42 n°26 sep/oct 2011
42 n°26 sep/oct 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 87

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : les jeux de Tower Defense en flash.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BD/COMICS DOSSIER DÉCOUVERTE de force de Miller, avoir rendu les comics (beaucoup plus) adultes. Outre le scénario, l'aspect graphique des comics de Miller détonne (quand il ne dessine pas, il fait équipe avec des monstres sacrés comme John Romita Junior qui a un style qui convient parfaitement à DD). Fini le "conventionnel", place à quelque chose de nouveau. Frank Miller utilise énormément les contours des cases pour ses intrigues. Les traits sont vifs, simples, brutaux et ils "découpent" littéralement les dessins. Tout devient plus anguleux, plus direct, plus froid, plus dur, plus épuré, en un mot comme en cent : plus violent. C'est ici que l'héritage manga de Miller s'exprime. Il joue énormément sur les visages, leurs traits et les couleurs. Il n'est pas rare de voir des pages entières avec très peu de traits, de textes ou de couleurs (noir-blanc-rouge suffisent la plupart du temps). Frank Miller pose ses idées et émotions d'une façon nouvelle, plus claire et brutale que jamais. Putain de génie Et noir Oui, très clairement, y a pas mieux pour le décrire, Frank est un putain de génie. Quand on voit ce qu'il a fait avec un personnage "secondaire" comme DD, on se prend à rêver de ce qui pourrait arriver si on lui donnait un "gros" personnage. Et nous avons été entendus puisque Frank Miller s'est vu confier ni plus ni moins que Batman. FRANKY GOES TO HOLLYWOOD Miller et le cinéma, c'est une longue (et belle) histoire. Après avoir pigé vite fait dans Robocop 2 et 3 (il apparaît dans le 2 en dealer-chimiste, mais il bossera surtout sur le scénario), Frank va surtout bosser sur des films qui lui tiennent à cœur : Sin City et 300. Vu que Daredevil fut un fiasco (il apparaît aussi à l'écran mais il ne peut pas poser "sa patte" sur le film), Frank ne veut pas qu'on viole ses autres œuvres. C'est d'ailleurs plutôt réussi puisque Sin City et 300 sont, à mon sens, des putains de réussites. Dans Sin City, on a presque l'impression de lire le comics, on sent le dynamisme de l'histoire, le poids des personnages, la mise en scène, les enchaînements de séquences, bref, c'est du Miller tout craché. Pour 300 aussi, on sent l'ombre de Miller qui rôde : le cadrage, l'esthétique des combats, les décors, Frank est bien là ! Il travaillera aussi sur The Spirit, film que je n'ai personnellement pas apprécié, mais, qui, graphiquement, envoie pas mal. En ce qui concerne Batman, niveau cinéma, Miller, n'a pas vraiment bossé dessus, mais le premier film de Nolan (Batman Begins) est très largement inspiré du comics Batman : Year One de devinez qui, et, de manière générale, les Batman de Nolan (Begins et The Dark Knight donc) "sentent" le Miller. Quel dommage qu'il n'ait pas eu son mot à dire sur le film Daredevil, vraiment... Avec Batman, il va nous gratifier de "son" œuvre la plus aboutie : The Dark Knight. (TDK est considérée par la majorité des critiques comme l'œuvre numéro un de Miller et le plus grand comics jamais écrit avec Watchmen, mais moi je reste scotché sur son DD puisqu'il est "la source" des travaux de Miller, question de goût toussa). The Dark Knight est un peu ce que Maradona est au foot, ce qu'Aston Martin est à l'automobile et ce que le guacamole est à la Fajitas : purement et simplement magnifique, indispensable, absolument incontournable. TDK met en scène un Bruce Wayne vieux, qui a raccroché le costume depuis quelques lustres. Toutefois, la situation désespérée de Gotham force ce bon vieux Bruce à rechausser les crampons. Sauf qu'au lieu d'un "bête" comics de superhéros, Miller va Dans Robocop 2 (à droite) nous amener à comprendre ce qu'est Bruce Wayne, pourquoi il agit de cette manière. Car non, Bruce Wayne n'est pas un samaritain et/ou un Bisounours qui vomit des arcs-en-ciel sur lesquels courent des licornes roses. C'est même plus une ordure qu'autre chose, en fait. Miller nous promène dans le cerveau de Bruce Wayne/Batman et nous pousse à poser un regard critique sur la Chauve- Souris : pourquoi agit-il ainsi ? Fait-il le bien ? Le fait-il pour les bonnes raisons ? Miller nous "oblige" à prendre parti au fur et à mesure de la lecture (via, notamment 3 écrans de télé et 3 présentateurs qui expriment leur point de vue, du plus radical au plus libéral, encore une putain d'idée de génie) et à juger les actions de Batman. Le ton de l'œuvre n'est pas folichon, il est sombre, pessimiste et étouffant, - 48 (42lemag.fr) -
BD/COMICS Y A-T-IL UNE VIE APRÈS ? Même si Miller est un génie, il s'est parfois troué, parce que ça arrive même aux meilleurs. La principale critique qu'on lui adresse est la suite de The Dark Knight. Seulement, peut-il y a avoir une suite à TDK ? Pour faire une métaphore musicale, y a-t-il une vie après le Blood Sugar Sex Magik des Red Hot ? Peut-on envisager un après Rage Against The Machine ? On fait quoi après Master of Puppets et White Pony ? Bah ouais, c'est difficile d'exister après un monstre sacré ! Voire impossible. Du coup, cette suite n'a pas été "souhaitée" par Miller mais devant le lobbying intensif de DC et des fans, il décida de la pondre la fameuse suite de son chef d'œuvre. Il fallut donc 16 ans (!) à Miller pour sortir son The Dark Knight Strikes Again (ou DK2), mais, l'histoire est empruntée. On dirait plus une histoire "classique", de la continuité de Batman, presque la série régulière. Les dessins sont bâclés, l'intrigue est facile, il n'y a pas ce côté subversif et profond qu'avait le Dark Knight premier du nom. Bref, on sent que cette suite est là "parce qu'il en fallait une", mais c'est un comics tout juste passable, à aucun moment on n'y retrouve la maestria de Sir Frank. Plus tard, pour contrer la ligne Ultimate de Marvel, DC Comics commanda un "Batman new age" à Miller, mais vu que ce n'est pas vraiment dans ce qu'il aime faire, "Batman All Star" (pourtant avec Jim Lee aux dessins !) fera un flop. Prévisible. dans la plus pure tradition de Miller. En proposant un dessin volontairement "brut de décoffrage" (tout simplement "moche" au premier coup d'œil), l'auteur insiste sur la vision qu'il veut nous faire entr'apercevoir. Mais Frank, en génie qu'il est, ne nous prend jamais par la main comme des gosses pour nous faire comprendre, c'est au lecteur de se frayer son propre chemin. Il ne se sent pas obligé de tout expliquer, comme si le lecteur était un débilos scotché devant une émission de Dechavanne ou d'Arthur. Ce comics n'a RIEN d'héroïque, il ouvre un petit peu plus le chemin inauguré peu avant par Daredevil, et ce chemin, un sacré paquet de comics vont ensuite s'y engouffrer. Grands, des Tous Grands et se partage l'affiche avec le non moins illustre Alan Moore. Mais notre Franky Boy ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Il va faire quelques petits run dans le monde du comics comme Give Me Liberty (avec Dave Gibbons, le gars de Watchmen, svp) et passera aussi par la case cinéma avec le scénario de Robocop 2 et 3 (bon, pour le 3, on fait tous des erreurs hein...). Cependant, Franky a envie de finaliser un truc qu'il a commencé il y a quelques années. Alors il fait un break à la fin des années 80 pour mieux revenir en 91 avec un titre que vous connaissez probablement : Sin City. Sin City est la personnification du "comics noir", non pas parce qu'il est 99% noir et blanc (et en négatif !!! !), mais bien par l'intrigue qu'il propose et surtout par les personnages dévastés qu'il présente (raaaaahhhh Marv !!! !). Sin City est probablement l'œuvre la plus aboutie graphiquement de Miller (mais ça, c'est subjectif, encore une fois) et le film qui sera dérivé du comics lui rendra d'ailleurs fièrement. Sin City, c'est très clairement une autre claque dans la gueule "100% certifiée Miller", et, bien entendu, les critiques ne tarissent pas d'éloges sur ce nouveau chef d'œuvre de l'ami Franky. Ce comics est un enchantement de tous les instants et se place très vite comme un incontournable de la littérature comics. En 1998 Frank Miller décide de changer un peu de style et de bosser sur un péplum. "THIS IS MADNESS" vous pensez. Eh bien non ! THIS IS SPARTA !!! ! plutôt mais si, le chien de Mickey. Ça, c'est sûr que ça change de DD et de Batman. Bon, je vais pas en faire des torrents sur 300 parce que vous pouvez facilement deviner ce que j'en pense (je viens de me DOSSIER DÉCOUVERTE Mais pas seulement Avec DD et TDK, l'ami Frank a acquis ses lettres de noblesse, il fait partie des THIS IS SPARTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA - 49 (42lemag.fr) -



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