42 n°4 mai 2009
42 n°4 mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 17,5 Mo

  • Dans ce numéro : à la recherche du magazine perdu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUX VIDEO Lego Indiana Jones Un jeu qui casse des briques RETOUR VERS LE FUTUR DU PASSE Il fut un temps où je n’étais pas plus haut que trois pommes à genoux, et où je me passionnais pour les jeux purement attribués aux possesseurs d’attributs pendouillants. Les petites voitures, les trains électriques, les trottinettes, les établis Smoby (oui je cite une marque, mais osef, ils ont coulé depuis), et toutes sortes de jeux super stéréotypés années 1950 finalement. Puis un matin, sans doute un 25 décembre, je découvris un jeu de construction qui allait changer la face du monde, tout du moins du mien, les briques de construction répondant au nom de Lego (aucun lien avec l’elfe homosexuel errant entre le Rohan et la Lothlorien). Exit les plaies mobiles, ennemis séculaires des bienfaisantes briques, exit les bagnoles toutes déglinguées à force de cascades du 1er étage direct sur le béton, exit le marteau en plastique, il était temps de s’éveiller aux joies de la construction, de la quête sans fin de la micropièce perdue dans un carton de 3m³, à la destruction des doigts dans les phases de démontage, etc. Bref, le début d’une vie d’aventurier pluridisciplinaire, aussi à l’aise dans un château fort que dans une base spatiale ou une caserne de pompiers, et des fois le tout en même temps. Alors vous vous dites sans doute : « Fichtre, quel est ce verbiage saugrenu ? Ne devrais-je point lire séant un article relatif à un jeu d’aspect vidéoludique ? » Ou alors vous avez lu le titre et vous vous dites : « Tout ça d’intro qui sert à rien, quel gozu du parlage pour rien dire ! » Et donc thématique aventurier oblige, je me suis plongé dans ma bibliothèque de jeux (sans vivres, sans assistance et sans boussole). Parti dans un premier temps sur Quackshot (Megadrive), je me suis dit que finalement, je pourrais aussi bien faire un test d’un jeu plus récent, et je me suis rabattu sur la Trilogie Lego Indiana Jones. Bon, j’avoue avoir eu une appréhension quand je me suis décidé, parce que qui dit Indiana Jones dit aussi licence Lucas, ce qui peut donner naissance à des galacto-bouses. Mais bon, avec un fond de jeu en Lego, ça peut pas être pourri !!! (Enfin si, mais bon, y avait quand même Harry Potter dans le titre.) Oooooh des Lego !!! Quelle ne fut pas ma surprise à l’allumage du jeu, sur péhessepé pour l’occasion, de découvrir un univers fait de briques si connues !!! (Ah, on me fait signe dans l’oreillette que j’en fais trop…) Le jeu débute donc comme le film Les aventuriers de l’Arche Perdue, avec à la manœuvre Indiana Jones dans un premier niveau qui sert un peu de tutoriel puisque les principes du jeu sont expliqués tout du long par des interactions pas vraiment utiles, mais qui familiarisent avec le maniement du perso, et les choses faisables dans cet univers atypique (va donc te raser Bozo le clown). Et c’est là qu’on découvre le réel intérêt d’un monde fait en briques. La plupart des éléments sont destructibles, ce qui a pour effet immédiat de libérer des briques cylindriques de différentes couleurs symbolisant une sorte de monnaie qui servira dans une autre partie du jeu, et des cœurs (Ouhou c’est choupinou). Ces cœurs sont là pour aider à remplir la jauge de vie composée elle-même de quatre cœurs qui disparaissent un par un au gré des pièges et des contacts ennemis (donc relativement vite, d’autant plus si vous êtes un peu pas aidé des doigts). Pour certains de ces éléments destructibles, ils laissent parfois traîner d’autres éléments au sol, permettant ainsi de construire d’autres objets, plus ou moins utiles. L’essence même des Lego est là. - 14 -
JEUX VIDEO C’est un jeu de construction ? ? Eh noooooooon. Avant tout le but du jeu est de revivre les aventures de l’homme au chapeau sous la forme d’un jeu (o’rly) d’action, légèrement plate-formifère dans les contours. Ainsi on dirige Indi ou son comparse (car le jeu est semi coopératif puisqu’il faut se traîner un acolyte dont on peut prendre le contrôle en fonction du besoin et de ses aptitudes) au fil des films, saladant à tout bout de champ du vilain qui disparaît systématiquement dans un fouillis de briques cylindriques (les mêmes que celles dont j’ai déjà parlé.) Mais parmi ce fouillis, on trouve aussi parfois des armes lâchées par les malheureux bonshommes qui peuvent dès lors servir aux héros pour dézinguer à tout va. De la machette au lance-roquettes, l’attirail du petit soldat est relativement variés et complète bien l’éternel fouet qui sert aussi bien à se balancer au-dessus de trous qu’à latter des adversaires. On peut même les éclater avec une pelle, comme dans Bernie, la classe !!! Même si à la base la pelle sert à déterrer des artefacts et des objets servant à avancer dans l’aventure. Il arrive aussi que des chapeaux tombent au sol après un saladage en règle, permettant au personnage de se déguiser et passer des points de contrôle en leurrant la sentinelle postée là pour l’occasion. On passera sur le fait qu’une robe de soirée et une casquette nazie puisse faire ressembler à un officier allemand et berner la vigilance de la pauvre vigie. En effet le script s’accorde quelques libertés avec le scénario, enrichissant l’expérience Lego du même coup. Bien sûr on a droit à quelques scènes du film (oui pour l’instant je parle des Aventuriers de l’Arche Perdue, tu suis pas ou quoi ?), mais la majeure partie du jeu se déroule autour de ces scènes par le biais d’énigmes niveau ceinture blanche de maternelle 3e année, rendant le jeu varié puisqu’on est pas contraint de se taper que des énigmes ou que de la baston. D’ailleurs en général, l’équilibre entre les deux est bien géré puisqu’il n’est pas rare d’avoir quelques ennemis à dégommer pendant qu’on cherche cette putain de clé pour ouvrir un portail qu’il serait si simple de défoncer avec un camion. Et les moments clés du film ? Histoire de faire un peu d’immersion entre les niveaux du jeu, les programmeurs ont eu la bonne idée d’insérer des … cinématiques, c’est pas vraiment le terme… on va dire cut-scenes reprenant les moments forts du film, comme quand Indi doit remplacer la statuette par un sac de sable, l’ouverture de l’Arche, des trucs comme ça quoi. Détail sympa, ces instants ne sont pas fidèles à 100% au film, et la dérive autorisée de 5% (ouais les stats et moi, tout un poème) laisse libre court à un clin d’œil humoristique, limite private joke dans certains cas. (Saurez-vous retrouver le stormtrooper ?) Une façon originale de s’attirer les faveurs des fans, et de donner un côté fun pour les noobs qui ne connaissent pas les films par cœur, car oui, il y en a. « I pity the fou » comme dirait monsieur Té. Un bon point, d’autant que faire une séquence film avec des bonshommes qui sont à la base aussi expressifs qu’un Horacio Caine des grands jours, ce n’était pas gagné d’avance, et pourtant avec quelques mimiques et quelques attitudes de poseurs d’Indiana Jones, on se surprend à sourire. On a aussi droit à quelques moments marquants du film sous la forme de boss de niveau, un peu plus coriaces que les ennemis standards, et demandant une réflexion de pas loin de quatre secondes pour se rendre compte que pour les battre, la méthode « moi voit, moi tue » ne fonctionnera pas. En effet, il faut dans la majorité des affrontements se servir des éléments du décor à détruire ou à construire pour coller des beignes au méchant du moment. Ainsi vous pourrez revivre la scène dans laquelle il faut battre le gros baraqué en courant autour de l’avion, la baston des mômes dans le Temple Maudit, etc. RETOUR VERS LE FUTUR DU PASSE Donc en fait on connaît la fin dès le début. Qui dit adaptation d’un film, dit forcément cela en effet, donc c’est sûr que si vous n’avez jamais vu un Indiana Jones, - 15 -



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