42 n°26 sep/oct 2011
42 n°26 sep/oct 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 87

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : les jeux de Tower Defense en flash.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
TELEVISION DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE Les Bitoman Champions de bourre-pif japoniaisante Pour cette spéciale Internet et nos premiers cyber émois (pas fap fap bande d’obsédés !), voici un article sur la série Bitoman. Référence des séries amateur des années 90 et 2000, c’était l’une de mes premières recherches sur la toile. Ayant vécu le boom Internet, le groupe a vite compris que pour rester dans la légende, il fallait utiliser tous les outils à dispo : télé, site web, logiciel, diffusion p2p… Grâce à une technologie qu’on oublie bien souvient de nos jours : le divx. Commençons par le nom ! Strange pour un groupe me direz-vous ? Eh bien il s’agit d’une bande de copains qui habitent Nice, fanas fondus de jeux vidéo et de débilités japonaises que nous nommons parfois japanimation. Un jour en 1994… Ils décident de faire un délire en vidéo : ils trouvent des cartons abandonnés et se les posent sur eux, tournent une sorte d’épisode de Goldorak en 5 min en mettant une musique sur un magnétophone. Ils ne le savent pas mais à ce moment ils venaient de créer une légende française dans la communauté des fans de dessin animé et j’en passe. Transmutation Ils nomment leur groupe les Bitoman en contraste avec les Bioman. Il est inutile de vous en expliquer l’origine, mais ce n’est qu’un nom car il n’y a aucune bassesse ou bêtise grivoise dedans. Leur première idée était de s’amuser, de s’éclater, et de se moquer des clichés et des standards dans les dessins animés et les séries sentaï. Ah oui : pour les néophytes, sentaï est un mot japonais pour désigner un genre de série : le genre Bioman, X-or, Power Rangers et j’en passe. Donc tout ce qui touche à des clowns multicolores dans des trucs en lycra moulant et des combats de faux art martial contre des crétins d’extraterrestres pas plus futé d’une huître : c’est le genre sentaï. C’est donc avec cette cassette idiote qu’ils la présentent au Cartoonist de la même année. Il s’agit de la première convention de japanimation en France, bien avant la Japan Expo. Et c’est à ce moment-là que la notoriété dans ce petit milieu naît ! On les applaudit et on en redemande. Alors qu’au dé- - 40 (42lemag.fr) -
TELEVISION part ce n’était qu’un délire entre quatre copains, un méchant robot (de carton) Poubellator se fait latter par des gentils. Franchement même Mr Egg est capable de faire mieux ! Cette vidéo, qui deviendra donc le premier épisode d’une longue série, a le mérite de poser les bases de ce qui fera la notoriété des Bitoman : héros aux répliques idiotes, monstres en carton et combats ridicules comme dans les séries sentaï… Bien qu’étant une grosse déconnade à la base, nos larrons ont respecté les codes et c’est peut-être cela qui a plu ! Galvanisés, le mois suivant ils font une suite : Bitoman 2, avec un scénario simpliste qui n’est qu’un prétexte à la baston : Poubellator revient et il est pas content (tiens donc ?). Plus réfléchi sur les combats et la chorégraphie, c’est aussi ici que l’on voit apparaître le principe qui leur restera cher : imiter et se déguiser en un héros de dessin animé ou jeux vidéo (cf Sailor Moon). Autant dire que ce nouvel épisode tout aussi débile que le précédent plaît énormément à la petite communauté de fans. Et je vous laisse deviner : ils en réclament encore ! Dans l’espace riquiqui ! L’épisode 3 suit en août 94 et les bases sont là et bien ancrées. Scénario simpliste encore (Incinérator le frère de Poubelator veut le venger). C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’il y a eu une réplique inoubliable : « Tu vas subir ma super attaque ! ». Il faut noter que le scénario était pensé mais pas scripté. C'està-dire que les acteurs venaient avec les costumes qu’ils ont créés avant… Sans avoir forcément prévenu les autres, et il n’y avait pas de texte défini. C’était joué en improvisation. Ils n’avaient en gros que la trame de l’histoire, et ils composaient directement devant la caméra d’Alex Pilote (un grand gaillard qui deviendra une référence dans les milieux jeux vidéo et dessins animés). Les épisodes 4 et 5 se font en décembre 94 et la série commence à s’essouffler. Beaucoup de gens ne viennent pas tous les jours faisant donc des trous dans le scénario encore assez bancal… C’est donc un épisode mitigé qui avait pourtant du potentiel. Pourtant d’autres idées émergent et c’est à cette occasion que nous avons eu la chanson/parodie « lachanson des Bitoman » reprise du générique de Ranma ½ sur des musiques de Goldorak (série et film). Ce principe reviendra souvent… Et même si c’est de l’amateurisme il y a de belles perles kitsch ! (encore faut-il aimer cela). C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler d’eux dans la cour de mon lycée. Il y aurait eu des cassettes qui circulaient sous le manteau mais je n’ai jamais pu mettre la main dessus, snif bouh, ouin ! Vient alors l’épisode 6 qui ne fait pas l'unanimité. Tourné en mars 95, il se différencie sur de nombreux points. Bien que tourné sur caméscope, il a été monté sur Banc Beta (une station de montage de pro). Cela précise la succession des plans et permet d’ajouter des fondus et d’autres techniques. C’est aussi le premier Bitoman qui se finit mal ! Poséidon réussit à mettre la main sur l’armure d’or, parvient à tuer un a un les Bitoman… et détruit la Terre. Intéressant car ils ont voulu aller à l’inverse du cliché traditionnel du « happy end ». DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE Mais les puristes n’ont pas pensé de la même manière vu que ça a gueulé plus fort qu’une meute de putois XXL dopés au Red Bull. M’enfin pour moi c’était un moment très bizarre car cet épisode est le premier que j’ai vu, diffusé sur MCM. En tout cas à cause du clash, l’épisode 7 est mal parti et aurait pu s’avérer être la fin de l’aventure délirium. Why ? Il fut simplement catastrophique à tous les niveaux : scénario bizarre (des milliards d’années plus tard, Putréfactor aïeul de Poubellator ect) mauvais tournage et cadrage, tout le monde jouait mal, n’y croyant plus. Fort heureusement pour mes yeux je ne l’ai pas vu. Ce que je sais est ce que j’ai lu sur le net. Pour parfaire la légende, le master aurait été perdu. - 41 (42lemag.fr) -



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


42 numéro 26 sep/oct 2011 Page 142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 2-342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 4-542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 6-742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 8-942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 10-1142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 12-1342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 14-1542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 16-1742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 18-1942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 20-2142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 22-2342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 24-2542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 26-2742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 28-2942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 30-3142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 32-3342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 34-3542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 36-3742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 38-3942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 40-4142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 42-4342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 44-4542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 46-4742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 48-4942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 50-5142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 52-5342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 54-5542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 56-5742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 58-5942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 60-6142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 62-6342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 64-6542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 66-6742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 68-6942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 70-7142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 72-7342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 74-7542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 76-7742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 78-7942 numéro 26 sep/oct 2011 Page 80-8142 numéro 26 sep/oct 2011 Page 82-8342 numéro 26 sep/oct 2011 Page 84-8542 numéro 26 sep/oct 2011 Page 86-8742 numéro 26 sep/oct 2011 Page 87