42 n°3 avril 2009
42 n°3 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : guide du savoir vivre geekien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL Blogger AIGRI IRL ou l'art de se regarder le nombril en étant super fier Comme les lecteurs les plus assidus de 42 le savent, la rédaction est avant tout un concentré de bloggeurs. A part Polo et zenito qui nous snobent et qui n'écrivent rien à part leur liste de courses (NDZen : et des commentaires inutiles au milieu des articles des rédacteurs). On est donc forcément bien placés pour dire du mal des bloggeurs en général et de cette fâcheuse tendance à exposer sa petite vie bien tranquille et ses ébats avec des ponayz au plus grand nombre. Bref je vais tenter de décrire en quoi ce mouvement et la "blogosphère" arrivent à me les briser encore plus que l'intégrale des chansons françaises à l'eurovision. En gros je fais mon article de vieux con qui trouve que c'était mieux avant. Warning : cet article contient de vrais morceaux d'aigritude, mais que j'ai essayé d'argumenter dans la mesure du possible. You are unique in all the world Rare, and without compare. The world awaits your insights You are special... juste like everyone else Blogger ou l'art de péter plus haut que son égo Je fais partie des vieux grincheux de l'informatique. J'ai beau n'avoir que 29 ans, j'ai un pc à moi depuis que j'ai sept ans, je programme depuis que j'en ai huit, et je joue depuis tout aussi longtemps. Avec la démocratisation d'internet, j'ai été content puis totalement atterré par l'émergence du phénomène du blogging. En effet, ce nouveau moyen d'expression a été créé afin de permettre à des novices en programmation de tenir un site en ne produisant que du contenu et en faisant abstraction de la technique. Avec une telle avancée, le système ne pouvait qu'attirer une population avide de raconter plein de choses. Seul problème les gens sont chiants et n'ont rien d'intéressant à raconter. Suffit d'aller faire un tour sur n'importe quel skyblog où KevinJeanAbdelLegolassDu93 nous explique que ça c'est lui et ses tepos, que ça c'est la meuf dont il défoncerait bien le boule, et que lolol il a trop kiffé le week-end dernier avec sa bande de bogoss pour comprendre la vacuité et l'intérêt de ce type de site. Mais dans l'absolu, ce type de blogs ne me dérange pas. Après tout il permet de partager des photos inintéressantes avec ceux qui veulent bien les regarder, mais surtout évite dans la plupart des cas de donner des avis sur quoi que ce soit. Les philosophico-emo-style Cette tendance nombriliste est encore plus accentuée sur ces facebook-like où Maintenant le monde entier sait pourquoi personne ne t’écoute vous pouvez parfois savoir ce que les gens mangent, s'ils ont fait caca ce matin et avec qui ils vont coucher ce soir. Une sorte de projection de sa vie, en espérant qu'elle intéresse quelqu'un pour être absolument sûr qu'on existe et ainsi la légitimer. Pour résumer en des termes plus simples, je blog car ainsi j'ai l'impression de ne pas être un humain comme les autres. Quiconque a parcouru ce type de blogs ne pourra qu'être abasourdi devant les enchaînements de platitudes et de réflexions philosophiques indignes d'une conversation entre piliers de comptoir que l'on peut y trouver. D'ailleurs on pourra s'amuser si on lit certains d'entre eux à trouver un rapport très régulier entre la solitude de la personne et son aptitude à pondre beaucoup de posts de cet acabit. Là encore, cette typologie de blog ne me dérange finalement pas plus que ça dans la limite où pour vivre, ils ont besoin de lecteurs compatissants se reconnaissant dans les pauvres aventures totalement banales et superficielles du bloggeur exposant ou fantasmant sa vie, ses rencontres, ses prouesses au pieu ou ses choix musicaux qu'il pense originaux - 54 -
IRL mais qui ne sont qu'une décalque d'un mouvement comparable à celui des moutons de Panurge. Bref, ils se regardent le nombril pour tromper la solitude et donner un sens à leur existence, mais finalement ils ne font de mal à personne. Tout juste risquent-ils d'attirer leur quota d'émos compatissants, se reconnaissant dans l'exposition brutale d'une vie terne. La blogosphère ou l'incarnation de la bêtise Non, ce qui m'agace par dessus tout, c'est une frange de la population, souvent constituée de parasites dont le métier est le référencement web. Ces crétins aiment se distinguer de la masse en disant qu'ils font partie de la blogosphère. Sous ce concept pompeux se cache la plus grande machine à vide jamais créée sur le web... Et ils se divisent en plusieurs catégories que je vais tâcher d'énoncer ici, en expliquant pourquoi ils m'énervent. Ben oui, faut bien argumenter de temps en temps sinon euh... y'a des chatons qui meurent. Enfin il paraît. Première catégorie de sangsue : l'influenceur L’ANTICONFORMISME N’a jamais eu autant de succès Ce terme générique désigne une catégorie de pique-assiettes particulièrement irritante. Le genre qui s'invite chez vous, vide le frigo, viole votre chien et pisse sur le canapé avant de partir en criant et en rotant. Un peu comme une Lyrya qu'on lâcherait après un sevrage trop important de docteur Who. Ces crétins ont bien fait leur travail de référencement et sont donc lus. Ils sont donc invités aux avant-premières et autres lancements produits puisqu'ils sont vus comme étant des leaders d'opinion. Perso ça me fait mal qu'on puisse penser un instant que je pense comme eux, mais bon rien de grave jusque là me direz-vous. Oui mais. Oui mais... l'influenceur est avant tout un gros tâcheron inculte utilisé par les marketeux pour relayer un message préformaté. Suffit de regarder de quelle manière ces blogs répètent les mêmes arguments prémâchés à chaque nouveau produit présenté. Pire, ils ont accès par exemple à des avant-premières qu'ils critiquent avec euh ben je ne sais même pas si on peut appeler ça des critiques. Petit exemple. Le jour où j'écris cet article, Watchmen sort au cinéma. Extrait du blog d'un de ces glands : "L’histoire est particulière tout comme la façon de filmer [...] et le niveau de détail : quand quelqu’un se fait couper un bras, on n’en rate pas une miette (ou pas une goutte). L’ensemble est constitué de flash-backs, d’un gros bonhomme bleu qui se balade à poil et qui gâche un peu tout. Je suis pas sûr d’avoir aimé totalement... mais pas détesté non plus".. Que dire devant un tel niveau de bêtise crasse, concentré de non-information, de remarques prouvant que le susnommé gland n'a ni culture cinématographique, ni goût, et regarde le tout avec un dédain certain... Va comprendre pourquoi on leur propose des accès aux avant-premières... Ne voyez pas dans cette dernière remarque une quelconque jalousie de ma part. C'est plutôt que je me demande pourquoi on demande à des mecs qui n'aiment pas le cinéma de le critiquer... C'est un peu comme si on demandait à Gilbert Montagné son avis sur une exposition de peinture... AIGRI IRL Deuxième catégorie de sangsue : le buzzeur Un des gros termes à la mode en ce moment dans le petit monde clos de l'internet multimédia 2.0 interactif est le "buzz". Tel un Mickael Vendetta en mal de reconnaissance, il consiste à faire parler de soi de manière importante (en général pendant une courte durée). Certains blogs se sont donc fait une spécialité de recenser tous les tip top buzz de l'internet multimédia 2.0 interactif pour montrer qu'ils sont trop hype cool wesh - 55 -



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