42 n°4 mai 2009
42 n°4 mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 17,5 Mo

  • Dans ce numéro : à la recherche du magazine perdu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BD/COMICS Comics : la troisième force Sortons des sentiers battus DOSSIER DECOUVERTE Les Comics, ça a longtemps été bipolaire : Marvel vs DC avec le résultat (logique) qu’on connaît tous (oui, je suis très objectif) : Marvel wins, Flawless Victory. Faut avouer que sur le papier, entre le ridicule Superman, Flash et son costume débile et la Lanterne Verte (no comment), on voyait mal comment le seul Batman (de Frank Miller) pouvait lutter contre les awesome mastodontes de Marvel comme Wolverine, Spiderman, Captain America (d’Ed Brubaker), la trilogie X d’Alex Ross ou encore Iron Man. Mouais, pas dans la merde DC… « Bon, j’en ai plein le cul les gars, faut qu’on trouve un truc » s’exclama probablement un dirigeant de chez DC (un Lundi matin, vous savez, quand on a même pas bu le premier café pour se réveiller, dur…) et là, les créatifs de chez DC serrèrent leurs petits poings et devinrent tout rouges de réflexion (et de rage parce que bon, mârde quoi, le café du lundi matin…) et eurent une idée (la première depuis lulure, cela dit en passant), cette idée, elle avait un nom : Vertigo : des comics débridés, violents et clairement pour un public plus vieux. Le plus funky, c’est que d’autres ont emboîté le pas, comme Image, Wildstormou Dynamite. Les p’tits nouveaux : la troisième force Revue sélective des troupes : Je ne vais pas vous parler ici des comics que j’ai déjà abordés dans les précédents numéros de 42 (Preacher, Transmétropolitan) mais d’autres, qui ont marqué les lecteurs. Fearste : DMZ Where the fuck is Jean Pierre Pernault ? Vertigo donc, c’est une filiale de DC qui propose une ligne de comics plus « adultes ». Mais, au fait, y’a quoi en dans dedans ? De la violence, des thèmes « sérieux » (exit le slip rouge fluo), du pr0n (même avec des poneyz, sisi, pour de vrai), des situations très réelles (trop ?), et un côté politiquement gênant parce que engagé (et des interdictions de publication aussi). Autre fait important, les héros des comics Vertigo sont 100% nouveaux : exit Superman, Batman et la Lanterne Verte (*sigh*), place à Jesse Custer, Yorrick Brown et à l’Enormissime Spider Jerusalem. Il en va de même pour les univers de ces comics où l’univers DC est totalement zappé : adieu Metropolis et Gotham City, place à un univers « 100% réel/contemporain » (comme dans Preacher) ou un univers 100% n’importe quoi comme dans le déjanté The Filth. Gageons que pour les autres petits nouveaux comme Image et Wildstorm, qui furent créés par des anciens des chez DC/Marvel ou furent rattachés à ces entités pourront ensuite voler de leur propres ailes. Pour faire ce genre de comics, faut une belle brochette de looleurs, et si tu as bien lu le No 2 de 42, cher petit geek, et plus particulièrement l’article sur « les comics qui font avaler la langue », tu as dû remarquer que c’est toujours les mêmes au fond de la classe qui foutent le bordel : Warren, Ellis, Garth Ennis, Grant Morrison et Brian K. Vaughan pour ne citer qu’eux. Amis de la poésie, bonsoir. DMZ est un acronyme qui signifie DeMilitarized Zone. La zone de laquelle on parle est en fait pas franchement démilitarisée ceci dit, c’est même un gros bordel où personne n’ose entrer (et surtout d’où personne ne sort), la guerre y fait rage entre deux armées plus ou moins officielles, le mieux dans tout ça, c’est que cette zone, c’est New York, America, Fuck Yeah ! Un jeune trouffion idolâtrant Jean Pierre Pernault (JE DECONNE HEIN !) finit donc par se faire larguer dans ce sombre merdier et doit essayer de rester en vie, et, croyez moi, c’est pas une mince affaire… Sauver sa peau, être reporter et naviguer entre les intrigues politico-militaire, un vrai job full-time (comme rédacteur à 42 ! §). Rudement bien scénarisée, avec une identité - 34 -
BD/COMICS visuelle bien propre et d’excellents personnages, la série DMZ casse la baraque au niveau ventes depuis quelques temps déjà et franchement, c’est loin d’être fini. Sigmund : Y, the last man Yorrick > Chuck Norris Yorrick est un mec qui a du mal à garder un job, et sa nana aussi (de là à y voir une relation causale… aïe, patapé Lyrya !), mais c’est un bon gars quand même, la preuve, il fait des tours de magie et a un singe répondant au doux sobriquet d’Esperluette. Yorrick est fatigué d’ailleurs, il fait une petite sieste et, quand il se réveille, c’est un peu la merde dehors : les avions se crashent, les voitures aussi, les trains déraillent, les gens meurent, enfin, les gens… les hommes en fait. Mais ça, Yorrick ne le remarque pas trop, et s’en branle aussi un peu accessoirement, lui, il veut retrouver sa nana pour la buttseks. Mais bon, si les hommes meurent, imaginez le bordel : les théories féministes à la con (pléonasme LOL) fusent, les amazones sont de retour (oui, vous avez bien lu), plus d’enfants, mais surtout, plus de grand chauve à col roulé pour les femmes muahahahaha (bon, ok, j’avoue si y’avait plus de femmes sur Terre, ça serait probablement pire mais bon….). Ce bon vieux Yorrick devient donc le dernier homme sur Terre, ce qui attise, vous vous en doutez, une certaine convoitise (c’est con, parce que Yorrick, c’est un bon gars, lui, il veut sa copine, alors qu’il pourrait labourer de la biatch en manque H24, cétypameugnon ?) entre celles qui veulent absolument le tuer, celles qui veulent le dépiauter au nom de la médecine, celles qui veulent comprendre et, surtout, celles qui crèvent la nique (et y’en a quelques unes hein). Yorrick se retrouve donc à devoir cacher son « identité » à un monde qui le traque (sacré bordel politique d’ailleurs, au passage, parce que, cadeau bonus, sa mère devient Présidente des Etats Unis) et doit essayer de sauver sa peau, lui, le dernier espoir de l’Humanité. Mais surtout, il veut retrouver sa nana bordel ! Bref, le scénario – qui pourrait sembler bateau – est un pur régal, il est bien mené, plaisant, déroutant, inventif, bref, ça roxx. Et puis, « Y, the last man », si on y réfléchit, « Y » se dit « Why » en Anglais, mais c’est aussi la lettre du chromosome masculin. Le tout avec un personnage qui s’appelle Yorrick, c’est quand même bien trouvé. Pour résumer, Y est un comics très réaliste et super bien foutu, il a été ovationné par les critiques dès sa sortie, et franchement, je comprends pourquoi. Firde : The boys Shaun of the Super-Héros DOSSIER DECOUVERTE Simon Pegg, vous voyez c’est qui ? Mais si, un mec qui veut regagner l'amour de sa copine pendant une invasion de zombies. Non, toujours pas ? Bah c’est lui, là : - 35 -



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