir pour les créateurs de jeux « différents ». Rencontre avec ses maîtres d’œuvre. Le jeu vidéo s’expose… de nouveau Après Game Story au Grand Palais l’année dernière, c’est au tour de la Cité des sciences et de l’industrie de vulgariser le vidéoludisme. Là où Game Story se contentait de nous montrer une succession de jeux sur de vieilles consoles, Jeu vidéo : l’expo prétend carrément faire du visiteur un joueur à part entière, dans des jeux créés spécialement pour l’événement. Son ticket d’entrée lui permettra de ramasser des bonus et autres trésors cachés ; et il faudra même vaincre le boss à la fin de l’expo pour en sortir sain et sauf ! L’aspect plus sérieux du sujet n’est pas pour autant négligé, notamment à travers un court documentaire donnant la parole aux psys et sociologues. Jeu vidéo : l’expo, jusqu’au 24 août 2014 à la Cité des sciences et de l’industrie, 30, av. Corentin Cariou, 19e.



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