42 n°27 novembre 2011
42 n°27 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 91

  • Taille du fichier PDF : 19,0 Mo

  • Dans ce numéro : introduction à la cryptologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA rendrez compte qu'il est criant d'actualité. Que la façon dont l'espèce humaine a fini est triste et plausible. DOSSIER CINOCHE Une partie du récit se déroule dans l'espace, mais l'important n'est pas là. Car il n'est là que pour meubler, pour ainsi dire, le récit. Parce qu'il faut bien trouver un moyen pour les gugusses d'arriver sur cette fameuse planète où tout est renversé. La véritable réflexion autour de ce livre, est la place de l'être humain. Grâce à son intelligence qui lui permet d'inventer tant de choses, l'espèce humaine progresse-t-elle vraiment ? A vouloir se faciliter la vie, prouve-t-elle réellement sa supériorité ? Et c'est la folie humaine, cette faim de progrès qui cause sa perte. Ah non non, elle n'a pas inventé une intelligence artificielle de fou furieux, ce n'est pas à cause des voyages dans l'espace. Non. Mais à cause de la volonté de déjouer la nature. De jouer contre la nature. II. Premier film, autre point de vue. Eh oui, déjà... Ce constat étant fait, beaucoup de gens ayant vu le film, se diront que c'est au final une mauvaise adaptation. Qu'au final il n'a rien à voir avec le message initial, et que le contexte géo-politique de l'époque (guerre froide, nucléaire etc.) a été un prétexte pour s'écarter. Mais le film de 1968 est en fait un très bon complément, en plus d'une bonne adaptation. Avec cette œuvre, une adaptation ne se résume pas à un respect religieux du récit. Pas de "Putain mais c'est awesome, c'est respecté A LA PAGE PRES §§ Quand il rentre dans la cage de cette manière, c'est trop comme dans le livre". Il ne s'agit pas de calquer le livre sur sa forme, ni sur le fond, point par point. Le fait de reprendre le message initial, en pointant une autre facette de la folie humaine est très intelligent et rend le film complémentaire, et donc encore plus indispensable. Et traumatisant aussi. Super traumatisant, comme ce final constituant le plus grand spoiler de la terre. Le plus fort étant que même après coup, cette ultime scène garde toute sa puissance, que ce soit dans la colère de Heston, ou le plan fixe clôturant le film en silence (aucune musique, rien que dalle, le plan et bim le générique de fin). Et pourtant, dans sa majeure partie, le film respecte très bien le livre. Que ce soit la manière dont les naufragés sont capturés par les singes, ou les détails révélant le passé de la planète. Beaucoup de clins d’œil font référence directement au livre, et la progression générale de l'histoire suit celle du récit original. Il n'y a donc pas de quoi crier au scandale, bien au contraire. Là où le film se distingue, c'est la manière dont l'espèce humaine est décrite. Ceux qui se rappellent du film ont sans doute en tête cet aspect post-apo, laissant supposer qu'une catastrophe majeure a exterminé des centaines de millions d'humains, les laissant à l'état sauvage et hostile. L'évolution fulgurante des singes n'est pas réellement expliquée, et est plus décrite comme le ré- - 40 (42lemag.fr) -
CINEMA l'expression "n'entends rien, ne vois rien, ne dis rien" contestant une vérité qui dérange, n'est-elle pas propre à l'être humain ? III. Les origines, un titre galvaudé et trompeur Quelle ne fut pas ma perplexité à la vue de ce nouveau film sur la Planète des Singes. Cette fois-ci, on veut surfer sur la vague "origins, first class, the beginning, before the terrorific nightmare of doom". Donc on claque un film qui veut décrypter les origines. Ce que la plupart des gens ont en tête, c'est bien la montée en puissance des singes, comment ils ont réussi par avoir la plus grosse. Mais on se penche aussi sur le pourquoi du comment concernant l'homme. Rien que la bande annonce est explicite sur ce sujet. Ah oui, on voit plein de singes faire la fiesta dans les fesses des gens, et une fois sortis du zoo, ils vont sur le pont et niquent tout. Basta, fin du film. DOSSIER CINOCHE Je reviendrai sur le film en lui-même qui est loin d'être parfait sur la forme. Ceci dit, s'il ne colle pas trop au millimètre à ce qu'avait écrit Pierre Boulle (parce que bon une bonne adaptation doit respecter SCRUPULEUSEMENT L’ŒUVRE ORIGI- NALE AU POIL DE CUL PRES SINON C4EST DE L4HERESIE PURE ET SIMPLE), force est de constater que le film ne loupe pas son sujet. Pour une bonne et simple raison. BAM ! Dans ta gueule le spoiler ! sultat de ce qui s'est passé sur la planète. Ce que Heston nous fait deviner à la toute fin du film. Les singes se distinguent de l'homme, car l'homme est dit fou. On voit aussi dans ce film les travers de l'homme "singés" par les singes. Oui je sais, c'est facile de caser une telle expression, mais évidemment qu'elle a lieu d'être. Le rejet de Heston, car différent, est calqué sur le rejet de l'homme vis-àvis d'autres qu'il qualifie de "différents". Et cette scène terrifiante, illustration de La Planète des Singes, ce n'est pas l'histoire de supers macaques. Mais l'histoire de la régression de l'espèce humaine. Dans le livre, l'homme se trouve de l'autre côté du miroir, offrant donc une réflexion pas si conne sur la place des espèces "un peu sous-évoluées, mais Lorsque le film est sorti, le monde sortait d'une crise majeure qui fit serrer les fesses à la terre entière : la crise de Cuba. La méga hantise fut à l'époque l'apocalypse nucléaire, et le désastre causé par une course à l'armement. La prolifération nucléaire mènerait à notre perte. Le film tente de nous faire passer ce message, sans être explicite. Mais on devine aisément que ces débris de la Statue de la Liberté font partie du résultat d'une apocalypse générale. Andy Serkis brille à nouveau. - 41 (42lemag.fr) -



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