42 n°25 jui/aoû 2011
42 n°25 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : atomiquement votre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA ZI DOSSIER Le nucléaire au ciné Post-apo FTW ! ! Le nucléaire et la radioactivité ont deux intérêts primordiaux. Tout d’abord, ca permet de réguler la population japonaise afin d’éviter une invasion de Pokémons à travers le monde. Ensuite, c’est surtout un inépuisable moyen de trouver l’inspiration pour des scénaristes en manque d’idées. Vous en avez rêvé ? Hollywood l’a fait. A l’origine Le 16 juillet 1945, les Ricains se rendent compte qu’on peut faire des choses très amusantes avec l’atome en faisant exploser la toute première bombe atomique lors d’un essai au Nouveau Mexique. Le 6 août, Enola Gay, qui n’était pas un avion homosexuel, lâche Little Boy, un gros bébé, sur la jolie petite bourgade d’Hiroshima. GG cheater, le Japon ragequit en capitulant. Puis c’est l’après-guerre et l’URSS se reconstruit très vite, devenant même une rivale des USA sur le plan international, en proposant une optique diamétralement opposée. C’est en 1949 que nos amis cocos développent eux aussi leur bombe à champignon. Ça plus le fait que les Chinois décident soudain de créer leur République populaire, ça a un effet immédiat : les Ricains deviennent paranos, persuadés que les Chinois communistes du KGB leur veulent du mal. Oui ils mélangeaient déjà un peu tout. Et ce n’était que le début. Car à cette époque paranoïaque, tout le monde n’ayant pas fait d’études poussées en physique, le radioactif rend encore plus parano qu’un CerberusXt, le zizi à l’air façon DSK, demandant à un membre de la rédaction de se déguiser en femme de chambre. Les producteurs de cinéma qui ne sont jamais loin quand il s’agit d’exploiter une idée jusqu’à la trame, décident de reprendre cette peur ambiante et de la traduire en images par une génération entière de films où de sales créatures ayant muté en raison d’une explosion nucléaire ou d’un bidule radioactif, se mettent à attaquer les gentils naméricains. C’est le début de toute une vague d’exploitation qui engendra entre autres Godzilla chez nos amis nippons. La radiation et les reportages animaliers Un peu comme les Chinois pour inventer le kung fu, les producteurs ricains ont commencé à observer les animaux. Et - 42 (42lemag.fr) -
CINEMA là, idée de génie : et si on créait un pan de cinéma à base de mutations d’animaux, sous l’effet de la radioactivité ? Une idée absurde, certes. Mais à l’époque, les romans et comics faisaient une part belle à la science-fiction. Et les petits studios n’hésitaient pas à créer des films totalement improbables pour se faire un nom. D’ailleurs savez-vous à ce propos pourquoi on a commencé à parler d’invasion martienne à cette époque dans la SF ? Tout simplement à cause de la parano citée plus haut. Mars étant une planète rouge, comme les cocos, il était facile de décider d’en faire une planète de sales martiens communistes, et par extension de faire de la propagande en montrant de gentils Américains blonds avec la raie sur le côté botter le cul de ces salauds d’envahisseurs, avec un message à peine voilé. Aujourd’hui, à une époque où la menace rouge est représentée chez nous par Arlette sur sa mobylette ou ‘livier le facteur, forcément, ça fait sourire… Le public de cinéma étant traditionnellement constitué pour une bonne moitié de teenagers entre 16 et 25 ans et les films de SF à l’ancienne étant assimilés à des films pour les parents, les films de monstres radioactifs géants ont tout de suite séduit un public avide de nouveautés lui permettant d’aller au drive-in pour trousser de la gueuse sur la banquette arrière sans avoir de parent qui traîne dans le coin. Mais les premiers films n’utilisaient pas encore le latex pour faire vivre nos bébêtes mutantes. Non, à l’époque, on travaillait avec des effets spéciaux rudimentaires à base de stock shots. Comprendre par là des images de documentaires, par exemple sur les fourmis, ou sur les poneyz, que l’on découpait pour les insérer dans des images plus classiques en faisant bien entendu exprès de ne pas respecter l’échelle. Et hop, une attaque de petits poneyz radioactifs géants. Reste plus qu’à tourner quelques plans de foule qui court, quelques blondes qui crient d’horreur en voyant la chose, et hop, quelques explications scientifiques à la con, et on a un beau film de monstres. A l’aune du costume de monstre géant en latex En cette époque bénie, les dessinateurs avaient du talent et des idées foutraques, et une foultitude de films de monstres. Et on avait coutume de faire jouer le monstre par un acteur inséré dans un costume en mousse. Ce qui nous a valu toute une génération de monstres bien nanars. Mais ceux qui reprirent au mieux la technique sont les Japonais. Traumatisés par la bombe d’Hiroshima et en attendant de remettre ça joyeusement à Fukushima, ils décidèrent de faire une catharsis (ouais, j’utilise des mots savants car j’aime me la péter. Essayez donc de placer « catharsis » dans une conversation, tiens…) en projetant leur peur de l’atome dans un grand méchant monstre. Créé par la Toho, célèbre firme de films de monstres, en 1954 par Tomoyuki Tanaka (à vos souhaits), naquit ainsi Godzilla. Pour la petite histoire, lors de sa sortie au Japon le film fut un véritable carton. Mais lorsqu’il passa le Pacifique pour aller aux USA, il fut sauvagement censuré, et des scènes avec Raymond « L’homme de fer » Burr furent incluses pour donner une image plus positive des Américains et des essais nucléaires. Au début présenté comme un monstre, son image changea au fil du temps et des innombrables films pour en faire un personnage positif, sauvant le Japon d’innombrables invasions monstrueuses (les extraterrestres, les Pokémons, Polo bourré après une soirée). ZI DOSSIER Par la suite, le succès de Godzilla donna naissance à d’autres monstres, dont certains furent aussi un résultat d’expériences nucléaires. Encore une fois, Godzilla et ses copains tiennent une place particulière dans le paysage du nucléaire au cinéma, puisqu’ils ne sont liés - 43 (42lemag.fr) -



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