42 n°24 mai 2011
42 n°24 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 71

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : et l'homme devint gonzesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK MIOUSIK Pour exister, et avoir de la renommée, c'était la condition sine qua non. Le folklore heavy metal en est à ses balbutiements, mais ça joue déjà les gros bras, et à celui qui boira le plus de bière sans vomir par le nez. Malgré tout, y a aucune concurrence entre les groupes, que ce soit entre les mastodontes Judas Priest et Iron Maiden (ces derniers étant arrivés plus tard), ou avec Motörhead et les groupes de thrash qui suivirent. C'est d'ailleurs dans cette optique d'escalade que le thrash est né, plus qu'un sous-genre, il s'agit d'une réponse, un coup de poing dans la gueule de la part de petits jeunes voulant jouer aux durs. "Nous on te bute avec nos riffs tranchants". Et l'escalade s'est poursuivie, mais de façon différente dans l'esprit. II. Ces groupes qui dégoulinent de virilité Le problème actuellement avec le metal, c'est qu'il plafonne niveau musical. Plus de découvertes révolutionnaires, plus de définitions sonores. On a le metalcore/deathcore, nouveau courant à la mode, comme le fut le néo en son temps. L'histoire se répète en somme comme Titanic 2. En plus les accoutrements et l'attitude générale sont loin d'être super metal et super mâles. Rien qu'à voir ces tâcherons de Bring Me The Horizon, ou Bullet For My Valentine (paye tes noms à rallonge), vous aurez compris de quoi je parle. Nope ! Néanmoins, il reste la scène traditionnelle, et d'autres groupes qui tentent de préserver cette flamme virile. Bien sûr, il n'y a bien que les teutons pour aimer ça, mais bien souvent ça fait mouche, et ça prouve au monde que le Vieux Contient n'a rien à envier aux States niveau musique métallique. 1) Manowar, true power dragon metal of blood wind fire and steeeeeeeel (with flames of blood) Je ne pouvais faire cet article sans parler du plus européen des groupes américains, le plus badass et le symbole de la finesse heavy metal. Parler de badass sans citer Manowar, ce serait comme parler de foot sans citer ballon rond. Manowar, cette quintessence de la vraie musique metal, par pour sur dans les trües. Vous voulez un truc d'homme qui fait cracher vos enceintes, histoire de faire fermer son claque-merde au Jacky Tuning de passage ? Balancez un bon vieux "Kings Of Metal" et il devrait repartir tout penaud. Avec un peu de chance il achètera toute la discographie. Pourtant, pour beaucoup Manowar renvoie aux pochettes ridicules de "Into Glory Ride" ou l'anthologie/best-of, où le groupe se la joue Cosplay Conan avec de l'huile. D'où le sobriquet de gay-metal. A ceux-là je réponds : peuh, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous ne comprenez pas la puissance que peut avoir un "Hail To England", la grâce et la perfection de la voix d'un Eric Adams, reprenant avec brio Nessum Dorma. Manowar fait du power metal de brute. Ce qui a entraîné toute la vague power européenne, avec les dragons, les épées et tout le toutim (sans les peaux de bêtes et l'huile faut pas déconner). La basse est overdrivée à mort, faut le savoir. Et malgré tous les clichés véhiculés par le groupe, impossible de rester insensible à la dimension épique de leur œuvre. S'il y a un album à conseiller, ce serait Kings Of Metal, bien que ce ne soit pas le meilleur. Parce qu'il a des morceaux dispensables. Mais c'est à écouter car il synthétise tout ce que Manowar a de meilleur : des tueries, des morceaux de bravoure (Heart Of Steel, une vraie power ballade pour gros bras), et l'esprit Manowar. Des hommes, des vrais. Après cet album, ce sera mitigé, les sor- - 66 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK ties se faisant bien plus rares. Mention tout de même à "Louder Than Hell" renouant avec du true power, sans trop de fioritures. Donc si vous voulez connaître la vraie puissance trüe power of steel, balancez du Manowar. 2) Amon Amarth, la même version death (sans huiles) Vous aimez les Vikings ? Eh bien vous allez être servi ! La même version que Manowar en effet, car d'une part le groupe ne se permet aucune évolution majeure (même musique, mêmes structures ou presque), il n'y a que la production qui change, à tort des fois. Amon Amarth, c'est du death mélodique ultra épique, avec une particularité qui fait mouche directement : les riffs. Une véritable ode au riff, qui vous souffle à la gueule un vent épique digne des plus grandes épopées vikings. L'album "Twilight Of The Thunder God" résume très bien ce que Amon Amarth nous balance : un morceau d'ouverture monstrueux, efficace, sans compromis, avec une mise en bouche immédiate. Je n'ai jamais su rester insensible, et en écoutant Amon Amarth (prononcer "I wanna Mars"), ma barbe a triplé de volume. Je me suis vu pousser des poils un peu partout, une grosse hache dans ma main droite, un bouclier dans la gauche, et je me suis retrouvé en pleine bataille, défonçant guerrier sur guerrier. "Ouais mais Amon Amarth fait 12000 fois la même chose, album sur album, Très important de croiser les bras et de froncer les sourcils. c'est du réchauffé." Ce qui m'amène à l'argument type "défense Chewbacca", que j'ai rebaptisé pour le coup "Défense Alternative/continue" : "Et alors ? AC/DC c'est pareil et tout le monde adore ! alors STFU §". Oui Amon Amarth c'est du réchauffé (plus particulièrement le nouvel album), mais du moment qu'on bouge la tête et qu'on défonce des drakkars, who cares ? 3) Pantera, la vraie finesse Je vais briser un mythe pour les jeunes qui découvrent et pas assez curieux : Pantera fut un groupe de heavy à tendance glam. Ça vous la coupe hein ? Avant de sortir "Cowboys From Hell", Pantera faisait de la soupe glam, de façon assez confidentielle, jusqu'à l'arrivée de Phil Anselmo, qui va marquer la transition vers le power bourru et bourrin que tout le monde connaît. Metal Magic est à chier par terre, et le chanteur de l'époque, pfoua... C'était ultra kitch, mais surtout mal foutu. La suite en est de même, jusqu'à l'arrivée de Mister finesse. "Power Metal" sera en soi un petit déclic, une transition, vers les poutres qui vont suivre. A partir de Cowboys from Hell, c'est un tout nouveau groupe qui s'est découvert une vraie identité : celle de brutasses sudistes burnées et politiquement incorrectes. Pantera joue des muscles, bastonne album sur album et aime bien nous foutre un bon coup dans la gueule, à l'image de ce Vulgar Display Of Power. Pantera met en avant un thrash metal ultra groovy, et un aspect ultra badass. Un thrash qui mise plus sur la puissance (ba ouais power metal, logique) que sur l’agressivité, toujours présente tout de même. Pantera posera les jalons d'un nouveau genre qui inspirera d'autres (au hasard Machine Head) et explose en popularité. Tournée de dingue, consécration. C'est aussi la nouvelle image de Pantera, fière de son identité sudiste : beauferie, binouse. Et surtout cette image de métalleux : cheveux, grosse barbe... MIOUSIK Des barbes, du poil, de la sueur. Anecdotes badass : en concert à Moscou en 1991, le groupe s'est distingué par quelques faits d'armes. Le premier fut Anselmo qui n'a pas pu monter sur scène sans bouteille de Vodka pour l'attirer. Les gars ont placé de la vodka pour bait Anselmo.\o/Epic Win. L'autre fait d'armes concerne ce même Anselmo qui s'amuse à balancer des canettes de bières sur les - 67 (42lemag.fr) -



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