42 n°26 sep/oct 2011
42 n°26 sep/oct 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 87

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : les jeux de Tower Defense en flash.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK PÈRE MPPPFRCHIER, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE tagne légendaire d'Horai, le troisième une robe en fourrure de rat de feu, le quatrième un joyau provenant du cou d'un dragon et le cinquième un coquillage cauris d'hirondelle. Avouez que c'est quand même autre chose que "Ok Brandon-Denis, si tu m'invites à Flunch on sortira ensemble, et après tu me payeras ce petit top que j'ai vu chez Zara" hein ? Enfin que voulez-vous, autres temps, autres mœurs. Bien évidemment, aucun de ces cinq objets n'existe, et Kaguya compte bien làdessus pour les voir échouer lamentablement. La première réaction des nobles est donc naturellement de s'indigner de l'impossibilité de ces requêtes, ce à quoi Kaguya leur répond : "Ben vous avez bien glandé comme des cons devant chez moi pendant des siècles, juste parce que vous aviez entendu des rumeurs sur ma beauté surnaturelle, donc vous êtes plus à ça près, non ? ", et les seigneurs repartent donc chez eux afin de mettre en place leur plan d'attaque. Le premier objet mentionné par Kaguya est le bol en pierre utilisé par Bouddha lorsqu'il mendiait en Inde. Cependant, le noble chargé d'aller le chercher est une grosse feignasse. Rien que l'aller-retour en bateau jusqu'en Inde prend trois ans. Et une fois là-bas, battre la campagne pour trouver un vieux bol à la con, très peu pour lui ! A la place, il décide alors de prendre des vacances à Kyoto, et après trois ans à glander sur place à passer ses soirées à picoler dans des karaokés, il entre dans le premier temple qu'il trouve, paye au moine une généreuse somme d'argent pour récupérer l'un de ses bols, et après l'avoir enveloppé dans une belle étoffe en soie, l'envoie à Kaguya, sûr qu'elle ne se rendra pas compte de la supercherie. A la réception du colis, Kaguya déballe l'objet, et constatant que le bol ne brille pas de la lumière sacrée de Bouddha comme il le devrait, elle se contente de le renvoyer à l'expéditeur accompagné d'une note "obvious fake is obvious, kthxbye". Le deuxième noble est chargé de récupérer une branche d'arbre de la montagne d'Horai, un lieu mythique censé se trouver sur une île perdue de la mer de Bohai, où il est dit que les arbres sont faits d'or pur, et les branches chargées de pierres précieuses. Cependant, le bonhomme est un pragmatique qui ne croit pas aux contes de fées, et a bien compris qu'il n'a aucune chance de mener à bien cette tâche. Mais il a un plan, et annonce donc à toutes ses connaissances qu'il part à l'aventure et qu'il sera absent pendant quelques années. Accompagné de ses serviteurs, il voyage jusqu'à la côte, et arrivé en bord de mer, il renvoie quasiment tout le monde avant de prendre le large, et c'est la dernière fois qu'on entend parler de lui. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il se présente à nouveau devant Kaguya en habits de voyage trempés par les intempéries, une magnifique branche d'or et de joyaux à la main. Méfiante, Kaguya lui demande de raconter son voyage, mais celui-ci a préparé un bon gros récit bien mytho impliquant moult tempêtes, monstres marins, démons, et combats contre des robots géants, jusqu'à son arrivée providentielle sur l'île abritant le mont Horai où il a pu récupérer la branche qu'il détient. Kaguya est bien embêtée, parce qu'elle n'a pas prévu de moyen de prouver qu'il ment, mais alors qu'elle cherche désespérément un échappatoire pour ne pas avoir à tenir sa promesse d'épouser le monsieur, plusieurs hommes font irruption chez elle, réclamant d'être payés. Les interrogeant, elle apprend qu'ils ont passé les dernières années dans une résidence isolée sur la côte, à confectionner une branche d'arbre en or pour le compte du noble ici présent, et qu'ils aimeraient bien récupérer ce qu'il leur doit maintenant. La tromperie ainsi exposée, Kaguya dédommage généreusement les artisans pour leurs efforts, et le noble n'a pas d'autre choix que de repartir la queue entre les jambes, donnant naissance au célèbre dicton japonais : - 76 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK "Joaillier mal rémunéré, client cockblocké". Notre troisième larron lui a pour mission de trouver une robe confectionnée à partir de fourrure de rats de feu vivant en Chine. Ouais, je sais, la fourrure de rat ça vend un peu moins de rêve que le bol sacré de Bouddha ou une branche chargée de pierres précieuses, mais d'après la légende la fourrure de rat est vraiment de toute beauté. Elle est comme ça Kaguya, un peu fashion victim sur les bords. Bref, ayant un ami très fidèle vivant en Chine, le noble lui envoie donc une grosse somme d'or, ainsi qu'une lettre lui demandant de retrouver pour lui cette fameuse robe. Recevant la lettre, l'ami est un peu ennuyé, parce qu'il n'a pas la moindre idée de l'endroit où peut se trouver une chose pareille, mais il ne veut pas décevoir son grand pote, et envoie donc des messagers aux quatre coins de la Chine demander à tous les prêtres du pays s'ils n'ont pas une robe de rat de feu en réserve dans les trésors de leurs temples, mais où qu'ils aillent, ceux-ci reviennent bredouilles. En désespoir de cause, l'ami finit par interroger les clodos qui zonent en bas de chez lui, et là, magie du deus ex machina, l'un d'eux se souvient qu'il y a longtemps son grand-père a mentionné avoir vu un objet de ce genre dans un temple au sommet d'une lointaine montagne. Ni une ni deux, des serviteurs sont envoyés sur place : ils ne trouvent que des ruines au sommet de la montagne, mais en fouillant les décombres ils trouvent enterrée dessous une boîte contenant une magnifique robe faite d'une étrange étoffe rougeoyante. Fou de joie, l'ami envoie promptement cette robe à son pote au Japon, qui s'empresse d'aller la montrer à Kaguya, qui comme d'habitude joue la sceptique. Remarquant "+100% de résistance au feu" dans la description de la robe, et que d'ailleurs, la légende affirme que plongée dans le feu, la fourrure devient encore plus resplendissante, le noble décide donc de prouver sa bonne foi en plongeant la robe dans le brasier le plus proche, et là vous aurez aisément deviné la suite, la splendide robe se trouve immédiatement réduite à l'état de cendres. Bref c'est la grosse honte, et hop, un prétendant de moins ! Passons donc au noble suivant, à qui Kaguya a réclamé un joyau coloré accroché au coup d'un dragon. D'un naturel plutôt lâche, celui-ci ne se sent pas trop de risquer sa vie à chasser le dragon : il rassemble donc tous ses serviteurs, leur fournit une somme d'argent pour leur expédition, et leur ordonne de ne pas revenir sans le joyau du dragon. Ceux-ci prennent donc congé, quittent leur maître, et s'installent dans une autre ville, car curieusement ils ne sont pas plus enthousiastes que ça à l'idée de partir à la poursuite d'une créature soit imaginaire, soit létale. Pendant ce temps-là, persuadé que ses serviteurs reviendront victorieux, le noble fait construire un somptueux palais destiné à accueillir Kaguya une fois qu'elle l'aura épousé. Un an s'écoule, et toujours personne ne revient. Furieux, le noble décide donc finalement de prendre les choses en main, rassemble une bande de marins, et leur ordonne de l'emmener en mer pour trouver le dragon. Là encore, les hommes engagés ne sont pas super motivés, mais l'or du seigneur les convainc finalement, et les voilà partis. Au bout de quelques jours une violente tempête s'abat sur l'embarcation. Terrorisé, le noble ordonne à ses hommes de le ramener chez lui, et un gros malin en profite pour lui dire "c'est sûrement le dragon qui nous envoie cette tempête parce que vous voulez le tuer, vous devriez vous excuser et lui jurer que vous allez abandonner cette quête, lol", ce que le seigneur s'empresse de faire. La tempête finit par se calmer, mais le seigneur est tombé gravement malade pendant, et les marins le débarquent donc sur l'île la plus proche, le temps qu'il guérisse. Même après son rétablissement, il refusera catégoriquement de monter sur un bateau, et passera donc PÈRE MPPPFRCHIER, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE - 77 (42lemag.fr) -



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