42 n°28 déc 11/jan 2012
42 n°28 déc 11/jan 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de déc 11/jan 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : OSS 117.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA CRITICAGE OSS 117 Le plus grand espion de tous les temps est un Français. Ce mois-ci, c'est thématique espion ! Du coup, taktak, je vais vous parler d'OSS 117. Comment ça, non ? Ah bon ? Un mois de retard ? Ah ouais, quand même. Pas grave, ils y verront que du feu... T'inquiète Cerb' ! Un jour, en allant au cinéma, je passe devant une affiche d'un film appelé "OSS 117" avec Jean Dujardin. Vu qu'à l'époque, Jean Dujardin c'était un peu Kad Merad aujourd'hui (aka "je joue dans 2 films français sur 3, et comme c'est des films français, bah c'est de la merde »), ça ne m'avait pas plus attiré que ça. Pas du tout même. J'ai donc passé mon chemin non sans lâcher un "paye ta vieille pompe pourlingue de James Bond". C'est fou ce qu'on peut se tromper des fois... Qui est OSS 117 ? Dès l'affiche, on sent que le personnage campé par Jean Dujardin est con OSS 117 s'appelle en réalité Hubert Bonisseur de La Bath (c'te nom de lose, m'enfin c'est mieux qu'un nom tout pourri comme... Euh... Je sais pas trop... Noël Flantier par exemple) et c'est un personnage de fiction. Il est le personnage principal de 88 romans d'espionnage écrits par Jean Bruce (puis sa femme et ses enfants). Mais tout ça, au fond, on s'en branle. Nous, on va pas parler de cet OSS 17-là, mais d'un autre, très clairement plus awesome. Parce que oui, con de moi, quand le film est sorti au ciné (comme je l'ai mentionné dans mon intro que vous avez peut-être/pas du tout/rienàbranlerdetonintrosacdefiel lu), j'ai été repoussé par ce que pouvait être ce film. Et puis un jour, on m'a dit "mais non, y a plein de vannes cradingues et racistes dedans, tu DOIS voir ça". Alors bon, j'ai regardé OSS 117, avec une bande de geeks complètement bourrés aimant les vannes racistes (comme moi, quoi). Des mecs normaux, quoi ! Tintin au Congo v2.0 Jean Dujardin campe donc le fameux OSS 117. Un style très clairement Sean- Conneriesque, une péloche ("James Bond"), et, ô joie, une savante façon de - 28 (42lemag.fr) -
CINEMA La meilleure comédie (française) depuis "Le Dîner de cons ? " Problem ? reprendre tous les ingrédients kitchs de ces films (le volant en voiture, la coupe de cheveux, les phrases d'accroche débiles qui permettent de buttseks, etc.). Le côté parodique est extrêmement bien réussi et ce fut plus qu'une bonne surprise. Mais, la force des films OSS 117, ce n'est pas ça, c'est la façon dont le personnage a été utilisé. Le personnage d'OSS 117 version Dujardin est au sommet de la connerie humaine : macho, raciste, ringard, débile et, disons-le, complètement con. Les films OSS ressuscitent Tintin au Congo en poussant le bouchon encore un peu plus loin. Le défilé de vannes racistes et misogynes est un bonheur de tous les instants (les vannes sur les juifs dans "OSS 117 : Rio ne répond plus" sont un must de chez must). On a beau connaître tous ces stéréotypes sur les ethnies, religions, modes de vie ; les voir énoncées avec l'aplombde Jean Dujardin, en toute simplicité, sûr de son fait, est tout simplement magique. juifs/arabes/femmes. Ce qui est très fort, c'est cette capacité qu'il a d'ajouter du "second degré - sérieux" (comme Tom Cruise dans le sympathique Knight and Day) en toute décontraction. Dans son entreprise, Jean est très bien aidé par le réal, qui lui permet de se mettre en valeur via les différents clichés collant à la peau du meilleur agent de Sa Gracieuse Majesté. Jean Dujardin illumine tout simplement ces deux films. Sa capacité à être complètement con est grandiose. Ça a l'air débile dit comme ça, mais jouer un con aussi bien que ça, c'est pas donné à tout le monde. À la louche, le dernier qui m'avait autant marqué, c'était un certain Jacques Villeret. Y a pire comme référence. En règle générale, je déteste le cinéma français, à quelques exceptions près, surtout venant de la fameuse bande du Splendid. Je dois même dire que depuis le fantastique Dîner de Cons, le cinéma français (surtout celui de comédie), ne m'a plus jamais fait bander, mais là, avec OSS 117, ça change tout. Jean Dujardin est impayable dans ces deux excellentes comédies que sont "Le Caire nid d'espions" et "Rio ne répond plus" et la fraîcheur qu'il apporte à son personnage à grand renfort de vannes racistes/homophobes/sexistes/antisémites est un régal de tous les instants. J'ai vu ces films (surtout le deuxième) un nombre conséquent de fois, avec des potes, de la bière et tout ce qui va bien avec et il est strictement impossible de s'en lasser. J'ai beau connaître les vannes par cœur, j'en rigole toujours autant (la claque sur Heinrich et les discussions avec les agents du Mossad me font pleurer de rire à chaque fois). Je pourrais vous parler pendant des heures de ces deux films, parce qu'ils sont juste sublimes, mais, ce que vous devez retenir, c'est que si vous avez un film à voir entre potes pour vous marrer, OSS 117 est LE film à absolument voir. C'est simple, cette comédie a tout pour elle. Et n'oubliez pas, on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. Polo CRITICAGE Et le meilleur, c'est le côté naturel de Jean Dujardin lorsqu'il sort ses conneries à la chaîne. Les lettres de noblesse de Jean Dujardin Notre bon ami Jean respecte à la lettre les grandes lignes du code "Sean Connery". Les fringues (jusqu'au marcel), la coupe de cheveux, la gestuelle, les poses, les fusillades, le timbre vocal, la répartie, bref, tout. Le mimétisme est des fois tellement poussé qu'on s'y croirait, enfin, jusqu'à une vanne sur les L'homme au pistolet d'or - 29 (42lemag.fr) -



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