A Nous Paris n°570 18 jun 2012
A Nous Paris n°570 18 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°570 de 18 jun 2012

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : Fête de la musique : un esprit pop

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JtUOI 21 JUIN 1 19H À 23H Venez nombreux au parc André Citroën Orchestre National de France, Moriarty, Akalé Wubé, Malted Milk Toutes les infos sur radiofrance.fr._jntëi blëü fip... national._-,de france vous ecoutez radio._..,france
SCÈNES F TEXTES : MYRIEM HAJOUI, STÉPHANE RAMBAUD AFFAIRES CULTURELLES• 27 théâtre « Peggy Guggenheim, femme face àson miroir » GGGGG Connaissez-vous Peggy Guggenheim ? Au-delà de son nom célèbre, probablement pas. Elle fut pourtant à l’origine d’une des plus grandioses collections (privées) d’art moderne au monde. Jouée pour la première fois en France, cette pièce de l’Américain Lanie Robertson tente d’extraire la quintessence d’une vie hors du commun et de la faire tenir en quatre périodes, de 1963 à 1969. Il faut reconnaître qu’en termes de liberté et d’audace, Peggy Guggenheim (1898-1979) était impériale ! Personnalité fantasque, esthète et mécène visionnaire, cette riche héritière newyorkaise était à part : atteinte de collectionnite aiguë, elle se fit fort d’acquérir une toile par jour, jusqu’à ouvrir un premier musée à Londres en 1938 et à monter une galerie à New York dès 1942 pour y promouvoir les expressionnistes abstraits, dont Rothko et Pollock. « Ils avaient besoin d’argent, j’avais besoin d’art », explique-t-elle. festivalLe Futur composé « Les Amants de Séville » mêle grands airs d’opéra et flamenco. GGGGG Saluons ce festival, l’un des plus ambitieux de ce début d’été. Las de constater que les lignes bougent peu dans le paysage culturel français, les co-directeurs Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel ont décidé de faire leur part de travail. Il fallait oser et ils l’ont fait. Quoi donc ? Favoriser l’ac- 18/06/12 A NOUS Lorsque le rideau s’ouvre, elle s’apprête à livrer une interview à une horde de journalistes car elle va léguer ses chefs-d’œuvre, « ses enfants », constituant la crème des courants avant-gardistes de la deuxième moitié du XX e siècle : Kandinski, De Kooning, Braque, Picasso, Calder, Man Ray, Giacometti, Bacon, Chagall, Brancusi et tant d’autres. Seule dans son dressing du Palazzo Venier dei Leoni à Venise, elle invective sa camériste, égrène ses souvenirs (son père disparu avec le « Titanic », sa passion pour l’art, ses époux, Laurence Vail, Max Ernst, et l’amour pour sa fille Pegeen, « une grande artiste »). Stéphanie Bataille interprète avec le toupet nécessaire ce personnage qui fit exploser les cadres. Actrice de théâtre, de télé et de cinéma, on la connaît surtout pour son premier seul-en-scène en 2005 (« Les Hommes ») et son roman « Une heure quatorze », sur la violence faite aux femmes, bientôt adapté au cinéma. cès aux pratiques culturelles des jeunes gens souffrant de troubles autistiques ou apparentés. Cette formidable aventure humaine et artistique promeut également la création de lieux où ils peuvent participer à des activités culturelles en qualité d’amateurs ou de professionnels. L’idée : chan- Photo Stephan Avoge Stéphanie Bataille incarne avec truculence Peggy Guggenheim, riche héritière et collectionneuse d’art. Langue truculente, répliques griffues, elle mêle avec brio ivresse et émotion et suscite une jolie confession intime entre fêlures et détermination. Son bonheur d’occuper la scène en mêlant ses deux passions (histoire de l’art et la comédie) est flagrant. La mise en scène de Christophe Lidon convoque un véritable imaginaire onirique. Des robes suspendues sur des cintres esquissent des silhouettes signées Mondrian, Magritte, Miró ou Chanel, et bruissent de souvenirs : la bleue a été offerte à Peggy par la femme d’Yves Tanguy et c’est dans cette tenue dessinée par ger le regard d’un large public peu sensibilisé à ce type de handicap. Toujours au top, le Futur Composé fête sa 12 e année, son 7 e festival et sa 3 e création avec un opéra, « Les Amants de Séville », porté par 60 comédiens, chanteurs, instrumentistes, danseurs, matadors autistes ou pas. On entend déjà vos réserves : comment intégrer de grands handicapés dans un projet opératique extrêmement complexe ? C’est là tout l’enjeu : rendre ce pari possible grâce à un travail préalable avec les jeunes handicapés et à une partition écrite sur mesure par le psychiatre Roland Manuel. Cette féerie andalouse mêlant flamenco et grands airs d’opéra sera donnée au théâtre Silvia Monfort, mais le festival proposera aussi trois jours d’animations mises en scène par Laurent Barboux avec la compagnie L’Envolé Cirque, une expo conçue par Madeleine Vionnet que notre scandaleuse aurait dansé toute la nuit avec Marcel Duchamp ! Tennessee Williams, Truman Capote ou Igor Stravinski sont aussi invités au fil d’anecdotes délirantes. De ces figures hautes en couleur émane une poésie excentrique. Le public suit, forcément. M.H. Du mardi au samedi à 19h, dimanche à 15 h au Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, 14e. M°Edgar Quinet. Tél. : 01 43 22 77 74. Résa : 08 92 707 705 (0,34 € /mn) ou www.theatremontparnasse.com. Zig Zag Color et un concert de Percujam pour la clôture. Nathalie Dessay et Laurent Naouri viennent ajouter leur nom à cette affiche 2012 pour la partie artistique, ainsi que la fidèle Anne- Sophie Lapix (la journaliste, qui soutient le festival depuis 2008, sera également dans « Les Amants de Séville »). Preuve que Le Futur composé affiche une belle santé et que l’art « n’a jamais, jamais connu de lois ! », dixit Tristan Petitgirard, metteur en scène de l’opéra. A bon entendeur… M.H. « Les Amants de Séville », du 19 au 26 juin à 20 h 30, le 24 à 16h, au Théâtre Silvia Monfort, 106, rue Brancion, 15e. Places : 16 à 25 €. Les 22 et 23 juin de 13 h à 16h, fête andalouse, départ de la procession à 17 h sur l’esplanade du Parc Georges Brassens, 15e. Egalement le 24 à 13h. Tél. : 01 56 08 33 88. www.festivalfuturcompose.org. Photo Lot concoursPrix théâtre 13 jeunes metteurs en scène GGGGG Avis aux metteurs en scène confirmés : les créateurs de demain sont prêts à souffler dans les bronches du théâtre avec des spectacles originaux et exigeants ! Comment ? En participant à ce concours organisé par le Théâtre 13. La règle est claire : les participants ont entre 25 et 35 ans et les spectacles doivent comporter au moins six comédiens. Les six meilleurs projets (parmi les 80 qui concourent chaque année), seront retenus par un jury de présélection avant d’être présentés au public et au jury final composé notamment de directeurs de théâtres. Une aubaine pour ces jeunes metteurs en scène qui pourront ainsi confronter leur travail au public, bénéficier d’un réel dispositif d’accompagnement avec le soutien d’aînés éclairés et de trois semaines de répétition au Théâtre 13, et rencontrer les principaux protagonistes de la profession. A la clé ? Un prix du jury et un prix du public dotés d’une somme sonnante et trébuchante ainsi que d’une période d’exploitation précédée d’une résidence de création (détails sur www.theatre13.com). Les spectacles finalistes de cette septième édition ? « Kids », une fiction d’actualité signée Fabrice Melquiot (mise en scène d’Adrien Popineau, le 19 juin à 19 h 30 et le 20 juin à 20 h 30), « Sainte-Jeanne des abattoirs » de Bertolt Brecht (du théâtre musical et didactique mis en scène par Irène Favier, le 22 à 20 h 30 et le 23 à 19 h 30), « Femme de chambre », une errance féminine d’après Markus Orths (mise en scène de Sarah Capony, le 26 à 19 h 30 et le 27 à 20 h 30), et enfin « Quand la viande parle », une pièce « organique » de Bruno Allain (mise en scène de Guillaume Tarbouriech, le 29 à 20 h 30 et le 30 à 19 h 30). Remise des prix le 1 er juillet à 18 h 30 (entrée libre). L’occasion pour l’avant-garde théâtrale d’afficher sa vigueur en « live », et devant témoins. S.R. Jusqu’au 1 er juillet au Théâtre 13, 30, rue du Chevaleret, 13e. M°Bibliothèque François Mitterrand. Tél : 01 45 88 62 22. Places : de 6 à16a. Festipass 6 spectacles : 36 €.



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