42 n°5 juin 2009
42 n°5 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : et si on réinventait Marvel ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA DOSSIER MONSTRE PABÔ Ils savent que ça fait grave flipper les Aliens…) et si c'est en terrain hostile, c'est encore mieux "youpitralala en pleine montagne par -50° avec dénivelé au max". Mais le must chez eux, c'est les rites initiatiques, ils kiffent tellement ça qu'ils en ont pour presque tout (rituel pour faire caca, rituel du curage de mandibule, achievement "Dégats max" quand ils vaporisent un ennemi…). Mais la plus importante de leurs épreuves à passer obligatoirement, c'est le kainde amedha (qu'on peut traduire par viande difficile, un genre de CAP cuisine), si tu réussis, tu deviens Young Blooded (mon Yaya l'a fait les doigts dans le nez). En temps normal, ils combattent un xénomorphe et lorsque celui-ci est vaincu, le jeune initié doit se marquer le front avec son sang acide, marque qui sert de plaque d'immatriculation (appartenance à un clan précis) et qui lui vaut un gain de points de respect. Sinon c'est la mort hein, c'est pas des brutasses pour rien. Ils ont le même signe sur leur masque pour différencier les membres des crews lors des rencontres JMJ (Jeunes Monstres Joyeux). C'est avec ce rite que commence leur collection de crânes (rien à voir avec Indiana Jones IV), Yaya en a pas mal, ça prend un peu de place dans son 9 m² mais il a fait tout son mobilier comme ça, c'est très tendance rococo. Ensuite, comme une race entière n'est pas composée que de jeunes rastas fumeurs de shit et amorphes, on peut parler des vrais guerriers, ceux qui sont à fond dans le trip religieux, le code c'est ma vie (non, pas de C++) et j'suis trop un vieux solitaire qui fait des trucs de oufs tout seul pour épater la galerie quand je reviens de vacances avec ma collection de trophées et mes photos de moi à St-Bart avec une blondasse qui fait le 10ème de mon âge. Sont bien respectés ceux-là, un peu à la manière d'un Tony Montanaaaaaaa pour un jeune de banlieue quoi. Enfin vous avez les vieux, mais attention, spa du croulant comme on a chez nous, naaaan, eux c'est du vieux qui tient encore la route, il a pas besoin d'un déambulateur pour aller casser du Youki (enfin si, il pourrait s'en servir pour fumer la tronche audit Youki en l'empalant dessus mais je m'égare). Ce vieuxlà, il a fait toutes les guerres pour être si fort aujourd'hui et l'amour aussi, c'est le gars qui fait office de sage, il respecte les autres races (non sans les avoir massacré au préalable mais ne soyons pas tatillons), il fait du troc de trophée pour faire ami-ami… Agecanonix façon crabe mutant quoi. week-end camping, il a plus de piles pour sa vision infrarouge, qui est quand même vachement utile pour aller pisser en pleine nuit dans la forêt. Lyrya Ce qu'il y a, c'est que mon Yaya, il fait partie d'aucune de ses classes-là, il est limite considéré comme traître aux yeux de son peuple, tout ça parce qu'il a chopé un crâne de T-Rex un jour de beuverie avec ses potes. Sauf que, même murgé comme un mulet, le vol de trophée, c'est cacaboudinpabo. Donc bannissement, mais il a eu chaud, il a eu au cul un guerrier qui passait son temps à le pourchasser pour tenter de lui farcir le gnon, ça s'passe comme ça chez les Yautja… Hey saissy ! ! T’as un 06 ? Voilà, voilà, c'est pas que je m'ennuie hein, non non, c'est juste Yaya qui voudrait aller faire des courses pour notre Spécial dédicace à Bebealien - 32 -
CINEMA Je suis une légende La critique littéraro-filmique C’est avec beaucoup d’émotion mais surtout avec un air blasé que j’ouvre une nouvelle rubrique dans 42 : le démontage d’adaptation de livres au cinéma. Bon, malgré ce titre provocateur, les critiques ne seront pas nécessairement toujours négatives, cependant, comme chacun le sait en tant que bon geek râleur, adaptation cinéma = caca. C’est avec cette remarque tout à fait objective et n’augurant pas du tout de la suite de l’article, que je vais commencer. Alors, forcément, vous l’avez certainement remarqué : cet article portera sur la comparaison entre le livre « Je suis une légende » de Richard Matheson et le film du même nom, par Francis Lawrence, avec le beau Will Smith. Comment ne pas être outré devant un tel massacre ? Pourrais-je lancer, tel un rédacteur de Télérama en mal de reconnaissance. Cependant, et contre toute attente, cette réaction qui est pourtant commune à tout bon geek devant n’importe quelle adaptation cinéma, sera nuancée (dans la limite des stocks disponibles bien sûr) par des propos presque sensés ! Cet article contenant du spoil plus que de raison, je vous conseille de passer votre chemin si vous n’avez pas lu le film ni vu le livre (ou le contraire, pas le temps) et que vous avez peur de perdre du plaisir si d’aventure vous vouliez réparer cet oubli. Cependant, étant donné que cet article est super intéressant, bien écrit, admirable, beau, hors du commun, [La Rédaction a décidé, pour des raisons évidentes d’économie d’encre, de supprimer quelques uns des adjectifs que Mr Egg utilise pour qualifier son article, veuillez bien nous remercier du temps gagné], vous avez quand même le droit de le lire. La différence est tailleur ! Je commencerai par parler des vampires, ces êtres ne sortant que la nuit, buvant du sang, pieux dans le cœur, ail, Tom Cruise, Brad Pitt, et tout l’bouzin. Si vous n’avez vu que le film (pauvres fous !), vous vous demandez certainement pourquoi je parle d’eux, eh bien sachez que ces sortes de créatures mutantes se faisant exploser à coups de M4 par Will dans le film sont, dans le livre, des vampires ! Première grosse différence très significative. Pourquoi des zombies (nous les appellerons comme ça faute d’autre nom, mais ils ressemblent quand même vachement plus à des zombies qu’à des vampires) malins et à la force surhumaine au lieu des faibles vampires craignant plus le soleil qu’un grabataire me direz-vous ? Cela fait tout simplement plus vendre ! ! Ouais, les vampires c’est démodé, on a déjà vu ça dans Twilight et tout et tout (comment ça si je sais que Twilight c’est sorti après ?). Donc première différence. Un autre élément c’est la transformation de la population en zombies/vampires. Dans le film, le virus à l’origine de la transformation est censé tuer les infectés, c’est les survivants qui se transforment en ces sortes de zombies surpuissants, ce qui change beaucoup à l’histoire, car, dans le livre, c’est à peu près tous les infectés qui, une fois morts, reviennent à la vie pour sucer le sang les bras en avant et en meuglant comme des vaches avant l’abattoir. De plus, ces nouveaux vampires sont classés en deux catégories : les vivants et les morts. Un peu simpliste, et alors ? C’est justement cette petite différence qui, dans le livre, perdra Robert Neville, mais j’y reviendrai. Bon, étant donné que Robert est le dernier survivant de la terre entière et qu’il n’a, pour jouer, qu’une armée de zom- Avec ma M4 c'est comme un couteau chaud dans du beurre COMPARATIF LIVRES/FILMS - 33 -



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