42 n°6 jui/aoû 2009
42 n°6 jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jui/aoû 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 94

  • Taille du fichier PDF : 23,1 Mo

  • Dans ce numéro : Street Fighter 4.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA thèque de mon père. Lire ces bouquins réveillerait un escargot neurasthénique, et je vous en conseille donc la lecture si vous êtes curieux, et surtout si vous n'êtes pas trop jeune... XIXème siècle : prostituée rullz DOCUMENTS HISTORGEEK Le XIXème siècle fut l'occasion de marquer un point important dans l'évolution des mentalités. En effet, aussi bien en littérature qu'en peinture, ça se lâche grave. C'est à cette période qu'on doit Madame Bovary, renouant ENFIN avec la femme faisant ce qu'elle veut des hommes. On voit le même essor en peinture où la femme se dénude de plus en plus et montre ses boobs, qu'on portait à l'époque peu volumineux. Mais la vraie révolution va venir d'un groupe de branleurs passant leur temps à se bourrer à l'absinthe et à s'envoyer en l'air avec les filles de joie : les artistes du Moulin Rouge, avec entre autres un certain Toulouse-Lautrec. Cette bande de branquignoles décide en effet de mettre à l'honneur ces fameuses filles de petite vertu dans leurs diverses compositions artistiques, qu'elles soient poèmes, livres ou peintures. Autant dire qu'à l'époque être une tepu était souvent un moyen de se faire immortaliser par l'art. Énormes b00bs 95F, cul plus gros que celui de Beyonce, les hommes préhistoriques kiffaient grave les grosses C'est aussi à cette époque que les maisons closes tournèrent à leur régime de croisière. Car en effet, il était de bon ton pour un fils de bonne famille de se faire déniaiser par des professionnelles plutôt que par la bonne ou par tante Ginette. Bref, si on commençait à peine à admettre vraiment que la femme avait une âme et pouvait éventuellement s'amuser au lit, on restait quand même dans une société masculine où femme + sayxe = prostituée. Mais bon dans un certain sens c'était déjà un progrès. Le XXème siècle : enfin ca bayse de nouveau ouvertement Le XXème siècle fut celui de la libération sexuelle, après les fameuses 70’s. Mais ce qui est intéressant est de comprendre le pourquoi. En effet, une grande partie du Monde sortait tout juste de deux guerres particulièrement meurtrières, et la génération qui y avait été avait la gueule de bois, un peu anéantie par les horreurs qui s'y commirent. Les gens décidèrent donc de se renfermer et de faire acte de contrition. La génération qui suivit, et qui donc naquit juste après sans connaître tout cela, eut envie de respirer un peu plus que ce que ses parents lui laissèrent faire. Et en sales gosses qui font le contraire de ce qu'on leur demande, ils décidèrent de s'envoyer en l'air par tous les moyens possibles, dont celui consistant à se mettre tout nu et à faire du sayxe avec un nombre de personnes en même temps qui soit rand(1,100). Jusqu'alors, le pr0n avait continué à exister dans l'art, principalement dans la peinture, et on trouvait des films érotiques et des photos de choses baveuses qui se vendaient sous le manteau dans des endroits peu fréquentables. Le clou fut enfoncé par trois films nés de cette mouvance qui sortirent sur grand écran : Gorge Profonde, Derrière la porte verte et The Devil in Miss Jones. Au programme : du poil, du rentrage d'objets oblongs dans des cavités et des femmes qui jouissaient (dans tous les sens du terme) de leur sayxualité. À l'époque, et contrairement au gonzo actuel, la femme n'y était pas vue comme un objet, et était même souvent l'héroïne du film. Un tableau de Toulouse Lautrec. Aujourd'hui on trouve ce genre de nanas mal gaulées... Il y eu également une déferlante en France, à savoir celle des téléfilms Emmanuelle où Sylvia Kristel faisait des trucs sans hamsters sur des chaises en osier. Si le film choqua les mamans bien - 34 (42lemag.fr) -
CINEMA pensantes, les papas se ruèrent en masse pour aller le voir, et les films ramenèrent tellement de pognon que le genre fut définitivement entériné en France, après une friction certaine avec la censure. Et maintenant ? Dernièrement tout a changé. À une vitesse telle que la mutation s'est faite en moins de 10 ans. Et elle est due à une seule chose : Internet. En effet, en permettant à tout un chacun de pouvoir se retrouver virtuellement partout dans le monde, on a pu faciliter les échanges culturels... mais aussi parler plus globalement de ce qui fait tourner le monde depuis son origine : le sayxe. Avec une problématique toute bête d'offre et de demande, on s'est donc retrouvé avec une multiplication par 42^42 du pr0n disponible aisément pour quiconque sachant cliquer. Avec une telle explosion de l'offre, pas facile de faire un retour sur investissement, d'autant plus que le phénomène du piratage n'aide pas à faire décoller les ventes. Les producteurs décidèrent donc rapidement d'arrêter de raconter une histoire (car ça coûte cher) et de se passer de décors, et surtout de costumes, en rentrant plus directement dans le sujet. Car aujourd'hui, ce qui domine avant tout le marché est le gonzo, qui est à la sexualité ce que McDo est à la bouffe : à savoir du fast food où on consomme directement. Ce qui n'est pas sans générer un problème Petites b00bs, grassouillettes et surtout blanches, la renaissance aimait les emo girls... d'éducation auprès des plus jeunes, assimilant ça à l'amour et croyant qu'une nana qui ne crie pas est bonne à rien. Bref on est à un point où on est allés tellement loin dans la libération sexuelle qu'elle pèche par excès inverse et redevient crétine et puritaine. Haaa il est loin le bon temps des années 70... D’autant plus que le SIDA a fait son apparition... Mais le gros problème du gonzo, c'est que ça n'a plus grand chose à voir avec le sayxe, le vrai. Car ce que présentent les films est avant tout une course à la performance pour que les actrices en prennent plein les dents et plein le – choisis toi-même un orifice pour compléter la phrase –... ce qui s'apparente vraiment plus à de la violence physique qu'à une relation charnelle et sensuelle. Et puis je n'ose pas imaginer l'état physique des filles après ce type "d'exploit"... Non, le gonzo, c'est vraiment de la mayrde, et j'aimerais bien qu'on revienne à du pr0n plus qualitatif que quantitatif. Évolution des canons de beauté et pr0n Ce qui du coup devient intéressant de constater est l'évolution des canons de beauté via le pr0n. Car en effet, ce qui faisait feuger la taupe de notre arrière arrière-arrière-grand-père n'est peutêtre pas forcément ce qui fait maintenant dresser le kiki de Jean Guimauve. Sans parler des femmes qui ont vu leur désir nié et qui aujourd'hui se trouvent avec une offre très centrée "objet" par rapport à leurs besoins divers... DOCUMENTS HISTORGEEK La préhistoire faisait ainsi la part belle à la féminité via le corps le plus large possible, un peu comme si Maïté posait à poil dans Play Boy. Et à l'époque non seulement ça ne faisait pas vomir le repas de celui qui voyait cela, mais en plus il en redemandait. En effet, une femme aux hanches larges était perçue comme étant suffisamment robuste pour être enceinte et enfanter... Contrairement aux sacs d'os qui auraient nécessité beaucoup plus de suivi de la part de leur conjoint... Les livres les plus sayxes que vous lirez jamais : du Sade Plus tard, à l'époque de la Monarchie puis de l'Empire, les critères ont encore changé. À cette époque posaient sur les - 35 (42lemag.fr) -



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