A Nous Paris n°569 11 jun 2012
A Nous Paris n°569 11 jun 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°569 de 11 jun 2012

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 20,8 Mo

  • Dans ce numéro : Tous fous de foot !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40• AFFAIRES CULTURELLES EXPOS installationLaurent Grasso - « Uraniborg » La première grande exposition parisienne de l’artiste français propose une expérience sur le doute et sur le fonctionnement de l’art dans un univers sensoriel et plastique abouti. Uraniborg : cinq salles, cinq films, et autour d’eux, des peintures de l’artiste, des sculptures ou livres anciens, choisis pour leur faire écho. Le tout s’intègre une architecture labyrinthique imaginée par l’artiste, qui « rejoue les échanges que l’on trouve dans les films ». Ici, on explore les vides laissés par l’histoire, dans lesquels chacun peut appréhender une réalité différente. « On est entouré de messages très clairs : films, publicités, médias... Je produis une expérience à partir de choses qu’on ne connaît pas. Rien n’est affirmé, ce qui peut déranger les gens qui aiment savoir ce qu’ils voient. Mais le monde est en réalité tellement complexe qu’il faut s’armer d’esprit Laurent Grasso, « The Silent Movie », 2010. Film 16 mm sur support Blu-Ray, couleur, son, 23 min 27 sec, en boucle. Collection privée. Courtesy galerie Chez Valentin, Paris, et Sean Kelly Gallery, New York. critique pour le comprendre. » Les recherches de Galilée et leur perception par l’Eglise, le château d’Uraniborg, en Suède, détruit mais qui abrita les recherches OFFRE EXCEPTIONNELLE SPÉCIAL PARIS d’un important astronome, les monstres sculptés du mystérieux jardin de Bomarzo, en Italie... Grasso crée une forme de flottement entre fiction et documentaire, et interroge € 8,50 seulement © Laurent Grasso/ADAGP Paris 2012 le visiteur sur le fonctionnement de l’œuvre d’art, et sa liberté qui demeure dans un monde de plus en plus formaté. Et parce qu’elle est d’abord un beau voyage sensoriel, son invitation est résolument ouverte à tous.• Jusqu’au 23 septembre, Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 8e. M°Concorde. Tél : 01 47 03 12 50. www.jeudepaume.org. Ouvert mar. de 12 h à 21h, mer. à vend. de 12 h à 19h, sam. et dim. de 10 h à 19h. Entrée : 8,50 ¤, TR : 5,50 ¤. A lire : le catalogue, qui raconte en images l’histoire rêvée d’Uraniborg, suivie de textes théoriques de plusieurs auteurs. Coédition Jeu de Paume Skira Flammarion, 35 ¤. TEXTES: SONIA DESPREZ en brefPrix Fondation d’entreprise Ricard Ding dong ! C’est l’heure de la remise du prix Fondation d’entreprise Ricard pour l’art contemporain, moment attendu puisque le jeune Adrien Missika, lauréat de l’édition 2011 (la 13 e) , se voit enfin exposé au Centre Pompidou, lequel, ultime récompense, a fait l’acquisition de l’une de ses œuvres pour les collections de son musée, comme les termes de ce prix décerné par des sommités du monde de l’art le stipulent. Le public peut donc déjà découvrir, dans la salle 18 du Musée national d’art moderne (niveau 4), le travail de cet artiste déjà confirmé, à travers Dome, film où un jeune homme explore l’un des chefs-d’œuvre de l’architecte Oscar Niemeyer, un dôme inachevé au Liban. AG13931
© Francesco Bellucci/Atelier Blu Cammelo 11/06/12 A NOUS AFFAIRES CULTURELLES EXPOS• 41 art brut « Banditi dell’arte » L’art brut italien, représenté pour la première fois de manière aussi exclusive et fouillée, s’expose avec une force et une diversité d’expression inouïes à la Halle Saint-Pierre. A gauche : Franco Bellucci, Sans titre, 2010. Technique mixte. Centre Basaglia, Livourne. En haut à droite : Fausto Badari, Sans titre, 2011. Atelier La Manica Lunga-Fondazione Sospiro. En bas à droite : AlessandroMasia, 44 masques, gaze et plâtre, entre 5 et 15 cm. Collection de l’artiste. « C’est un musée en exil, car l’art brut n’est pas officiellement reconnu en Italie, et il n’existe pas de musée qui lui soit dédié », explique Gustavo Giacosa, le commissaire. Comédien, il travaille depuis longtemps avec le grand metteur en scène italien Pippo Delbono, lequel fait souvent jouer dans ses spectacles des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Pas étonnant donc que la sensibilité de Gustavo l’ait amené à développer une recherche sur le rapport art-folie et à monter des expositions, dont celle-ci est sans doute la plus aboutie. Il l’a divisée en deux parties : au rezde-chaussée, sombre espace où les œuvres semblent naître dans des taches de lumière, c’est la partie « historique ». On y découvre des collections psychiatriques et carcérales issues notamment des recherches de Cesare Lombroso (1835-1909), criminologue et psychiatre qui assimila le génie créateur à une forme de dégénérescence mentale ou de psychose, écrivant à ce sujet un ouvrage qui allait influencer la critique réactionnaire hostile aux avant-gardes. Le regard contemporain rend heureusement justice à ces œuvres mésestimées en leur reconnaissant une délicatesse et une force inouïes. « Ce sont des bandits, car ils ont tous franchi un mur, qu’il soit psychique, carcéral, ou psychiatrique », estime Gustavo Giacosa, et qu’il s’agisse de l’ouvrier Giovanni Podesta et sa célèbre salle à manger peinte de scènes mystico-morales, des animaux fabuleux et finement sculptés du sourd-muet Rosario Lattuca, des puissants portraits de femmes du paysan Pietro Ghirrardi, et surtout, parmi des dizaines d’autres tout aussi passionnants, du Nouveau Monde cosmogonique de Francesco Torris (jeune carabinier interné au début du XX e siècle), extraordinaire vaisseau miniature rempli de personnages qu’il sculpta entièrement dans des os de bovins. A l’étage, la magie continue avec cette fois des artistes contemporains, connus presque tous personnellement du commissaire. Leurs expressions sont variées, depuis les vêtements brodés de Melina Riccio, qui un jour brûla tout son argent pour entamer une œuvre dénonçant « la pourriture d’un monde seulement intéressé par le profit » jusqu’à la femme géante du jardin fantastique du paysan Fiorenzo Pilia, en passant par les dessins fantasmatico-pornographiques de Francesco Borrello, interné... Chaque travail raconte une histoire différente, parfois naïve, parfois déchirante, souvent violente, toujours profonde, et la somme de ces expressions stridentes questionne avec beaucoup de force l’idée de norme, et plus encore celle du formatage de l’identité culturelle.• Jusqu’au 6 janvier à la Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, 18e. M°Anvers. Tél. : 01 42 58 72 89. Ouvert du lun. au ven. de 10 h à 18h, samedi de 10 h à 19h, dim. de 11 h à 18h. Entrée : 8 ¤, TR : 6,50 ¤. A lire : Catalogue de l’exposition, environ 300 p. et 500 illustrations, bilingue français/anglais, éditions Halle Saint-Pierre. © AlessandroMasia/Halle Saint-Pierre © Fausto Badari/Halle Saint-Pierre NOUVELLE SAISON PRINTEMPS ÉTÉ 2012 chamarande.essonne.fr Bronx (Paris) www.bronx.fr - visuel © Raf-indiepixelpusher.com Life’s Good = La vie est belle 2 e ÉDITION Copier, coller, remonter, partager 22 24 juin Entrée libre www.mashupilmfestival.fr Forum des Halles - Paris 1 er © Vincent Muteau design by be-pôles



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