A Nous Paris n°570 18 jun 2012
A Nous Paris n°570 18 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°570 de 18 jun 2012

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : Fête de la musique : un esprit pop

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Photo Mathieu Tonetti 30• AFFAIRES CULTURELLES CONVERSATION Sébastien Tellier, bleu divin TEXTE: IVAN ESSINDI Sébastien Tellier a vu la lumière, bleue. Quatre ans après la beauté charnelle de Sexuality et un détour remarqué par l’Eurovision, le musicien le plus talentueux et le plus singulier de la génération French touch livre avec My God Is Blue une somptueuse ode à la vie et au bonheur. Un disque où le spirituel se révèle flamboyant, où la majesté des sentiments respire la candeur d’un artiste qui n’a jamais craint de se perdre pour mieux nous trouver. Rencontre. 18/06/12 A NOUS Avec son nouvel album My God Is Blue, Sébastien Tellier affiche une autre couleur. Fini la sexualité, place au mystique, au bleu céleste... Le plus déjanté des artistes français a adopté des allures de gourou pour embrasser un vaste projet : traduire sa foi en musique et changer le rapport de l’humanité au monde. Qu’est-ce qui a révélé ta vocation musicale ? Sébastien Tellier : C’est mon père qui m’a transmis sa passion de la musique. Il m’a offert ma première guitare électrique quand j’avais 6 ans. La musique est un lien très fort entre nous. Nous partageons le même amour des accords rares et des très vieilles guitares. L’érotisme avait été le fil rouge de l’écriture et de la construction des morceaux de Sexuality. Quel a été celui de My God Is Blue ? Pour Sexuality, l’érotisme était bien sûr le thème principal du disque. J’ai essayé de créer une sexualité unanime, d’en définir une sorte de normalité. Ce qui m’a intéressé avec My God Is Blue c’était d’essayer de mettre la foi en musique. Le grandiose au service de l’intime. La spiritualité de l’homme est le sujet le plus mystérieux et passionnant qu’on puisse imaginer. Le mécanisme de la foi reste pour moi la plus grande des interrogations de l’humanité. Ce disque est-il une croisade sonore et personnelle pour le droit au bonheur ? Il contient en germe un certain mysticisme déjà éprouvé sur certains de tes disques (Politics, notamment...) Je suis en quête de liberté. C’est ce qui m’anime aujourd’hui. Je suis tout simplement mal à l’aise dans une société pas assez permissive. La musique est mon seul espace de liberté ; ce n’est pas suffisant. Je sais que beaucoup d’autres partagent les mêmes sentiments que moi, c’est un immense problème de société que je propose de résoudre grâce à l’Alliance bleue (sa « maison communautaire virtuelle », Ndlr). Sous ces allures prophétiques, tentes-tu de t’imposer comme un nouveau gourou ? Ou comme un superbe illuminé ? J’essaie d’incarner ma musique. Elle est libre, moderne et ambitieuse. Je veux être tout ça dans les yeux des autres. Pourquoi cette référence au bleu sur ce nouveau disque ? Ta couleur préférée ? Le bleu s’est imposé à moi lors d’une transe chamanique, j’ai eu des visions à travers lesquelles j’ai compris des vérités, des buts... Dans ce rêve éveillé tout était bleu, c’était magnifique. Que penses-tu de ta filiation supposée avec la French touch ? A croire que tu sembles t’en éloigner délibérément d’album en album... Je me suis toujours imaginé être un papillon, je voltige d’amour en amour. Je me sens proche de tout ce que j’aime, la French touch en fait partie, mais elle n’est pas mon seul terrain de jeu. J’aime toutes les musiques, je veux tout connaître et tout essayer. Comment définirais-tu le « style Tellier » ? Je crée une musique d’aventure et de découverte. J’essaye d’avoir un style unique, qui, s’il est pertinent, doit rester indéfinissable. Que symbolise encore pour toi la musique électronique aujourd’hui ? Un espace d’évasion ou l’occasion de se réinventer une identité sonore ? Les Anglo-Saxons ont tout inventé ces cinquante dernières années : le rock, la pop, le rap, le r’n’b... L’électro est une immense opportunité pour les musiciens français de créer leur propre chemin et d’exister enfin sur la scène internationale.
CONVERSATION• 31 Tu as déjà débuté ta tournée française. Comment finalement perçois-tu « en direct » les réactions du public à l’ambiance très spirituelle et classieuse de ton dernier album ? J’aime mon public, il est intelligent et sait lire entre les lignes. Cela me permet d’explorer de nouvelles sensations. Avec lui, je me sens compris et aimé. Comment transcris-tu sur scène ton dernier album ? Les concerts sont-ils pour toi l’occasion de donner plus de toimême, ou participent-ils d’une autre vision complètement différente et décalée de ta musique ? La scène est le seul endroit où j’arrive à être véritablement moimême. Protégé par mes notes, j’ose montrer mon vrai visage. Sur scène, je suis entouré de plusieurs musiciens et de beaucoup d’ordinateurs. Un concert électro sans ordinateurs, ce serait comme un concert de rock sans guitare électrique... Quel titre ou album d’un autre artiste pourrait le mieux illustrer qui est Sébastien Tellier et sa musique ? La chanson « La Route à l’envers » de Bernard Ilous sur l’album Pêlemêle. Rare, ce disque m’a véritablement envoûté. J’ai découvert IIous grâce à Mr Flash. Il est à la musique ce que Bambi est au cinéma.• En concert le 20 juin au Trianon, 80, bd Rochechouart, 18e. M°Anvers. Places : 33 ¤. Album My God Is Blue chez Barclay. actuellement sur sa platine « Headhunters de Herbie Hancock, un disque envoûtant. Le son de batterie est parfait. C’est moite et précis. Ce disque est un plaisir pour adulte. Et If I Could Only Remember My Name de David Crosby. C’est très beau et très profond, c’est le seul disque folk que j’écoute encore. Le son est rassurant et très ouvert, on est bien... » Photo Mathieu Tonetti Photo Mathieu Tonetti © XAVIER DESMIER présentent EXPOSITION PHOTO Jardin des Plantes — Paris 5 e 22 juin - 12 septembre 2012 LA VIE DANS LES « SUNDARBANS » Par XAVIER DESMIER LAURÉAT DE LA BOURSE PROFESSIONNELLE 2011 — LES PHOTOS FINALISTES 2012 Des PHOTOGRAPHES AMATEURS DU PRIX PHOTO MUSÉUM/NATIONAL GEOGRAPHIC CHANNEL Entrée libre – Tous les jours de 9h à 19h30 — www.photoparnature.com



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