42 n°25 jui/aoû 2011
42 n°25 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 78

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : atomiquement votre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUX VIDEO DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE le système de radio pour parler avec son commandant, le nombre d’armes et de balles limités, les chiens qui vous flairent, la boiboite etc etc … Kojima, fan de ciné, s’est également inspiré de grands faits réels avec la crise du pétrole… ou la menace nucléaire, chose qui sera le point central de sa série ! Comme l’histoire est longue et très complexe avec beaucoup de personnages dont les longs passés s’entrecroisent (ouah chuis littéraire moi en ce moment !), on va simplifier ! Un soldat ‘ricain, présenté comme la légende incroyable, a formé un groupe de mercenaire et décide de menacer le monde avec un arme diabolique, un tank tout terrain capable de lancer n’importe où de n’importe quel terrain un ICBM, soit un missile nucléaire. Nom de code, Metal Gear. Le gouv’‘ricain décide alors d’envoyer un agent sur le terrain pour bousiller à lui tout seul l’ultra complexe et la bestiasse métalleux EUH métallique, et de péter la gueule du grand chef. On envoie Solid Snake (youhou !). Histoire de faire comme au ciné, durant le combat final, big boss lui dit « je suis ton père », là solid snake hurle « naaooonn !!! » et gagne quand même ! Espionnage tactique, action bourrine : équipement de métal ! En 1998 sort sur Playstation la suite tant attendue des japonais, et le monde entier découvre Metal Gear Solid ! L’histoire est simple, le héros a un jumeau maléfique qui veut faire comme le papounet, mais en mieux ! Il décide alors de construire un nouveau Metal Gear (rex) avec des missiles indétectable (menace+). Le gouv’‘ricain réexpédie en colissimo Solid Snake pour affronter son frère qu’il n’a jamais connu, Liquid (très recherché le nom). Le jeu était très attendu car c’est lui qui a fait passer le baptême du feu à la série : son passage à la 3D. Passage qui a merveilleusement réussi, car avec les nouvelles capacités de la machine à l’époque, et le monde 3D, l’immersion était renforcée, et le sentiment d’infiltration devenait plus… fort ! On pouvait voir à travers les yeux du personnage pour mieux scruter les mouvements des sentinelles. Il y a un radar pour s’aider à visualiser les positions et le terrain… De plus comme les CD offrent plus d’espace qu’une cartouche, les personnages étaient doublés par des acteurs durant les (longues) phases de dialogues. Car c’est là qu’est en même temps la force et la faiblesse du jeu : sa narration. L’histoire étant très complexe, et comme Kojima se calque sur le cinéma, nos personnages débattent philo très souvent par dialogue radio. Cela renforce l’histoire et la narration certes, mais le joueur se voit de plus en plus devenir spectateur qu’acteur, alors que le propre d’un jeu vidéo est que le joueur soit actif derrière son écran, qu’il réagisse face à la situation donnée. Dans ce jeu, il laisse de plus en plus la manette au sol et ne fait que regarder. Cela se transforme donc en une sorte de film légèrement interactif qui utilise le moteur du jeu et la série va garder totalement ce schéma, au point de dégouter beaucoup de joueurs des années plus tard. En somme c’était très fort l’idée des dialogues, mais soit on aime soit on n’aime pas. Il est difficile de se loger entre les deux. Traducteurs/doubleurs : traitres De plus, nous pauvres français, avons eu la (mal)chance d’avoir reçu un doublage français. Au début tout le monde criait à - 24 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO la victoire, car à cette époque, rare étaient les jeux doublés (et c’était souvent que sur PC). Hélas nous déchantâmes vite car les acteurs étaient mauvais, MAIS MAUVAIS ! Soit ils n’avaient rien compris à l’histoire où à leur personnage, soit ils n’en avaient rien à carrer et ont tout enregistré d’une seule prise. Mention spéciale à Emmanuel Bonami qui a joué un snake mais vraiment exécrable ! Ses « mais qu’estce que » d’un ton ridicule pour la situation avaient vraiment le don de m’énerver ! Sa voix semblait d’une crétinerie condescendante au raz des pâquerettes. Remarquez que tout n’est pas entièrement de sa faute, car la traduction du jeu était bancale de temps en temps, comme la (mauvaise) réplique culte de Grey Fox « fais moi sentir vivant ! ». Mei Ling et Meryl aussi avaient de mauvaises voix. « Jeune fille » ne veut pas dire timbre de voix d’une cruche (la phase de drague est un facepalm), et depuis quand une soldate est aussi criarde et pleurnicheuse ? Remarquez (bis) que ce n’est pas encore une fois totalement de leur faute, car ce sont les choix de Kojima des comportements qui sont bizarre. Ils ont été encodés comme cela et les acteurs pouvaient difficilement s’en dégager (en plus, on peut plus vraiment faire de doublage parodique à la Ken le survivant de nos jours). Snake, qui est présenté comme un super soldat, d’un QI de plus de 150, parlant couramment 6 langues, passe pour un attardé mentaux qui pige rien à la situation avec ses « mais qu’est-ce que ». Bon, l’idée c'est de l’immersion pour que le joueur se mette à sa place, mais cela n’excuse pas sa lenteur d’esprit qui a quatre avions et douze TGV de retard ! En fait le seul acteur que je juge bon dans ce boxon est Stéphane Cornicard qui a doublé un Liquid Snake de très bonne facture. Bon ton de méchant, un rire incroyable… avec seulement un côté un peu précieux, mais il était bien dans le bain ! Ah oui pour ceux qui n’ont pas connu ce doublage, il a aussi fait la voix du G-man dans Half life 2. La seconde vérité, issue d’un mensonge Outre le fait que ce jeu possède une histoire vraiment incroyable et bien ficelée (digne d’un bouquin), Kojima s’est servit aussi de ce jeu pour faire passer toutes sortes de messages aux joueurs (ce qu’il fait toujours depuis). Dans MGS, il s’agit très clairement du problème de la prolifération des armes nucléaire, et donc de la menace constante qui pèse sur le monde ! Les nombreux dialogues entre Snake et Nastasha Romanenko sont les meilleurs exemples de vulgarisation des problèmes. On comprend aisément et surtout c’est terriblement d’actualité. Les accords Starts, le marché noir… Remarquez également que le dialogue entre Snake et Baker est très bien structuré aussi car il se place sur le point de vu d’un pro armement, ce qui génère facilement un sentiment dérangeant au fond de soi. La fin parle bien plus sur la recherche de soit même et bien sûr des choix et des DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE - 25 (42lemag.fr) -



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