42 n°25 jui/aoû 2011
42 n°25 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : atomiquement votre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK MIOUSIK Morbid Angel Illud Divinum Insanus ou comment chier à la bouche des metalleux Cet article est peu banal, car traitant d'un seul et même album. Mais pas de la manière dont j'ai pu traiter d'autres albums dans d'autres numéros. Pourquoi un tel article ? Parce que l'album dont je vais vous parler a été attendu de pied ferme par une horde assoiffée de death metal, et surtout avide d'entendre du nouveau Morbid Angel, qui est au Death Metal ce que le pinard et la baguette de pain sont à la France : indissociable. Et puis aussi parce que cet album est une des plus grandes catastrophes musicales jamais entendues, du grand n'importe quoi, pour un groupe de l'envergure de Morbid Angel. Récit d'un naufrage/sabordage. I. Mais c'est qui l'Ange Morbide ? Pour les metalleux de niveau 1 qui découvrent les joies du headbang, et les autres curieux, un petit peu d'histoire : Morbid Angel fait partie des groupes ayant popularisé le death metal. C'est la fin des années 80. Le thrash metal explose les tympans du monde entier, les 5 plus gros groupes jouissent d'une popularité conséquente, et Metallica a de quoi s'acheter un Yacht pour chacun de ses zicos. La théorie de l'évolution marche aussi pour le métal, et peu à peu des groupes décident de faire plus de bruit. Possessed, groupe de thrash plus confidentiel, décide de sortir "Seven Churches" avec la fameuses chanson "Death Metal", à l'époque bien sauvage. Beaucoup parlent alors de la naissance du nouveau sousgenre du heavy metal. Suite à ça, un génie musical du nom de Chuck Schuldiner forme le groupe Death, donnant ses Non, je n'ai pas vomi sur la pochette. premières lettres de noblesse au genre. A partir de là, c'est une pépinière de groupes talentueux qui vont terroriser le monde des metalleux : Cannibal Corpse, Cynic, Deicide, Obituary et Morbid Angel. Toute cette scène gravite autour de la Floride, devenue nouvelle Mecque du metal extrême. Le death metal explose, et Morbid Angel se démarque rapidement. Un guitariste à la technique démoniaque, un univers musical plutôt occulte, et des blast beats plein partout qui vous pètent à la tronche. Ça va vite, ça gueule, ça bastonne, et la chanson "Chapels Of Ghouls" devient rapidement un hymne incontournable dont beaucoup de metalleux scanderont le refrain par la suite. Morbid Angel sortira petit à petit de belles tueries, toutes par ordre alphabétique. Beaucoup y voient une coïncidence démoniaque, parce qu'ils viendraient du 7e cercle des enfers un truc dans ce genre. Ça faisait vachement trüe à l'époque. Puis David Vincent, alors bassiste/vocaliste (j'ai pas envie de dire - 74 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK chanteur, sinon obi va râler) décide de quitter le navire. BIM, comme ça, tremblement de terre, c'est la panique. L'Ange Morbide est mort. Pas tout à fait, car un nouveau bassiste/growleur prend sa place et se nomme SteveTucker. Malgré le délit de popularité des trüe fans hardcore, il se démerde bien le Steve. Gateway To Annihilation est une putain de tuerie qui prouve que Morbid Angel peut s'en tirer avec un remplaçant, qui prend de l'envergure sur cet album. Une vraie leçon de Death Metal dans tout ce qu'il a de plus sombre et oppressant. La constante chez Morbid Angel est musicale : jamais ils ne se sont écartés de leur dénominateur commun : la musique qui tabasse, tout en étant technique et bien digeste. Morbid Angel représente donc le death metal, le vrai, celui qui fait péter les tympans. II. 2004 - 2011 : le naufrage de Morbid Angel C'est en 2004 que revient le bassiste d'origine, et exit SteveTucker. Tout le monde s'en branle et se réjouit de ce retour en fanfare, car ils vont enchaîner des concerts, avec le line-up qui pète, pour bien faire de la pub et donner de l'espoir aux plus trüe qui attendent un nouvel album. Et il va en mettre du temps à venir cet album. Depuis le dernier "Heretic" de 2003, que dalle nada. Puis la nouvelle arrive : ils préparent un nouveau méfait, prévu pour 2011. Et maintenant on va passer au naufrage, si vous le voulez bien. Faisons taire le "Ma tronche quand j'ai pondu cet album" David Vincent suspens, comme en intro : c'est de la merde. LA Merde 2011. L'album indigne qui vient tout niquer, à la fois le retour de David Vincent, mais aussi la réputation du groupe. Cet album est une bien belle bousasse comme on n'en fait plus. Un ratage, voire du foutage de gueule. Oui, surtout du foutage de gueule. Et voici pourquoi. pas si radical que ça. Exemple Anthrax qui passer du thrash façon 80s à du thrash plus power. Ou encore Metallica qui passera du thrash au heavy. Ceux qui partent dans tous les sens et qui peuvent changer brutalement de style musical. Citons Ulver, Anathema, Paradise Lost, Enslaved... Dans le monde du metal, il y a différents types de groupes : Ceux qui restent droits dans leur bottes, trüe jusqu'au bout du mediator, qui préfèrent crever plutôt que de changer d'un poil leur direction musicale (a.k.a Motörhead, AC/DC, Bolt Thrower, Amon Amarth). Ceux qui vont passer d'un style à un autre à partir d'une certaine année. Un changement qui s'entend mais au final Vous le constatez, l'évolution est acceptée en général. Le plus bel exemple est Ulver, qui a réussi à garder son public de metalleux. Et un groupe qui évolue c'est cool. Mais comme le dit le dicton, ce n'est pas parce que tu peux le faire qu'il faut le faire. Et Morbid Angel a tout fait de travers. Car JAMAIS ils n'ont annoncé "différent de tout ce que vous avez pu entendre de Morbid Angel, un revirement, une réécriture du style blablabla". Non que dalle. Pire, ils se sont amusés à diffuser en guise de mise en bouche un titre typiquement Death metal : "Existo Vulgore". Quand ce titre a circulé sur le net, tout le monde parlait alors d'un album qui s'annonçait brutal, sans concession, avec une prod'chiadée, mais qui ne faisait pas dans la dentelle. Bref, ça salive. MIOUSIK III. Rendez-nous Morbid ! Avec cet extrait, personne ne se doute de la direction prise par Morbid. Et puis tout le monde s'en foutait de cette pochette dégueulasse, immonde et ne ressemblant à rien. Personne ne se doutait qu'elle symbolisait l'horreur musicale. Le nouveau line-up C'est lorsqu'une preview track by track a été mise en circulation sur le net que tout le monde a crié au scandale et au foutage de gueule. Des expériences - 75 (42lemag.fr) -



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