42 n°25 jui/aoû 2011
42 n°25 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : atomiquement votre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA ZI DOSSIER à aucun délire suprémaciste. Ce qui est presque un comble pour nos amis nippons qui clament haut et fort que Japan is Superior. On peut donc logiquement s’attendre dans les prochaines années à ce que Fukushima donne lieu à une nouvelle vague de films chez eux. Et si l’ennemi venait de l’intérieur Pour revenir chez nos amis anglais ou américains, il est difficile de ne pas citer Docteur Folamour, film clé du cinéma de Kubrick. Car il fut un des premiers en ces temps de parano et de rejet violent de l’étranger (enfin du moment que l’étranger n’est pas une étrangère blonde à forte poitrine et folle du cul venant d’un pays de l’Est, car là, coco ou pas, on veut bien faire des efforts), à proposer un danger venant de l’intérieur, les dirigeants de la planète étant prêts à s’atomiser la gueule, et un fou furieux américain pouvant être à l’aune de la fin du monde… C’est une idée qui fut vite partagée. Car au-delà de la menace des Chinois communistes du KGB, il faut bien admettre que les parents de la génération peace and love commençaient à comprendre que si on balançait un missile chez les John de Chez Smith d’en Face, il y avait a peu près autant de chances qu’ils en fassent de même. Et que donc on était en train de vivre en direct un jeu de chat bite géant où chacun tenait dans ses mains le paquet poilu sphérique et ridé du mec d’en face. La peur commença donc sensiblement à se décaler d’une peur de l’atomisation par l’ennemi vers une peur qu’un conservateur un peu plus allumé que les autres ne mette le feu aux poudres. Sentiment qui atteint son paroxysme lors de la crise des missiles de Cuba. Quand les relations entre USA et URSS, passée cette fameuse crise des missiles, commencèrent à passer d’un zéro absolu à un froid très fort, le cinéma suivit un peu la tendance et commença à abandonner ses histoires de machins géants martiens radioactifs. Avec par-dessus le conflit du Vietnam, le rock and roll et les pétards, les jeunes ricains commençaient à avoir bien d’autres choses en tête et à se rendre compte de la faiblesse de leur pays jusqu’alors perçu comme un chevalier à la blanche armure qui tel un grammar nazi de 42 relisant un de mes textes, était à la fois juste, impartial, mais d’une droiture inexpugnable. Le post-apo Sauf que mine de rien, même si on commençait à se foutre un peu du nucléaire, quelques producteurs continuaient à se dire que ça pouvait faire une belle toile - 44 (42lemag.fr) -
CINEMA Pour conclure Note de Cerb : Cette photo a été volontairement coupé pour enlever la face de bôgoss de Bebealien ! Marre des playboys ! ! de fond à un film. C’est alors que l’Australie, dont jusqu’ici tout le monde se foutait parfaitement, sortit un petit film nommé Mad Max. Pas de guerre nucléaire, mais une guerre du pétrole qui laisse un pays exsangue. En plus de nous faire découvrir Mel Gibson, l’acteur le plus maso du monde (dans tous ses films il en prend plein la gueule), ce fut surtout le film fondateur du post-apo. hordes de barbares tribaux prêts à s’entredéchirer. Dur à dire si cette nouvelle vague risque de perdurer, mais ce petit sursaut est bien agréable. Même si on attend encore et toujours un film sur Fallout qui serait rendre hommage au plus bel univers post-apo nucléaire jamais créé à ce jour. Bien entendu, cet article n’est et ne peut être exhaustif. J’aurai pu parler d’Akira et son Neo Tokyo atomisé par le gamin nucléaire, avant que Tetsuo n’y mette le souk une deuxième fois. Ou encore de la série des Atomic College ou Toxic Avenger chez Troma, ou des déchets radioactifs font de supers effets à base de dégueulis de toutes les couleurs sur des étudiants attardés, ou encore plein d’autres films. Ce qu’il faut surtout en retenir, c’est qu’au-delà d’une utilisation initiale liée à un souci de propagande, le nucléaire a surtout servi de ressort fantastique pour raconter des histoires où monstres géants, dinosaures atomiques en latex ou guerriers bardés de cuir, un vieux pétard à la main, ont su nous mettre en haleine. Autant dire que les Japonais devraient arrêter de pleurer avec leur centrale qui fuit. Chez les Russes, en croisant Tchernobyl et un vieux film de Tarkovsky on a eu le droit à S.T.A.L.K.E.R.. Imaginez ce que ces tarés de Japonais vont bien pouvoir nous pondre au cinéma une fois qu’ils seront envahis par des sushis radioactifs ! Bebealien ZI DOSSIER En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées, mais pas autant que les Italiens. Surfant sur la vague Mad Max, les pires tacherons du bis décidèrent d’en créer des ersatz du pauvre, dont beaucoup se situaient dans un univers où tout a pété à coup de bombes nucléaires. Les années 80 furent donc très riches en film à la con où un héros au charisme d’huître bottait l’arrière-train de méchants nazis communistes post-apocalyptiques ayant survécu à une guerre nucléaire. Si le courant disparut en s’étouffant sur lui-même en poussant des petits cris d’agonie à la fin des années 80, faute d’être capable de se renouveler correctement, il revient actuellement à la mode. Outre Bunker, excellent court-métrage d’un certain Bebealien que je vous recommande chaudement, on a pu ainsi voir La Route ou Le Livre d’Eli (même si ce dernier ne parle pas vraiment de nucléaire) remettre au goût du jour ces histoires où un héros vêtu de pneus Michelin se bat pour survivre contre les - 45 (42lemag.fr) -



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