42 n°5 juin 2009
42 n°5 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : et si on réinventait Marvel ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA LA DOUBLE CRITIQUE directement dans le bain avec le jeune Logan (alias Wolverine) qui, voulant protéger sa mère attaquée par un inconnu, tue son agresseur qui se révèle être en réalité son propre père ! Si ça ce n'est pas une sublime symbolisation du complexe d'Œdipe, je ne sais vraiment pas ce qu'il vous faut. Et ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du symbolisme qui émaille ce chef-d'œuvre. Ainsi, tout de suite après ce meurtre, Logan s'enfuit affronter le monde hostile avec son frère ainé Sabertooth. Le générique, très travaillé, montre comment ces deux personnages vont traverser l'Histoire via leur implication dans les principales guerres américaines (sécession, 1re et 2nde guerres mondiales...) et comment l'horreur de ces violences finit par transformer Sabertooth en bourreau, dénonçant du même coup les horreurs commises par l'armée sur les civils au Vietnam. Quel courage pour un film aussi grand public ! Point d'orgue de cette tragédie, la folie qui gagne progressivement le frère de Wolverine va peu à peu créer un fossé entre les deux hommes, aboutissant à une relation de frères ennemis et une quête de vengeance sanglante des plus bouleversantes. Hugh Jackman a pris son rôle très au sérieux comme le prouve cette interprétation de la constipation, bouleversant Je pourrais vous détailler d'autres exemples démontrant la subtilité et la beauté de ce film pendant des heures tellement il interpelle le public et l'oblige à se remettre en question à chaque minute. Que ce soit la xénophobie affichée par les humains à l'égard des mutants qui dénonce le racisme ou la perte d'humanité progressive de Wolverine qui accepte de se "transformer" en arme pour assouvir sa quête de sang et d'autodestruction, le réalisateur aborde et développe tellement de messages forts que je dois m'autocensurer pour ne pas vous déflorer le plaisir de leur découverte. Aucun film ne peut être raté avec un membre des Black Eyed Peas au casting Je ne fais qu'un avec la bête Les thèmes difficiles traités dans le film n'auraient pas pu faire mouche sans un casting solide porté notamment par l'impressionnant Hugh Jackman en Wolverine plus vrai que nature. C'est bien simple, l'acteur semble "habité" par son rôle de surhomme mi-humain/mi-bête rendant la sauvagerie qu'il dégage à l'écran presque palpable. Il faut le voir pousser des beuglements à quasiment chacune de ses scènes pour le croire ! Sabertooth n'est pas en reste dans un registre plus subtil, plus en retenue, parfait contrepoint à la furie de son jeune frère devenu son Némésis. Mention spéciale également à l'acteur interprétant le personnage de Deadpool, le grand méchant du film. Franchement, parvenir à véhiculer autant d'émotions avec la bouche cousue et des yeux de bovin tient de la véritable prouesse digne des plus grands ! Mince, j'allais oublier, Patrick Stewart dans le rôle du professeur Xavier est également magnifique ! En une seule scène il instille un profond malaise chez le spectateur en dévoilant en filigrane toute l'ambiguïté de son personnage de maître d'école pédophile. Son "vous êtes en sécurité maintenant" adressé aux jeunes mutants à la fin du film me fait encore froid dans le dos ! Bilan "X-Men origins : Wolverine" est clairement la grosse surprise du mois ! Qui eût cru que la grosse machinerie impersonnelle d'Hollywood était capable de donner naissance à une fresque tragique aussi magnifique que subtile ? À voir absolument entre le nouveau documentaire de 12h30 sur la chute des feuilles de sapin du Moldave Yorg Debârbhârii et le dernier opéra insonore et statique de Müch Äpin histoire d'oublier la déception Watchmen ! Robert Hussiqsté X-Men Origins, un film cérébral ! - 28 -
CINEMA Predator, le bourrin sensible RrrrrRRrrrrrrrRRrrrrrr Ah Predator, j'ai un souvenir ému de mon premier visionnage du film avec Gouvernator, euh Schwarzy pardon. C'était mon 6 ou 7ème anniversaire, je venais d'avoir une magnifique cuisine en plastique dernier cri et j'étais heureuse, SAUF que TF1 retransmettait le film et que la famille a voulu le voir. J'ai passé la soirée à jouer avec ma kitchenette tranquille et quand j'en ai eu un peu marre, je suis rentrée dans la salle à manger "Mamannnnnnje peux…" et là, le choc, la SEULE image que j'ai entr'aperçue était celle du mec avec le bide ouvert et les entrailles qui prenaient un bain de soleil. Disons que depuis je voue une haine à TF1 et que je n'ai jamais revu Predator 1… Alors pourquoi faire un dossier sur un film que je n'ai jamais vu ? Déjà parce que je parle pas forcément du film mais plutôt de la bestiole, et que j'ai vu le 2 avec Danny Glover que j'ai plutôt apprécié. Et surtout je lui kiffe quand même bien son boule à Predator, il a la classe, il défonce du Youki au ptit déj comme on casse un œuf pour faire ses mouillettes et en plus il ronronne, si ÇA c'est pas la méga classe internationale du monde terrien universel ! Predator, le bogoss de l'espace Preddy Woman, nanananananaaaaaaa, Preddy Woman… Hum pardon. Contrairement à Bebealien qui ressemble à un plouc qui fait genre dans son manteau de cowboy, Yaya (enfin Yautja dans sa langue natale mais je préfère Yaya, c'est plus intime) est un gros bogoss de la life. Avec ses 2m20, je me sens protégée et rassurée, ses presque 200 kilos font fuir les voyous. Toujours à la pointe de la hype, il mange équilibré, la graisse il connaît pas. J'aime sa peau jaunie et ses jolies tâches de rousseur noires, tellement douce… Et ses yeux, ah ses yeux, si vous pouviez plonger votre regard dans ses deux perles vertes teintées de jaune, vous tomberiez immédiatement sous son charme. Vous savez, ce qui m'a fait vraiment craquer chez lui, c'est les Sortez les stromboscopes, ce soir c’est soirée mousse chez Yaya ! dreadlocks, je suis jeune et rebelle, j'aime défier l'autorité parentale et rien de mieux qu'un mâle puant aux cheveux sales pour cela… Son seul défaut ? Son hygiène buccale, il ose dire de son pote Youki qu'il pue des dents mais je pense qu'il ne se rend pas bien compte de l'odeur nauséabonde qui flotte dans l'air quand il parle. Mais je pense que tout cela est dû à ses mandibules vous savez, on se rend pas bien compte à notre niveau, mais des fois il reste des petits bouts de viande accrochés et ça pourrit un peu. Bon bien sûr, il se lave les dents avec sa mini brosse à dent (qui dit mini bouche, dit mini brosse) mais les mandibules restent un gros problème. Mais je l'aime quand même, mon gros bourrin et puis comment me dirait-il qu'il m'aime sans ses mandibules. Quand il les fait frétiller, je sais que la soirée sera longue et douloureuse, si vous voyez ce que je Une rivalité millénaire ! DOSSIER MONSTRE PABÔ - 29 -



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