42 n°6 jui/aoû 2009
42 n°6 jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jui/aoû 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 94

  • Taille du fichier PDF : 23,1 Mo

  • Dans ce numéro : Street Fighter 4.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK Albums du moment Crack The Skye (MASTODON) et The Infection (CHIMAIRA) MIOUSIK SELECTION Chaque année réserve son lot de surprises (pas buttsecks), de déceptions (ou decepticons, c'est pareil), de coups de cœur, voire parfois d'apogée artistique d'un groupe (ouais carrément, genre les gars ils roxxent trop). Pour inaugurer cette rubrique musique, focalisons-nous sur deux albums qui, cette année, me tiennent particulièrement à cœur. Deux albums musicalement assez opposés, bien que dans un registre « metal » (ouais encore une fois, mais c'est pas de ma faute si ce genre est awesome). Un album plus orienté metal progressif d'un côté (genre assez inclassable, les zicos n'en faisant qu'à leur tête, sales gosses), et de l'autre un album sombre, sanglant, agressif, aux ambiances hyper pesantes (trois quintaux au bas mot). Album gentil : MASTODON – Crack The Skye Pour les néophytes (pour ne pas dire gros low), ASV du groupe : MASTODON, c'est 10 ans d'âge, que des mâles (on s'en serait douté, ça reste du metal), et ça vient d'Atlanta, Géorgie, USA (ce pays qui a élu un Afro-Américain président). Toujours pour nos amis ignares, MASTO- DON fait partie de ce qu'on appelle la « New Wave of American Heavy Metal », ou nouvelle vague américaine de Heavy Metal. Ouais c'est pompeux, mais dans ce milieu, faut savoir rester un peu mégalo, si vous avez suivi mon précédent article. En détail, on va dire que c'est assez inclassable. Une musique plutôt bourrine sur les premiers albums (Remission en 2002 et Leviathan en 2004), un truc assez WTFBBQ en 2006 avec Blood Mountain. Et puis Crack The Skye en 2009, l'album dont il est question. Au fil des années, MASTODON a acquis une certaine popularité. Un style à part (non mais merde Blood Mountain ! !), des artworks trèèèèès atypiques pour un groupe de metal (à l'heure où tout le monde veut être un peu agressif), sorte d'œuvres d'art à elles toutes seules, les pochettes attirent. Surtout celle-là ! Et surtout, un groupe prononcé pour les concepts albums (Leviathan sur Moby Dick, Blood Mountain qui raconte l'histoire d'un loup-garou dans une quête chelou). Bref. MASTODON ne laisse pas indifférent, et ils ont frappé un grand coup ! Explanations ! Sept pistes, 50 minutes. Une première pour le groupe. Le ton est donné, on a à faire à du lourd. Enfin un truc serious business qui va vous péter à la gueule. Une pochette complètement WTFFFFF, ça c'est la force de cet album. Non mais merde, que viennent faire un ours polaire sur une planète avec deux tsars de chaque côté de la pochette qui tiennent une boule verte ? Et puis ce disque en fond, où l'on peut voir un arc en ciel et des nuages... Bref, zont pété un boulon les Américains de chez MASTODON. Ca sent le shit làdedans garçon ! Et oui, car le concept album est encore plus zOMGWTFBBQ. Imaginez un peu : un paraplégique qui n'a pas d'autre moyen de s'évader que les voyages astraux (truc de droguay déjà). Il s'envolent dans l'espace et, à l'instar d'un Icarus, tombe à vouloir voler trop haut (bien fait !), tombe dans un tout petit trou, où des esprits lui parlent et lui disent qu'il n'est pas mort (wait wat ?), et pour résoudre son problème, il le mettent dans la peau de Raspoutine (lolwut ?), qui va usurper la place de Tsar, et se faire zigouiller. Les deux esprits se libèrent de Raspoutine pour aller dans une faille dans le ciel (Crack in the sky), et Raspoutine va guider le gamin vers son propre corps, parce que ses parents le croient mort (WAIT WAT ? !). Si vous n'avez rien compris, c'est normal, j'ai expliqué assez approximativement. Mais au final, cet album, il déboîte. Pourquoi je vous ai raconté ce concept ? C'est parce que l'album envoûte, il donne envie de planer. MASTO- DON s'est calmé et prend un gros risque - 86 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK de proposer quelque chose de plus space, plus posé, et plus technique (The Czar et The Last Baron, presque 25 minutes à elles deux). Du début à la fin, on se laisse porter tout au long de ses 50 minutes. Grosse prise de risque de la part du quartet américain, qui nous livre un véritable chef-d'œuvre, épique et ambitieux, qui s'écoute inlassablement. Un voyage spatio-temporel assez barré, un truc bien pour les droguay, mais dont on n'en ressort pas indemne (ah bah ça). Album méchant : CHIMAIRA – The Infection (OST potentielle de L4D) Hou, qu'elle est pas belle la pochette ! Sombre, sanglante. Le ton est donné, CHIMAIRA ne rigole pas. Mais il n'a jamais rigolé. Revenons en arrière (pour les noobz encore). CHIMAIRA fait office de précurseur de ce qui est aujourd'hui le vilain petit canard du métal : le metalcore (ohou le vilain nom). Le groupe de Cleveland se forme à l'aube des années 2000 et rapidement livre sa démo « This Present Darkness », au fort succès local. Très vite ils signent et livrent en 2001 Pass Out Existence, de bonne facture (sans plus). Mais c'est en 2003 qu'ils explosent, ainsi que le Metalcore, avec la bombe « The Impossibility of Reason ». Brutal, sans concessions, speed, gorgé de hits, c'est la consécration. Cependant, a contrario des autres groupes qui surfent sur la vague metalcore (et sur le net aussi tant qu'à faire), CHI- MAIRA ne cède pas à la facilité, et complexifie sa musique, déroutant ses fans à chaque sortie. CHIMAIRA est donc un peu à part (un peu des autistes), et poursuit sa voie et fait figure de pointure après la sortie de « Resurrection », d'une efficacité redoutable et aux ambiances très prononcése. Mais voilà, à l'instar de MASTODON, dans une moindre mesure tout de même (ce sont pas des droguays hein), ils prennent à nouveau à contrepied. Et pas qu'un peu, les fans de CHIMAIRA me le confirmeront. Left 4 Dead : la Comédie Musicale événement ! À peu de choses près ouais c'est ça. Non mais regardez cette pochette : un mur sale et sombre, un logo Biohazard à la sauce CHIMAIRA rouge sang, et ce titre : « The Infection ». Si ça ne vous met pas la puce à l'oreille déjà, faut vous greffer des yeux bioniques à quelques milliers d'euros ! Et puis ces titres de chansons : The Venom Inside, Coming Alive, The Dissapearing Sun, Impeding Doom, Try To Survive... Allez, encore un concept album, mais à la sauce zombie. On n'est pas loin. Après un « Resurrection » en excès de vitesse sur autoroute, nous voilà qu'ils jouent les papys en ralentissant le tempo. Là est la caractéristique qui divise les fans du groupe : un rythme trèèès lent, au profit d'ambiances sombres et pesantes, qui collent à la peau. Imaginez une ville qu'on survole, vide. C'est ainsi que pourrait débuter le bousin avec « The Venom Inside », qui ouvre. Petite intro calme, qui laisse place au rouleau compresseur, et c'est parti pour environ 50 minutes (ouais c'est douloureux 50 minutes de rouleau compresseur). Et tout au long plane cette ambiance d'infection de zombie (d'où le titre hein), avec notamment cette énorme montée en puissance qu'est « Coming Alive ». Titre furieux qui évoque le réveil de zombies par dizaines pour prendre d'assaut un camp de Rogues. On a ici une illustration du travail de taré qu'a effectué le sampler et les arrangeurs, qui rend la musique plus vivante que jamais. Mark Hunter (le gros gueulard)enfonce le clou avec des growls très typés death metal, ajoutant au climat putride. Mais le point d'orgue est « The Dissapearing Sun ». Monstrueux morceau qui vous plonge en pleine invasion zombie. Imaginez le soleil qui se couche avec Hunter scandant « THE SKY IS FALLING, THE END IS HERE ». Des riffs dégoulinants, arrangements terribles, une crème ! Et ce break qui annonce la nuit, et la déferlante d'infectés. (Oui je m'y crois beaucoup, mais faut l'écouter pour se rendre compte). Et c'est parti pour une fusillade legendary. « Impeding Doom » et son intro inquiétante enlève tout espoir de survie, du moins jusqu'à « Destroy And Dominate », lente et brutale convalescence. L'on notera « On Broken Glass », titre à part car bien plus speed et plus entraînant. « Try To Survive » dresse le bilan avec les derniers survivants qui... survivent (thx captain !), et puis « The Heart of It All » nous renvoie en arrière, avant l'infection, puis au moment où tout se barre en poire et caouète (comme diraient Phihip et Cherge). Énorme titre, un quart d'heure de démonstration et de composition remarquable. Au final, CHIMAIRA ne sombre pas dans la facilité, et sort un pavé dans la mare, à la limite du concept album (car au final, les paroles n'ont rien à voir avec une quelconque invasion de zombies, désolé), qui ne plaira pas à tout le monde. Agressif, ambiance (trop ?) lourde et sombre, rythme revu à la baisse. Mais une volonté de se démarquer, qui fait de cet album, l'autre album du moment. Draxx MIOUSIK SELECTION - 87 (42lemag.fr) -



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