A Nous Paris n°623 28 oct 2013
A Nous Paris n°623 28 oct 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°623 de 28 oct 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : conversation avec Natalie Portman... à Thor ou à raison.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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évasion 12 dans l’air 28/10/13 A NOUS Vienne, l’Autriche côté cool Texte : Murielle Bachelier Pendant quatre années consécutives, elle a été sacrée ville la plus agréable du monde. En 2013, elle laisse la place à Melbourne, mais occupe quand même la deuxième marche du podium. Il est grand temps de se laisser gagner par la douceur de vivre viennoise. La street food au Naschmarkt C’est le plus grand marché de la ville, et certainement celui où il y a le plus d’ambiance le samedi. Il s’étire tout en longueur, se terminant par une brocante hebdomadaire. Tous les Viennois se donnent rendez-vous ici, font leurs courses de produits frais en parcourant des étals gourmands qui sont un ravissement pour les yeux. Ils s’installent ensuite à l’une des nombreuses terrasses en enfilade, où toutes sortes de formules sont proposées : bar à vins, poisson frit à emporter, spécialités orientales, soupes vietnamiennes, plateaux de fruits de mer, pure cuisine viennoise. Le concept a de quoi séduire, et l’appétit déjà aiguisé ne sait que choisir ! Baladez-vous ensuite au marché aux puces, où les stands se succèdent sur le trottoir, du plus modeste au plus bourgeois, avec essentiellement de la déco : ça vaut le coup d’œil ! Naschmarkt, ouvert du lundi au vendredi de 6 h à 18 h 30. Le samedi de 6 h à 17h. Le Mumok, l’ovni-musée Vu de l’extérieur, ce pourrait être le palais de Dark Vador. Un bâtiment auquel la roche sombre offre un nuancier de gris assez surprenant, une sorte d’immense cube sans fenêtres mais avec quelques meurtrières pour laisser entrer la lumière qui passe surtout par le toit. Surprise : l’intérieur est très clair. Ci-dessus, le Mumok, musée d’art contemporain dont l’architecture ne peut laisser indifférent. Sa collection permanente compte plus de 900 œuvres. Mumok Ci-contre, vue du Volksgarten avec les musées et le parlement. Photo Christian Stemper/Wien Tourismus Le Mumok n’est pas seulement un symbole de la modernité architecturale d’Ortner & Ortner, il a pour vocation d’être la vitrine de l’art contemporain à Vienne. Sa collection permanente qui englobe plus de 900 œuvres fait une large place au pop art, au nouveau réalisme et à l’actionnisme viennois. À voir en ce moment, une exposition consacrée à l’artiste estonienne Marge Monko, How to Wear Red (jusqu’au 2 février 2014). Mumok, Museumsplatz 1, A-1070 Vienne. Ouvert le lundi de 14 h à 19h. Du mardi au dimanche, de 10 h à 19h. Nocturne le mercredi jusqu’à 21h. L’empire des cafés Comme à Paris, les cafés ont joué et jouent toujours ici un rôle central dans la vie quotidienne, participant à l’art de vivre de la ville. Il ne faut pas hésiter à se prendre au jeu, et à pousser la porte de l’un des plus réputés, le café Landtmann, ouvert en 1752 et classé monument historique. On y apprécie autant le contenu des assiettes et des tasses que l’atmosphère feutrée et la décoration classieuse. Sa situation géographique fait qu’il est depuis toujours, en semaine, le rendez-vous des hommes politiques, journalistes, artistes ou encore étudiants qui viennent y prendre leur moka. Le week-end, l’ambiance est familiale et chaleureuse. L’apfelstrudel (gâteau aux pommes) est sans aucun doute l’un des meilleurs de la ville, et la carte des cafés est assez impressionnante, avec une vingtaine de recettes différentes environ. Café Landtmann, Dr. Karl-Lueger-Ring 4, 1010 Vienne. Ouvert tous les jours de 8 h à minuit. La splendeur baroque Après de vastes travaux de rénovation, le somptueux palais Liechtenstein situé dans la vieille ville, l’un des bijoux du baroque à Vienne, a rouvert ses portes en mai. Il appartient toujours à la famille
princière du Liechtenstein, d’où son nom. « Opulence » est sans doute le mot qui qualifie le mieux chaque pièce que l’on traverse. Tant de rococo – les lustres démesurés, les dorures à l’or fin omniprésentes, les plafonds de stuc baroques – donne le vertige. Pour préserver une telle splendeur, les ouvertures au public se font rares. Il y a quand même quelques visites guidées publiques dans l’année, ne ratez pas ces dates : les 8 et 22 novembre et les 6 et 20 décembre, de 17 h à 18 h 30. Il est indispensable de réserver… Stadtpalais Liechtenstein, Bankgasse 9, 1010 Vienne. www.palaisliechtenstein.com Sur le divan de Freud L’ancien appartement et cabinet de Sigmund Freud est aujourd’hui aménagé en musée. En 1938, suite à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie, le père de la psychanalyse dut s’exiler en Grande- Bretagne. Il est assez émouvant de pénétrer aujourd’hui dans l’immeuble et de sonner, comme si nous étions attendus. Dans le vestibule, le sacmallette du maître avec ses initiales attire l’attention. On pénètre dans un appartement cossu, où il ne reste malheureusement plus grand-chose de son cabinet. En revanche, miraculeusement, la salle d’attente a été assez bien conservée, avec ses fauteuils. C’est sa fille Anna qui a mis à la disposition du musée quelques meubles d’origine de cette pièce, 80 objets de la collection d’antiquités de Freud, ainsi que quelques effets personnels. Les nombreuses photos d’archives nous font remonter le temps : on y voit l’inventeur de la psychanalyse dans son cabinet au bric-à-brac incroyable, où les œuvres d’art africain semblent envahir tout l’espace, et l’on constate que le fameux divan n’est pas un mythe… Des photos avec ses sœurs sont également là pour rappeler l’amour qui les liait. Musée Sigmund Freud, Bergasse 19, 1090 Vienne. Un brunch digne de Sissi Pour prendre un brunch le dimanche, c’est au palais Todesco qu’il convient d’aller. D’abord, le lieu est magique. Un bâtiment blanc au style néo- Renaissance datant de la seconde moitié du XIX e siècle, s’élevant face à l’Opéra de Vienne. Ensuite, le buffet est aussi grandiose que les fresques ou les moulures du plafond. Enfin, une fois installé dans l’un des illustres salons de la famille Todesco, pendant tout le brunch, un musicien vous joue les grands classiques viennois au piano, comme les fameuses valses de Strauss. Le « plus » de ce brunch exceptionnel, s’il en fallait encore un ? Une entrée pour visiter l’Académie des Beaux- Arts juste à côté ! Brunch au palais Todesco, Kärntner Strasse 51, 2 e étage, 1010 Vienne. De 11 h à 14 h 30, 47 € tout compris avec une entrée à l’académie des Beaux-Arts. Sur les traces de Klimt Le pavillon Sécession, près du Nashmarkt, est à voir absolument, car il fait partie de l’histoire de la ville, quand Vienne commença à se tourner vers la modernité au tout début du XX e siècle. On appelle d’ailleurs cela le « style Sécession », auquel une poignée de peintres, de designers et d’architectes avant-gardistes ont adhéré avec la volonté de s’opposer au conservatisme ambiant. Au soussol, place à la féerie avec une immense fresque murale de Gustave Klimt, figure majeure de ce Ci-dessus, détail de la Beethovenfries, fresque murale de Gustav Klimt au pavillon Sécession, 1901-02, 2,15 x 34,14m, technique mixte. Belvedere Wien, 1993/94 Ci-contre, le très appétissant brunch du palais Todesco. À volonté ! Photo Murielle Bachelier À gauche, l’un des imposants lustres du palais Liechtenstein. Photo Murielle Bachelier où DORMIR ? 13 dans l’air courant, qui fera d’ailleurs scandale à l’époque : la bonne société viennoise n’appréciait pas vraiment ses femmes dénudées aux airs extasiés… Fait surprenant : il y a de fortes chances, si vous vous y rendez en fin de journée, que vous ayez la frise peinte en hommage à Beethoven pour vous tout seul… Celle-ci, qui renvoie plus précisément à l’interprétation donnée par Richard Wagner de la Neuvième Symphonie du célèbre compositeur allemand mort à Vienne en 1827, représente l’aspiration au bonheur. D’autres toiles de Klimt sont à admirer au palais du Belvédère.Pavillon Sécession, FriedrichstraBe 12. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18h. Des palais majestueux dans le pure style viennois comme le fameux hôtel Imperial, la nostalgie Empire et le mobilier vieillot ne sont pas trop votre tasse de thé ? Rassurez-vous, de charmants petits hôtels sont en train de bousculer l’hôtellerie à Vienne, comme le Lamée, un ancien bâtiment Art déco aux allures de paquebot, entièrement repensé. À l’intérieur, l’esprit des années 30 souffle. Le petit déjeuner est juste parfait et au dernier étage, un sublime toitterrasse permet d’avoir une vue de la ville à 360 degrés, avec la possibilité d’y prendre un verre même si vous n’y séjournez pas. Photo Ana Blau Hôtel Lamee, Rotenturmstrasse 15, 1010 Vienna. Chambre à partir de 152 €. www.hotellamee.com.



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