42 n°25 jui/aoû 2011
42 n°25 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : atomiquement votre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 58 - 59  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
58 59
IRL ÉCOLOLOLOLOLOLOLOLOGIE loin de la maison. (Sinon ces mêmes tuyaux sont chauffés par l’énergie perdue de la maison, et du coup ça sert super à rien.) Donc en gros, ça reste très marginal comme solution. Reste que la géothermie de moyenne profondeur peut s’effectuer en forage, a besoin donc de moins de surface, mais nécessite donc une centrale géothermique pour gérer le bouzin. A voir si ça fait pas trop tâche dans un jardin déjà bien encombré par la table de jardin, le parasol et tout le merdier à amener à la déchetterie mais qui s’accumule depuis 5 ans. Mais teh ultimate solution de géothermie profonde, celle qui permet de chauffer la maison, de faire de l’électricité et donc d’être indépendant de toute autre source d’alimentation, elle nécessite des forages, mais pas des forages de touriste, des trucs à 5000m en gros. Donc c’est pas avec la crépine que le voisin a utilisée pour faire son puits d’arrosage que vous allez y arriver. Financièrement, le coût est énorme, et la maintenance complexe. Il faut là aussi des centrales géothermiques conséquentes pour utiliser ce procédé, et le rendement pas top en fait un système impossible à mettre en place en temps qu’alternative au nucléaire. Par contre, de la même manière que les centrales électriques plus conventionnelles, il faut les refroidir, et quand la demande en électricité est conséquente, ça chauffe beaucoup, et l’eau de refroidissement pompée dans la rivière du coin y SUNSHINE DISAIT VRAI ! « Le Soleil devrait connaître une longue période inhabituelle de très faible activité, selon trois recherches dévoilées mardi aux États-Unis, ce qui pourrait affecter le climat terrestre. Des astronomes américains ont observé une diminution des taches solaires - indicateur de l'activité magnétique - et un ralentissement de l'activité près des pôles, des signes que le Soleil s'achemine vers une période prolongée de calme plat. » Ce qui se traduit par une baisse du bombardement photonique, donc un rendement des panneaux photovoltaïques en chute libre. Déjà que c'était pas glorieux... Et en plus, qui dit faible activité solaire dit diminution des vents à la surface du globe (bah ouais, moins d'échanges thermiques donc moins de vent). Et sans vent, les éoliennes vont être encore plus "super effective". Avant d'investir trouze milles euros parce que Jean-ClaudeC. roulant en Xantia vous aura vanté les mérites des éoliennes photovoltaïques, pensez à lui en parler... Source : http://tinyurl.com/5se62rf est aussi rejetée, mais avec quelques dizaines de degrés de plus, pour la plus grande joie de la faune aquatique qui s’en accommode en faisant la planche sur des kilomètres en aval de la centrale. L’océanothermie Petit topo géothermoscientifique : les océans couvrent aujourd’hui en gros 70% du globe terrestre, soit pas loin de 300 millions de km². Les courants circulant en surface sont des courants chauds, dont la plupart se baladent bien évidement entre les tropiques. En profondeur, l’eau peu soumise au bombardement photonique de ce déconneur de Soleil reste à des températures stables, mais qui dans le jargon scientifique sont représentatives d’une faible teneur en calories, ce qui signifie pour le commun des mortels qu’on se pèle les couilles une fois dedans. Imaginons maintenant une centrale nucléaire pas nucléaire. Plus de barres de Tchernobylium qui trempent dans de l’eau, plus d’eau bouillante dans les tuyaux. Il suffit de pomper de l’eau de surface, celle tempérée à environ 25°C et de l’utiliser pour chauffer une citerne d’ammoniaque. L’ammoniaque devient vapeur à partir d’une vingtaine de degrés (il me semble, c’est peut-être l’ammoniac en fait, jetez-moi des morceaux de CD de Lara Fabian si c’est pas ça, le principe de l’océanothermie ne changera pas pour autant). Et qui dit vapeur dit mise en mouvement de turbines comme pour la centrale nucléaire. Ensuite pour refroidir l’ammoniaque et le réexpédier dans sa cuve initiale, il suffit de pomper l’eau en profondeur (ce n’est pas sale). Étant plus froide, environ 4°, elle remet le gaz à l’état liquide. Et tout ça s’auto-alimente, reste propre, et utilise une ressource inépuisable sans la dénaturer. Cette énergie alternative est en développement en Polynésie entre autres mais son implantation reste limitée du fait du coût exorbitant de sa mise en place, qui la rend complètement impossible à mettre en concurrence avec l’exploitation des énergies fossiles. Le temps faisant, il est fort probable que cette solution soit amenée à s’étendre dans un maximum de zones côtières baignées d’eaux chaudes. Bien évidemment, quand on dit « ammoniac », tout le monde pense à la saloperie que c’est et comment ça déchire les yeux. En cas d’accident, cela reste évi- - 58 (42lemag.fr) -
IRL demment un risque écologique, mais quand on sait qu’à l’heure actuelle la pétrochimie en balance dans la nature à tour de bras, l’air de rien, tranquille, pourquoi pas. Et dans le cas des centrales en pleine mer, si elles coulent, ça fait un chouette refuge pour la faune sous-marine. A priori, dans un élan de subjectivité totale, je dirais que cette solution est la plus classe à mettre en œuvre, mais va falloir commencer par se débarrasser des lobbies en place et trouver comment stocker pour de vrai l’électricité, parce que produire du jus pour qu’il se perde dans la nature, on a vu mieux niveau efficacité. La foudre Alors autant dire que le jour où on comprendra comment stocker l’électricité, et qu’on saura capter la foudre sans que tout l’équipement ne fonde, y a de grandes chances que le nucléaire perde de la vitesse, beaucoup de vitesse, tout comme toutes les autres énergies polluantes d’ailleurs. Avec l’énergie expédiée par un éclair, y a de quoi alimenter un paquet de choses, donc autant dire que pendant les orages du mois d’Août, ça va être le festival du paratonnerre. Mais faudra pas louper la récolte, parce que le reste de l’année, ça reste plutôt rare les orages avec spectacle pyrotechnique inclus. Le caca de poney licorne Comme chacun le sait, le poney c’est le bien, la licorne c’est le bien aussi mais chez les gays. Il est à noter qu’en cas de fusion (et non pas fission, encore que…) on obtient un magnifique prototype de poney licorne. Pour les non-initiés, le poney licorne a la merveilleuse faculté de pondre du purin de compétition, qui ne sent rien, qui émet une jolie lueur arcen-ciel, et dont la charge calorifique et énergétique suffirait à alimenter une ville comme Las Vegas pour 2 jours avec seulement 2kg de cette déjection magique. Autant dire que si chaque ville possédait au moins un seul spécimen de cet animal, l’énergie serait tellement abondante qu’on pourrait faire des fusées électriques pour aller coloniser Mars. (Pensez donc, à raison de 8 ou 10 prouts arc-en-ciel par jour !!!) A ce jour, aucun inconvénient n’est en vue, si ce n’est qu’on cherche toujours des licornes. Conclusion Les écolos de tout poil, qu’ils soient politiques, extrémistes, modérés ou tout simplement un peu hippies n’ont pas un mauvais fond, ils ont juste la fâcheuse tendance à ne se focaliser que sur l’impact qui les intéresse en occultant bon nombre de problèmes collatéraux. Autant pour certains de ces mouvements, ça se tolère, autant pour certaines organisations ayant pignon sur rue, l’éviction des inconvénients est tout simplement intolérable, c’est du mensonge par omission, de la publicité mensongère, et en plus c’est puni par la loi. L’alternative au nucléaire est impossible à l’heure actuelle du fait du mode de consommation qui est en place. Trier ses déchets, récupérer l’eau de pluie, et autres machins pour se sentir éco-citoyen, c’est bien mais c’est de la poudre aux yeux, et surtout ça ne change rien à la consommation énergétique. L’alternative au nucléaire sera possible quand le citoyen lambda sera capable de se passer de sa télé, son téléphone, son PC et sa box allumée 24/24, sera capable de ne pas laisser allumer la lumière pour rien, sera capable d’éteindre son PC quand il quitte son bureau, même pour une heure, quand les magasins n’auront plus le droit de laisser tout allumé jour et nuit, quand le fait de prendre sa voiture pour faire moins de 2 bornes ne sera plus un réflexe et quand chauffer à 17° et non pas 24 sera devenu habituel. Et je ne parle pas de la climatisation, véritable fléau du moment, qui au nom d’un confort relatif bouffe une énergie faramineuse. Alors oui, la plupart des exemples, on se dit tous « oué mais non, c’est bon, j’ai juste un petit ventilo, juste un PC, ça changera pas la face du monde », sauf que l’égoïsme de chacun (moi le premier) fait qu’au final ça va pas. Les petits ruisseaux font les grandes rivières comme on dit. Mais bon, faut pas se leurrer, tant que le monde professionnel ne sera pas taxé violemment sur le sujet, ce n’est effectivement pas le petit peuple qui changera la donne. Entre les quotas pollution de chaque pays et les « sommets » où les chefs d’état squattent 1 semaine aux frais du contribuable à se fourrer le bide de homard pour n’arriver à aucune décision, le nucléaire a de beaux jours devant lui… la planète moins. Mais l’avantage, c’est qu’à force de faire n’importe quoi, le jour où il y aura un accident monstrueux, la Terre sera débarrassée de son plus gros parasite et pourra reboot un cycle complet. Et au nouveau Début, il y aura les dinosaures. obi ÉCOLOLOLOLOLOLOLOLOGIE - 59 (42lemag.fr) -



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


42 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 2-342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 4-542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 6-742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 8-942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 10-1142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 12-1342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 14-1542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 16-1742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 18-1942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 20-2142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 22-2342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 24-2542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 26-2742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 28-2942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 30-3142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 32-3342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 34-3542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 36-3742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 38-3942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 40-4142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 42-4342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 44-4542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 46-4742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 48-4942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 50-5142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 52-5342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 54-5542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 56-5742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 58-5942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 60-6142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 62-6342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 64-6542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 66-6742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 68-6942 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 70-7142 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 72-7342 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 74-7542 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 76-7742 numéro 25 jui/aoû 2011 Page 78