42 n°3 avril 2009
42 n°3 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : guide du savoir vivre geekien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA LA DOUBLE CRITIQUE quentable donc. Ce personnage est complètement génial (et encore plus dans le comics) de par son look (quand même, le combo imper-chapeau-masque, ça en jette un max) mais surtout de par ses répliques et monologues (son « 1-0 » en prison m’a provoqué des frémissements à l’entrejambe) qui ébouillantent de la chauve-souris flamande à la clé de 18, une marque fabrique de Moore dont on avait pu se délecter déjà dans V is for Vendetta. Le côté dérangeant de Rorschach, c’est qu’il a pas tort… Il faut être honnête, la façon dont il dessoude direct (rect) les ordures qu’il croise, on ne peut que plussoyer et en plus ressentir ce petit moment d’excitation très humain au moment où il saisit le hachoir. Rorschach est donc parano, mais… il est opiniâtre et plutôt clairvoyant (et puis il distribue quand même de bonnes baffes), ce qui le rend d’autant plus attachant. (Un petit côté Wolverine ?) D’ailleurs, les bourrepifs, on en a vu quelques-uns… N’oublions pas les seconds couteaux qui sont tous relativement bien traités sauf le Hibou. Le Hibou, méga looser in zi death bedonnant a été transformé en faux-moche-plutôt-beau-gosse, erf, dommage. Le reste des personnages est plutôt fidèle (quand même bien géré le Doc Manhattan, ça devait pas être facile), et le Spectre Soyeux (T_T) n’est pas ridicule lors des scènes de combats, pas mal du tout, faut avouer. Tonight, we dine …... sans les dents Zack Snyder aime les pains dans la gueule, c’est une évidence, tout comme il aime les ralentis sur les lattages faciaux. Ça aurait une tendance à être gerbant si c’était fait avec des Moon Boots sur les pieds (qui a dit « Mickael Bay » "None of you understand. l'm not lockedup in here with you. You're lockedup in here with me ! " Parce que Watchmen sans Rorschach, c’est comme les experts sans Horacio Caine. au fond ? Un bon point pour toi petit) et dans des circonstances sans cesse similaires (mais si, avec la musique débile) sauf que… là, ça roxx. Oui ça roxx parce que ça accentue la violence de l’impact, ça fait ressortir la puissance des coups et la rage déployée (Owi le cassage de bras). On a donc à peu près les mêmes ralentis que dans 300, ça peut en saouler certains, moi j’adore (l’abstrait, désolé, quota blague de merde toussa). J'ajouterais même que le Spectre Soyeux n'est pas ridicule (plutôt classe en fait) lors des combats, et ça, franchement, c'était pas gagné d'avance... Bon ça tabasse, ça tabasse, c’est bien beau tout ça, mais et l'ambiance alors ? The Golden Age of Grotesque Ce que j’ai énormément apprécié dans ce film, c’est le tout début. La « mort » des héros : les Minutemen morts ou à l’asile, les héros représentants l’inverse de leurs idéaux, l’interdiction pure et simple des masques. « Mais il est où le rêve Américain ? » « Le voilà ! ». Phrase lourde de sens d’un Comédien désabusé à un Hibou qui l’est probablement encore plus… L’ambiance glauque atteint son paroxysme avec la tentative de viol sur le premier Spectre Soyeux et les répliques de Rorschach qui foutraient le kikitoutdur à Familles de France. Le point culminant est bien sûr cette fin digne d’une tragédie grecque qui représente le parfait point culminant d’une intrigue rondement menée. Si on se retrouvait dans la même situation, que ferait-on ? Putain d’Alan Moore… laisse mon cerveau tranquille (à supposer qu’il ait fonctionné un jour). On en vient donc à penser que la magnifique fin ne pourrait en aucun cas être différente et que la dose tragique qui y est implantée est absolument superbe et indispensable (comme les jeux de mots alakon de Cerb'quoi). Watchmen représente donc la fin de l’innocence, l’espèce de gros mal de crâne du Dimanche matin donc on sait qu’il est inévitable mais bon, tant pis, on fera avec. On peut aisément faire une analogie avec la Guerre Froide qui a tant terrorisé le monde (et qui est un peu le leitmotiv du film) à la fin du précédent siècle pour se rendre compte que Watchmen a un côté politique assumé. Il ne sera pas le dernier, car le 22 Mai 2007, Captain America meurt, assassiné pour ses idées, à cause de son meilleur ami, tiens, ça me rappelle vaguement un truc ça… y'a pas à chier, avec des costumes de merde comme ça, qu'on me dise pas que Superman y est pour rien ! L’esprit d’Alan Moore devait probablement roder dans le coin... Polo - 34 -
CINEMA Watchmen : La critique négative Un film, deux critiques opposées, choose your path ! Préambule : j'ai vraiment aimé Watchmen, mais c'est pas une raison. D'après certains, 42 est un webzine de geeks ingrats et aigris, et je vais le prouver en tentant de faire preuve d'une belle mauvaise foi argumentée. De toute manière Watchmen c'est de la merde. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous parler de l'histoire ce comics, de toute manière soit vous l'avez lu, soit vous êtes indignes de vous autoproclamer geek. Eh oui c'est comme ça. Et non môôssieur du fond, on ne resquille pas. Et puis de toute manière notre spécialiste comics maison, à savoir Polo l'embrouille, pourrait vous en parler pendant des heures en vous expliquant pourquoi dans la 4ème case de la page 37 il y a du vert. Faut dire qu'il a pas grand chose à foutre de ses journées... Mais autant le comics était bien, autant le film pue sévèrement, à tel point qu'un tonton Crap tout droit sorti de la naphtaline sent meilleur. C'est dire... Ctrl-C/Ctrl-V Déjà faudra que je comprenne l'intérêt qu'il peut y avoir à faire une décalque presque case par case d'un comics pour le mettre au cinéma. Une BD et un film, ça ne se savoure pas de la même manière, chacun ayant sa propre grammaire, son propre style, ses propres schémas narratifs. Pour ceux qui ne comprennent pas les phrases avec des mots de plus de trois syllabes, on fait pas danser du jump style à un handicapé moteur. Disons qu'avec un parti pris de faire un copier/coller de l'œuvre originale, on se demande quelle est la réelle valeur ajoutée créative de Snyder... Surtout qu'en l'occurrence le mécréant à plutôt tendance à enlever pas mal de matière, en faisant des coupes dans l'histoire ou dans des intrigues parallèles, histoire de rendre son film plus djeunz... Au moins on a de la chance, il n'a pas fait comme dans 300 en nous sortant des éphèbes se battant au ralenti sur une musique bourrine. Ah si, par exemple dans la scène de la prison. Bon ben j'ai rien dit... Snyder c'est quand même le seul mec qui filme tout au ralenti. C'est d'un lourddddddd heureusement qu'on ne lui a jamais confié un épisode de Derrick, sinon c'était suicide collectif assuré... Y'a pas d'action Watchmen, c'est deux heures et demie de film. Et quand on reste aussi longtemps sur son fauteuil on aime que ça bouge un peu. Eh bien non, Watchmen, c'est deux pauvres scènes d'action, filmées au ralenti pour qu'on ait l'impression qu'elles durent plus longtemps. Et encore, faut voir le niveau... un pauvre type en sous-batman et une potiche en cuissarde et latex moulant en train de kicker des ringards à coups de hauts talons. Haha même dans 300 c'était moins ridicule. Et puis franchement se taper deux heures de palabres avec un gros bonhomme bleu, une sorte de schtroumpf radioactif qui ne peut s'empêcher de nous mettre son zgeg géant sous les yeux, c'est chiant. Très chiant même. Pas tout à fait autant que Benjamin Buttozzzzz zzzzzz zzzz... hein ? Ah, pardon. Oui donc pas autant que le film-avec-Brad-Pitt-qu'on-ne-peut-pasnommer-sinon-on-dort, mais presque. La B.O. fume la moquette Avec des choix artistiques aussi douteux, on pouvait au moins espérer une bande originale plus soutenue. Mais non, Zack Snyder nous ressort sa vieille compile des tubes des années 80, passant sans vergogne de Bob Dylan à Nena (99 red ballons), avec un goût qui fait passer La queue-leu-leu de Bézu comme l'avant garde de la nouvelle scène super hype du moment. Et puis franchement, mettre une pauvre chanson folk en intro pour un film de super héros... n'importe quoi, pourquoi pas mettre du hard rock satanique sur les Teletubbies, du Dorothée dans les films d'horreur et Ce matin un lapin a tué un chasseur comme B.O de Spiderman 4. Déjà qu'on s'ennuie de les voir parler pour ne rien dire pendant des heures, si en plus c'est pour se faire détruire les oreilles... En vrac... Il y a encore tout plein de choix douteux dans ce film, mais je les cite en vrac : la fin totalement naze (elle est où la baston d'enfer qu'on attendait ?), des super héros qui n'ont pas de pouvoir à part Manhattan, et pourtant le masque de Rorsach bouge tout le temps, du full frontal nudity masculine plutôt que de nous mettre le Spectre Soyeux à la place, le personnage le plus intéressant qui se fait tuer au bout de deux minutes... Les raisons ne manquent pas de conspuer ce film mais je m'arrêterai là par charité d'âme..et surtout parce qu'en fait j'ai trop kiffé ma race, mais ça faut pas le dire Bebealien LA DOUBLE CRITIQUE - 35 -



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