A Nous Paris n°570 18 jun 2012
A Nous Paris n°570 18 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°570 de 18 jun 2012

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : Fête de la musique : un esprit pop

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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08• © Isabelle Jego à écouterFête de la Musique, 1962-2012, La pop a cinquante ans, digilivre édition limitée, livret 32 pages + 3 CD, textes de Bertrand Dicale, Naïve, 17 €. Pour célébrer ses trente ans d’existence et les cinquante ans de la pop, thème qu’elle a souhaité développer cette année, la Fête de la Musique a pour la première fois de son existence concocté une compilation en trois volumes à destination du public. Au programme, trois CD conçus sans souci de repères chronologiques, mais avec la volonté d’exprimer trois aspects majeurs de la pop : « Je t’aime my love », « Ecoute ce son » et « Danser la rébellion ». Au programme du tracklisting, The Dø, Christophe, Benjamin Biolay, Revolver, Michel Polnareff, Air, A.S Dragon, Dionysos, Jacques Dutronc... 18/06/12 A NOUS DANS L’AIR JUBILÉ Pop music ! TEXTE: CARINE CHENAUX Le 21 juin verra une nouvelle fois la France et même le monde, bouger au rythme de la Fête de la musique. Cette année, c’est la musique pop qui sera mise à l’honneur. Pourquoi donc le choix de ce style aussi vaste que majeur ? Explications. dans l’ouvrage collectif pharaonique intitulé Musiques, une encyclopédie pour le XXI e siècle, co-édité par Actes Sud et la Cité de la Musique il y a quelques années, l’un des contributeurs, Allan F. Moore, définit ainsi la pop : « Dans de nombreux milieux, elle passe pour synonyme de « musique pour ou par les jeunes ». » Et de répondre à cela : « Ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’on vieillit qu’on s’arrête d’écouter de la musique pop », ou encore « Il n’y a pas plus de « musique pop unifiée » qu’il n’y a de « musique classique » unifiée ou de « musique africaine unifiée » », les différences à l’intérieur de chacune d’entre elles étant pour l’auteur telles qu’elles sont capables de trouver écho auprès de divers publics. De quoi avoir du mal à s’y retrouver, donc. D’autant que si Michael Jackson et Madonna ont un jour chacun été désignés respectivement « King » et « Queen of pop », que dire des Beatles dont le Love Me Do est reconnu comme le coup d’envoi de ce style musical désormais incontournable comme de leurs héritiers anglais (avec Blur et Oasis en têtes de file) ou internationaux. Et donc français à l’instar de Gainsbourg qui, de la chanson, passa dit-on un jour à la pop, pour engendrer à son tour plein de petits popeux ? C’est que le style a des aspects on ne peu plus multiples. Le terme même est ainsi apparu en 1926 pour signifier qu’un titre était particulièrement séduisant et pouvait donc plaire au plus grand nombre. S’il existe ainsi un nombre incalculable de types de musiques pop, c’est que le genre a pour particularité d’avoir absorbé tous les autres et de se nourrir de dizaines d’influences. Et si il faut trouver un dénominateur commun à toutes les « pop songs » du monde, c’est sûrement, en plus d’une simple exigence de couplet-refrain, une instrumentation variée et une certaine propension à parler d’amour, l’envie indéniable de dispenser à tous une belle légèreté, non comme une marque d’inconscience, mais comme un véritable pied de nez à la gravité du monde. Festif, donc. Cette année, le 21 juin sera placé sous le signe de la pop, avec entre autres manifestations une grande soirée dans les Jardins du Palais- Royal, et une compilation. Les raisons d’un tel engouement expliquées par Sylvie Canal, coordinatrice générale de la Fête de la musique. D’où est venue cette idée de célébrer la pop en même temps que les 30 ans de la Fête de la musique ? Sylvie Canal : Chaque année, dans le cadre de sa mission de coordination, l’ADCEP (Association pour le développement de la Création, études et projets) doit proposer au ministère de la Culture des thématiques pour la Fête de la musique. Cette idée des 50 ans de la pop m’est venue parce que je trouvais que ce style qui avait révolutionné toute notre approche de la musique avait réellement été un phénomène sociétal, un peu à l’instar de notre manifestation, qui s’est au fur et à mesure du temps exportée partout dans le monde. Il est coutume de dater la naissance de la pop avec le premier 45-tours des Beatles, Love Me Do en 62. Cela faisait un demi-siècle pour elle et trente ans pour la Fête de la musique : la cohésion était évidente. Quelle est votre vision de la pop ? Pour moi, c’est un style musical coloré, joyeux, accessible à tous, comme la Fête de la musique ! D’ailleurs, c’est ce que montre l’affiche que nous avons choisie pour cette 31 e édition.
Cette proposition a tout de suite été validée ? Oui, le ministère a été complètement partant. Mais les arguments à avancer étaient très simples. En France, il y a ainsi eu le fameux phénomène Salut les Copains, et le célèbre concert du 22 juin 1963 qui a célébré le premier anniversaire de l’émission de radio, place de la Nation. Là, un article culte d’Edgar Morin paru dans Le Monde avait défini le mouvement des yéyés, montrant dès lors que la période et donc la pop avaient commencé à changer fondamentalement la musique de notre pays. Si à cette époque, les amateurs ont été nombreux à céder à la musique des Beatles, on a aussi vu émerger chez nous des chanteurs majeurs comme Gainsbourg qui se sont adonnés à la pop, puis ont été au fil des décennies relayés par des groupes, qui parfois chantent en anglais, et sont bien identifiés « pop » dans leurs références musicales. Qui est pop aujourd’hui en France ? Cela va de Revolver, qui est l’évidence, à Cocoon, Archimède, The Dø… Et puis évidemment, on voit bien chaque année, tous les 21 juin, le nombre incroyable de groupes qui font des reprises de morceaux pop, qu’ils soient français ou anglo-saxons. C’est vraiment LE style musical qui domine toujours. On se devait bien de le célébrer. Et puis cette année, pour oublier un peu la France, on fête aussi les 70 ans de Paul McCartney, le maître du genre ! Pour la première fois de votre existence, vous lancez une compilation. Comment se sont faits les choix ? © WEA Music DANS L’AIR JUBILÉ• 09 Bertrand Burgalat Keith Richards, New York, 1992 Mick Jagger, Paris, 1976 Madonna Photo Christophe Roué Nous y avons beaucoup travaillé, avec le journaliste et spécialiste de la chanson française Bertrand Dicale qui a écrit les textes et la maison de disques Naïve, qui coproduit le coffret. On s’est parfois, pas trop mais parfois, opposés, mais nous sommes arrivés plutôt facilement à un consensus, en fait. On a repris depuis 19620 les groupes et artistes français, au total une quarantaine, qui selon nous représentaient le mieux le courant musical pop. C’était un peu l’évidence.• Photo Claude Gassian, courtesy A-Galerie/Exposition Séquences Revolver Photo Serge Leblon Christophe Photo Lucie Bevilacqua à voirComme il est ici question de musique et que c’est évidemment en parallèle des Beatles que les Stones ont commencé leur carrière musicale, on signalera l’exposition de Claude Gassian intitulée Séquences, à voir jusqu’au 30 juin à la A-Galerie, qui propose un best-of de ses photos des Rolling Stones, ainsi que des diptyques et triptyques inédits. De magnifiques œuvres promptes à nous faire négliger ces mots que Mick, le mauvais, livrait en décembre 1995 au magazine Les Inrockuptibles après avoir choisi de prendre un tournant plus « rock » : « Aujourd’hui, on a oublié à quel point la pop des sixties était nulle. Il suffisait d’être légèrement meilleur que les autre pour se faire remarquer. » A-Galerie, 12, rue Léonce Reynaud, 16e. www.a-galerie.fr. Paul McCartney Photo Claude Gassian, courtesy A-Galerie/Exposition Séquences Photo Mary McCartney



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