42 n°26 sep/oct 2011
42 n°26 sep/oct 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 87

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : les jeux de Tower Defense en flash.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK MIOUSIK chouette. Quoi de plus normal de refaire la même 30 ans plus tard. Sauf que la catastrophe de cette édition est à la hauteur de l'éclatement de la bulle internet (hop quota thématique, c'est fait). Organisation sanitaire à chier (désolé), avec de très graves problèmes d'offre en eau, nourriture et en chiottes, des violences, des viols, un arrêt cardiaque, et un drapeau américain brûlé. II. Quand le biscuit se vautre dans le lait... Limp Bizkit dans tout ça va déclencher des mouvements de foule aux limites de l'émeute, et des violences vont se propager parmi la fosse. Polémique, le groupe est pointé du doigt. Mais qu'à cela ne tienne, en 2000 ils persistent avec l'album "Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavoured Water" (wat le titre...), sorte d'album qu'aurait pu mixer Michael Bay, tellement il symbolise LB dans toute sa débauche. Encore plus accrocheur, mais où Fred DERP semble avoir une putain de mainmise sur le groupe, alors qu'en regardant les autres membres, on se rend compte qu'ils ne sont pas si mauvais et qu'ils tirent plus le niveau vers le haut : John Otto et Sam Rivers constituent une section rythmique d'enfer, DJ Lethal provient de House Of Pain et donc n'a rien à prouver. Et Wes Borland, inutile d'en rajouter. Mais sur cet album en chocolat, on se rend compte que tout n'est que facilité : production bling bling, paroles très profondes (Fred DERP et ses "fuck" à chaque strophe), des morceaux de remplissage... Le succès commercial est là, pour le plus grand plaisir de Fred DERP, mais le succès critique le sera moins, ce qui précipitera le départ de Wes Borland, et avec lui la "crédibilité" du groupe. Car en prenant un autre gratteux, LB se vautre encore plus avec "Results May Vary", violé par la critique, assassiné, brûlé vif. Un échec. DERP trouve le moyen de sortir un best-of à la con, histoire de combler le manque à gagner. Mais voilà, il n'est pas si con Fred DERP, il sait pertinemment que sans Wes Borland, le groupe ne vaut plus grand chose. Ce dernier revient donc, mais décide de prendre les commandes, du moins un peu plus, pour un OMNI dans leur discographie : The Unquestionnable Truth. Aucune promo, aucune annonce, un EP 7 titres "out of fucking nowhere", qui prendra tout le monde à contre-pied. Une musique plus sombre, plus violente, bien plus revendicative déjà, et surtout une production bien plus à l'arrache. DJ Lethal ne sera que très discret sur cet album, premier d'une trilogie conceptuelle (ouais je sais, associé à Limp Bizkit ça fait bizarre). Mais Wes Borland quitte à nouveau le groupe, et c'est la débandade. Il ne reste que Sam Rivers et Fred DERP, après d'autres départs, et la trilogie est avortée. III. Gold Cobra, du venin en or véritable. Et puis d'un coup tout rentre dans l'ordre. Le biscuit se reforme, avec le line-up d'origine, et annonce un album : Gold Cobra. Très vite, un artwork pas trop dégueu circule, et le buzz monte. D'un côté les convaincus "Limp Bizkit est vivant, yeah ! " Et puis le reste du monde : "AH AH Limp Bizkit existe encore ? ! " On croit à la blague, on croit à la farce... De mon côté y a un truc qui me choque, c'est qu'apparemment le trip chelou sur "The Unquestionnable Truth" est bien tombé à l'eau. LB semble revenir à quelque chose plus à leur portée. Les premiers sons diffusés confirment ma pensée : c'est du Limp Bizkit old school pur jus. Alors, reboot à la con ? Come-back de la dernière chance ? Retour en arrière sans saveur ? L'album arrive et fébrilement, je me mets à l'écouter. Et là... Méga surprise. J'ai totalement pris mon pied. Limp Bizkit ne prend personne à contre-pied, mais en même temps surprend son monde. Limp Bizkit nous sort du VRAI Limp Bizkit. Un groove de malade, des morceaux qui prennent direct, et surtout, surtout : des compositions. Chaque morceau se démarque, chaque morceau à sa signature que ce soit le coup du tube imparable avec le morceau titre, le démarrage atypique sur une - 84 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK façon de faire. Même Fred DERP a l'air de dire moins de "fuck" dans ses lyrics. Et c'est suffisamment rare pour être signalé. Alors je vais me répéter : Fred DERP est moins DERP, dit moins de "fuck" (sauf sur l'hilarant "Douchebag"), a plutôt un bon flow, et je dirais même qu'il tire son album vers le haut. Un peu à la manière de Wes Borland, impérial à la guitare, qui nous sort un solo "out of fucking nowhere" sur ce mémorable "Shotgun", au refrain tellement borderline. Je n'ai pas besoin d'en dire plus sur Borland, car il reste égal à luimême. MIOUSIK Donc ce Limp Bizkit est une grosse tuerie que tu nous dis, c'est ça ? rythmique crunk avec "Bring It Back", ou la vraie-fausse similitude avec "Breakstuff" sur "Shark Attack", Limp Bizkit déjoue les pronostics. J'ai réellement apprécié l'album sur ces points, mais sur un autre détail qui, encore aujourd'hui, me surprend : Fred DERP est potable, ultra potable même. Fred DERP n'en fait pas trop pour le coup, reste dans ses gimmicks à la con (les petits "fuck" gentillounets tout ça...), et assure un bon flow, suffisant pour donner le relief que les compos de LB méritent. J'ai même envie de dire que c'est plaisant de l'entendre Fred DERP. Y a une alchimie particulière qui prend automatiquement, comme sur le tout premier album, que je considérais jusque là comme leur meilleur album. Alors forcément, je me pose des questions. Limp Bizkit qui se rachète une crédibilité musicale, c'est impossible ! Et vous faire avaler une si grosse pilule est quasi-mission impossible. Je sens déjà arriver d'ailleurs les tomates farcies aux œufs pourris sur ma tronche. Mais écoutez donc ce "Shotgun" dément, un véritable hymne sorti de nulle part, un truc qui fout la banane comme jamais. Écoutez cette fusion John Otto/Sam Rivers produire des merveilles rythmiques qui n'ont pourtant rien d'extraordinaire techniquement. Ces merveilles sont redoutables d'efficacité, à l'image de tout l'album. C'est efficace, sans fioritures, tout en étant diversifié (ce glacial "Get A Life" super jouissif, peut-être la meilleure prestation de Fred DERP). DJ Lethal apporte sa petite touche, dont on découvre une nouvelle facette à chaque nouvelle écoute. Alors que sur l'EP précédent il était inexistant, il revient en force sur ce Gold Cobra, fait ce qu'il faut, avec professionnalisme. Il y a aussi quelque chose de sobre dans ce nouvel album. Pas de featuring de merde avec le rappeur à la mode, pas de morceaux de remplissage (un ou deux morceaux plus faibles, mais rien de choquant)... Limp Bizkit change dans sa Définitivement le meilleur Limp Bizkit à ce jour, un poil de cul devant le tout premier, dont je vais taire le nom super ridicule et chiant à écrire (Three dollar bill Y'All...). Un poil de cul devant parce que j'ai littéralement pris mon pied à l'écouter. Mais attention, faut pas vous attendre à de la musique complexe et ultra recherchée. C'est du Limp Bizkit, faut relativiser. Mais il étale le dernier Korn en date, déjà. Car beaucoup plus honnête, sincère et juste. Alors que Korn s’essouffle en tentant le coup du retour aux sources brutal, Limp Bizkit réussit à prendre du recul et à faire la part des choses. LB n'invente rien avec cet album, ne nous a pas pondu l'album ultime de l'année 2011, ni un chef d’œuvre musical de haute volée. Et ce Gold Cobra contient ses petits défauts, dont un inhérent à tout album du biscuit : ses outro dissimulés entre chaque morceau. L'annonce du délirant "Autotunage" en fin de morceau, ce break WTF à la fin de "Douchebag"... Mais bon, c'est aussi ça la signature de LB, qui fait tout son charme. Mais j'ai pris bien plus de plaisir à écouter Gold Cobra que 30 secondes de "Bring Me The Horizon". Alors jetez vos préjugés sur le biscuit mou, et jetez-vous sur cet album, qui en vaut LARGEMENT la peine. Draxx - 85 (42lemag.fr) -



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