A Nous Paris n°619 30 sep 2013
A Nous Paris n°619 30 sep 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°619 de 30 sep 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 21,7 Mo

  • Dans ce numéro : Woody Allen comme on l'aime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le printemps de la Renaissance La sculpture et les arts à Florence 1400–1460 26 sept. 2013 6 janv. 2014 or= PALAzzo STROZZI Exposition scènes www.louvre.fr en i Deloitte neem [Z] =am Llf„ 5E2 saa Donatello, « Spiritello » de la Cantoria du Dôme, 1439, détail. Paris, Institut de France, Musée Jacquemart-André Musée du Louvre Philippe Fuzeau. 38 affaires culturelles théâtre « Et jamais nous ne serons séparés » • Attention, on n’entre pas dans une pièce de Jon Fosse comme dans un moulin ! L’auteur norvégien a choisi de rebattre les cartes, troublant ainsi les adeptes de catégories figées, obligeant comédiens et spectateurs à se repositionner. Fort d’une œuvre traduite dans une quarantaine de pays, il s’impose comme un électron libre batifolant dans un entre-deux-mondes difficile à définir. Pour se faire vraiment une idée de son théâtre, il faut s’y engouffrer, s’y perdre, puis s’y retrouver. Entrer dans son écriture « muette » et lancinante, c’est découvrir une partition musicale énigmatique faite de répétitions, de suspensions et de silence. Fosse fait son miel d’une langue signifiant tour à tour une chose et son contraire et autre chose encore, de mystères indéfinis susceptibles de révéler la musique intérieure d’êtres n’ayant plus vraiment de langage pour exprimer leurs affects intimes. Telle est l’expérience littéraire et sensorielle qui vous attend avec cette méditation sur la séparation, la perte et l’attente. Seule dans un salon aux tonalités de gris, une femme attend (ou n’attend plus ?) Ludmila Mikaël au sommet de son art dans la première pièce du Norvégien Jon Fosse. Photo Pascal Victor l’être qu’elle a aimé (qu’elle aime ?). Est-il mort, parti avec une autre… ou les deux ? Celui-ci apparaît de temps à autre (Patrick Catalifo fantomatique, habité) avec une autre fille, plus jeune, plus enjouée (Agathe Dronne). Alternant moments d’excitation et de tétanie, ressassant son vertige du vide entre rires et hypothèses (« Il va sûrement venir, il ne viendra sans doute jamais »), elle soliloque au-delà d’elle-même. Orchestrant parfaitement cette première pièce de Fosse jamais jouée en France, Marc Paquien projette à nouveau Ludmila Mikaël dans l’espace du théâtre et nous permet de retrouver l’une des interprètes les plus saillantes du circuit classique au sommet de son art. Pour cette heure vingt de bonheur où affleure l’envergure d’une vie, ses folles espérances et ses renoncements obligés, pour ce temps passé avec de magnifiques comédiens, merci._M.H. Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h au Théâtre de l’Œuvre, 55, rue de Clichy, 9e. M o Place de Clichy. Places : de 10 à 38 €. Loc. : 01 44 53 88 88.
scènes 39 Textes : Marie Guibert, Myriem Hajoui 30/09/13 A NOUS Photo Géraldine Aresteanu burlesque gestuel « Fin de série » • Superbe bonimenteur habile à capter tout l’absurde de nos vies, Jean-Claude Cotillard n’hésite pas à cosigner avec Alain Boone et Zazie Delem une comédie méchante et burlesque en hommage aux vieux ! Cruel ? Non, salvateur. C’est parti pour une journée type d’un couple de retraités partageant un quotidien rythmé par des rituels maniaques et les visites d’un personnage récurrent (docteur, kiné, agent des pompes funèbres…) toujours prompt à les dépouiller. Sur scène, deux seniors (sportifs et consommateurs) dans une salle à manger défraîchie où tout semble figé pour l’éternité : pendule à coucou sur le mur, chat miaulant dans son panier, etc. Partenaires d’une vie qui s’enfuit, ces deux-là s’épient et se chamaillent sans cesse sans jamais s’exprimer verbalement. Seuls parlent les gestes, les haussements d’épaules, les ratés des corps engourdis, agrémentés de jingles domestiques. Maîtrisant l’art du mime, du geste et du clown, ils pointent le malaise et les vilenies quotidiennes pour en faire d’irrésistibles tragédies ordinaires empruntant à Tati, à Beckett ou aux Deschiens. Et il est permis d’en rire car ils sont justement à crever de rire en vieillards puérils et vantards ! Cotillard en mari ratatiné, Zazie Delem en « Mère Fouettard » jouant des interférences du micro-ondes avec le pacemaker de son mari, Alain Boone cynique à souhait : tous excellent à enquiller les trouvailles. On atteint des sommets lorsque de retour de la pharmacie, chacun vide soigneusement son sac de médicaments : on ne dévoilera rien, mais la scène laisse le public coi. Nos trois complices se sortent de cet exercice périlleux sans la moindre élongation grâce à une chorégraphie gestuelle précise. Tout est parfaitement calibré et exécuté, c’est à la fois mordant, plein de discorde, de hargne et de tendresse bizarrement exprimée._M.G. Jusqu’au 13 octobre, du mercredi au samedi à 21 h 30, dimanche à 17 h 30 au Vingtième Théâtre, 7, rue des Plâtrières, 20e. M o Ménilmontant. Loc. : 01 43 66 01 13. Places : de 13 à 25 €. affaires culturelles à réserver Mieux vaut tôt que jamais ! Du 11 au 19 octobre Blanca Li : « Robot ! » Les 11, 12, 15, 16, 17, 18 et 19 octobre à 20 h 30, séance scolaire le 11 à 14 h 30, à la Maison des arts, place Salvador Allende, Créteil (94). Loc. : 01 45 13 19 19. Que diriez-vous d’une « cyber pop fantaisie » avant le long tunnel hivernal ? Artiste plurielle aux mille projets, Blanca Li aime arpenter de nouveaux territoires avec ce sens inné du décalage poétique et déjanté. La nouvelle création de la chorégraphe andalouse entraîne huit danseurs sculpturaux à la rencontre de robots très attachants, pour questionner l’hybridation entre humain et robot. Et comme il y aura aussi une escouade sonore délirante (douze engins conçus par le collectif japonais Maywa Denki), cette saga humanoïde risque de faire du bruit ! Du 14 novembre au 15 décembre « Fragments d’un pays lointain » Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, route du Champ de manœuvre, 12e. Tél. : 01 43 28 36 36. Après dix ans d’absence, un homme encore jeune revient parmi les siens pour annoncer sa mort prochaine. Retour sous forme de voyage dans le temps, cette pièce ultime, voire testamentaire de Jean-Luc Lagarce (décédé en 1995), est ici entremêlée d’extraits de son Journal. Ce texte incontournable est porté par de jeunes acteurs qui sont les enfants de Lagarce, l’auteur culte d’une époque et d’une génération : celle qui a vécu la fin des utopies conjuguée avec l’irruption brutale du sida. Dire et montrer cela, sans aucune nostalgie, tel est le projet du metteur en scène Jean-Pierre Garnier. BETC Le roi Ramsès II permis les dieux (détail). Musée du Louvre/C. Larrieu. Carte : Plafond de Cy Twombly. salle des Bronzes. (É) Musée du Louvre/A Dequier. Studio C VENEZ EN AMI ABONNEZ-VOUS AU LOUVRE AMIS DU LOUVRE Cartes des Amis du Louvre : accès prioritaire au Louvre pendant un an et avantages exclusifs. Plus d'informations sur amisdulouvre.fr et Iouvre.fr/adhesion. L (-)4MTR dulouvre.fr



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