42 n°28 déc 11/jan 2012
42 n°28 déc 11/jan 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de déc 11/jan 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : OSS 117.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO l’obteniez. Tout dépend de vos choix durant le (long) jeu et elle arrive quasiment à la fin. DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE "Grunt ! J'aurais pu être l'héroïne principale si on ne m'avait pas foutue aussi tard dans le jeu." Mais voilà, il y a ENCORE des points négatifs, et le prochain, c'est le pire de tous ! Genre coef 9 au bac ! Si tu le rates, autant dire que c’est foutu. Ce point noir est… le scénario ! Dans un RPG ça ne pardonne pas ! Celui-ci est lent, MAIS LENT ! Pour atteindre l’histoire centrale qui, elle, vaut le coup : il faut passer 30 heures de jeu sur une planète de teubés. Tu passes un temps fou à parcourir une seule et bête planète pour aller à la capitale avant de revenir sur tes pas, pour repartir encore, puis pour revenir, etc. Les terrains d’exploration sont vastes et des fois on enchaîne des donjons sans save panel (ouille). Okay, on en a pour son fric, mais franchement c’est mal dosé. Ajoutez à la cuisson : des personnages ineptes et insipides ! Fayte le héros est énervant car indécis en long en large et en travers. Cliff le bourrin prétend avoir deux neurones et se la joue baba cool au mauvais moment. Shophia est la cruche naïve qui ne sert à rien mais que le héros veut gauler (pardon : retrouver) et je ne parle pas de l’autre crétine du cirque dont je ne me rappelle plus le nom tellement elle est énervante au bout de 8 secondes. En fait, il n’y a que le personnage de Nel qui n'est pas mal. Les autres, j’en parle pas car ils arrivent bien trop tard dans le jeu pour en profiter pleinement (à cause du système de leveling, mais j’y reviendrai). Maria aurait pu être un meilleur perso si elle avait été placée plus tôt dans l’histoire. Mirage aussi, mais c’est même pas sûr que vous Enfin bref : c’est la misère. Opération « Hardcore » D’autant plus que le jeu est âprement difficile et possède un système de leveling exponentiel très lent. Oui je sais, à la base c’est la marque de fabrique de Tri-ace. Pour passer les niveaux il vous faut vraiment pas mal d’XP. Or, la différence de puissance demandée entre les donjons vous force parfois à leveler quelques heures pour espérer avancer dans l’histoire. En fait, il faut remplir une jauge qui vous permettra dans d’autres combats d’avoir des bonus comme triple XP ou triple pognon gagné. Mais cette barre peut être cassée très facilement par l’ennemi. Faire donc des combats au top niveau à la chaîne est très compliqué. Quand on reçoit les nouvelles recrues dans l’équipe (qui sont de niv inférieur), cela ne motive pas à les booster. Et pour encore plus pimenter la difficulté : le mode création. L’idée en soi est bonne. Votre équipe peut créer des objets, des armes, des armures ou des items de guérison s’ils passent du temps dans des ateliers et s’ils y investissent assez d’argent. Cela donne au jeu un côté « craft » pas dégueu… sur le papier. Car vous êtes en concurrence avec d’autres inventeurs, et les meilleures armes et armures ne peuvent venir que de là ! Et pour en créer : Mais n'oublions pas les mecs homo, non plus. Ne soyons pas sectaires ! On prend les définitions et les codes du shonen manga : jupette ultra courte pour générer de la chaleur dure dans le bas-ventre des ados boutonneux. Ajoutons aussi qu'elle est lesbienne pour encore plus exciter les per... les joueurs. faut du fric ! (retour au problème des combats). Et enfin si vous n’arrivez pas à les créer ou à les acheter plus tard (à prix d’or), autant ne pas aller au boss de fin. Celui-ci est un bon calvaire à jouer, ce qui en soi est idéal pour un boss de fin, mais il vous faut absolument le meilleur équipement et un bon stock de potions pour gagner. À ma première tentative, mon combat a réellement duré une heure… Et j’ai perdu par manque de potions alors qu'il ne lui restait même pas 2000 HP ! Autant dire que j’ai été dégoûté durant très longtemps. Faut dire que l’I.A. des sidekicks est nulle, et on peut mourir par manque de MP. Un autre truc qui peut dégoûter dans le jeu ? Les longueurs en parlottes ! Okay, c’est doublé en anglais, et heureusement c’est zappable. Mais on se tape des clichés, et des rebondissements scénaristiques téléphonés à la tractopelle, ce qui devient lourd à la longue. Opération « But why ? » C’est quand même dommage tout ça. C’est pas un gâchis, mais je connais peu de personnes qui ont fini le jeu sans se plaindre. Car mine de rien, et c’est LÀ où je me raccroche au thème du mois, le scénario est intéressant. Attention, je parle de la vraie histoire, celle qui intervient au bout de 30 heures de jeu idiotes - 20 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO sur la planète pourrie ! J’vous spoile parce qu’après tout vous ne raterez pas grand-chose. Le père du héros a créé trois armes de destruction massive : trois gamins qui possèdent le pouvoir de symbologie. Tout le monde poursuit ces gosses car on croit que ça va apaiser les conflits entre les planètes. Mais les dieux entrent dans la danse et ne sont pas contents ! La magie symbologique, c’est LEUR truc ! Pas question que les races inférieures s’en servent ! Faut pas déconner, sinon ils risquent de perdre leur trône nanmého ! ! En bref : ils veulent détruire l’univers entier avec des Megazord d’anges ultra balaises (pas des tempêtes d’eau de lopettes). Tu parles, Charles ! Le vrai but des trois gosses est d’aller castagner les dieux sur leur terrain ! Alors ils y vont, bras dessus, bras dessous, en sautillant comme des sauterelles, sur un arrière plan arc-en-ciel. Bon en fait, ils trouvent un portail sur une planète dévastée (une partie TRÈS dure à jouer également) et passent de l’autre côté… Pour découvrir un monde paisible, sans dieu sanguinaire mais juste une ville pépère avec des gens qui vont au travail, regardent l’holoTV, achètent des trucs… Nos héros se demandent alors si le papounet n’avait pas fumé des joints. Arrive enfin un gosse qui leur raconte la triste vérité. En fait, les membres de votre équipe sont des personnages d’un jeu vidéo réel qu’il adore. Ce jeu a été créé dans un pan précis de l’univers et très fermé. Quant à la symbologie, c’est le code de programmation. PAF ! C’est là où moi j’ai commencé à le trouver intéressant ! Une mise en abyme ! Yo dawg chez Tri-ace on joue à un jeu vidéo avec des personnages qui jouent dans un jeu vidéo ! Bon ok c'est très psycho cette histoire. Simplement moi, ce qui m’a particulièrement plu, c'est qu’ils sont entrés dans la « réalité » et cherchent donc à casser le cycle infernal. C’est quand même dommage d’avoir attendu 40 heures de jeu ineptes pour finir les 5 dernières sur quelque chose de passionnant. Opération « Merci de m’avoir spoilé » De rien, autant donc vous raconter l’histoire jusqu'au bout. Le jeu vidéo dit « en ligne » est une attraction d’un parc de ce nouvel univers. Les gens s’y connectent et y sont téléportés dans les mondes qui les intéressent (Moyen-Âge, Science-Fiction…). En somme, nos persos ne sont que des PNJ aux yeux de la boîte qui les a créés. Des PNJ vivants, mais créés artificiellement. Et leur univers n’est qu’un MMORPG. "C'est à moi qu'tu parles ? Parce que chuis black ? Euuuuhh... Blanc ? " Alors pour faire quelque chose en adéquation avec le jeu sur lequel vous jouez : vous allez castagner le PDG de la boîte. Vous vous ferez aider par une des programmatrices du jeu qui retourne sa veste et vous considère comme des êtres humains. L’idée est donc de restaurer le jeu (enfin votre univers) en lançant un back-up PUIS de le fermer pour cesser d’en devenir une sorte de musée, afin de laisser les gens à l'intérieur tranquilles. Mais bon, le PDG c'est le vilain méchant, car voyant que les PNJ de son MMO se rebiffent et qu'ils ont réussi à hacker le jeu en créant la symbologie, il a décidé d’envoyer tout seul des antivirus que sont les anges afin de tout effacer. Donc ! Après un palais interminable, vous arrivez enfin devant le gars pour qu’il vous donne les copies de sauvegarde de votre univers. Vous y arrivez au bout d’une heure de châtaignes. Tout le monde est content et retourne chez lui, sur un fond bleu et un arc-en-ciel, mais avec cette fois en plus de l’herbe bien verte sous les pieds, des arbres fruitiers à côté, des fées virevoltantes tout partout, une licorne qui chante « We are the champions », etc. Opération « Tout ça pour ça ? ? » Vous comprenez donc le dégoût de nombreux joueurs (et le mien) ? Cette mise en abyme dans un jeu est très intéressante, et pas du tout courante pour ce genre de support qui plus est. Bon c'est plus psychologique que visuel, mais il y avait donc un gros potentiel pour faire quelque chose de bien awesome ! Genre une histoire épique. Peut-être au risque de voir un truc compliqué et tordu, mais Tri-ace n’avait pas la réputation d’avoir froid aux yeux. Et le résultat est quelque chose de mitigé. Pas mauvais, mais on a certainement vu mieux. Bonnes musiques, graphismes intéressants ayant TRÈS mal vieilli et une difficulté atrocement mal dosée. Moi en tout cas, ça m’a achevé de jouer à des RPG sur PS2 pendant un long moment. FF10, linéaire et gnangnan, y est peut-être aussi pour quelque chose. En tout cas, je me suis retranché sur Tales Of Symphonia à l’époque. Mais bon il ne faut pas perdre espoir non plus. Car après tout, d’autres RPG ont vu le jour sur PS2 dont Odin Sphere (digne successeur de Princess Crown), et surtout Dragon Quest 8. Bobcat DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE - 21 (42lemag.fr) -



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