42 n°24 mai 2011
42 n°24 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 71

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : et l'homme devint gonzesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL BASTON Le catch à travers le monde Issue du fabuleux monde des forains, la discipline du catch n'est pas un truc de mauviettes. Ou alors si. Avec leurs collants moulants, leurs fausses baffes, et leurs entremêlements de corps, y a parfois de quoi se poser des questions (On y reviendra). Cependant, il faut savoir que le catch américain n'est pas le seul au monde. Les mexicains et les japonais ont leur propre version, avec des dosages de kitsch/bourrinerie/truquerie différents. Attachez vos ceintures (de championnat), je vous emmène en voyage ! Chez les Américains Commençons par le plus connu. On en a tous vu à la téloche. Et il apporta son lot de stars tel que Hulk Hogan, ou l'Undertaker. Le truc avec le catch américain, c'est qu'il suffit de savoir à quoi s'attendre, afin d'éviter de tomber dans le cliché classique du gars qui dit "c'est de la mayrde, et pis ça se voit trop que c'est du fake." Oui, c'est vrai. Mais le but du catch américain, c'est plus de raconter Need context ? une histoire, avec des combats dedans (un peu comme un épisode de Walker Texas Ranger), que de montrer du vrai sport. C'est principalement du divertissement, et il faut le prendre comme tel. départ, c'est bien évidemment le face qui gagnait. Mais au fur et à mesure des années, les divers scénarios possibles se sont diversifiés, afin de jouer sur la fibre bad-boy/badass. Il y a donc des gimmicks, des interviews de catcheurs, des déclarations d'organisateurs, et tout un tas d'événements pré-scriptés, mais rigolos, tel que le catcheur qui s'énerve contre son propre manager, ou l'arbitre qui se prend un poing perdu dans la gueule, et s'écroule au sol pendant que les combattants en profitent pour faire des trucs illégaux. OMG, cet homme a un ragondin sur la tête ! Les combats opposent la plupart du temps un "face" : le catcheur beau gosse, gentil, respectueux des règles, du public et de son adversaire, contre un "heels" : le vilain catcheur pas beau, qui triche et qui insulte tout le monde. Au - 54 (42lemag.fr) -
IRL Le but, c'est de faire réagir le public, qui va acclamer le face ou huer le heel, selon ce qu'il se passe sur le ring, et en dehors. C'est un peu comme un spectacle de guignol, dans lequel le public doit participer, sauf que c'est avec des vrais gens. Mais je ne m'étends pas plus sur le sujet, il semblerait que Guignol soit traité autre part dans ce numéro. Comme vous le saviez déjà, les matches sont "bookés". C'est à dire que l'issue est déterminée d'avance. Les gros coups sont également prédéfinis. (Genre les "sky twister press", que vous devriez taper dans youTube, parce que ça claque). Mais en dehors de ça, il y a quand même une bonne part d'impro. Et c'est là où ça peut être dangereux (donc intéressant). Les catcheurs doivent être super "complice", et attentif à ce que fait l'autre en face, pour pas que ça parte en accident d'éborgnage. La Lucha VaVoom. Mélange de Lucha Libre et de poulet. BASTON Pendant ce temps, au Mexique Au pays des tacos et du "Lol Que ? ", le catch se nomme "Lucha Libre". L'accent est bien plus mis sur le côté sportif que sur le divertissement. Pour commencer, il n'y a pas d'histoire ni de scénario annexe. L'important, c'est les combats, un point c'est tout. Il y a des stars, riches, célèbres et tout, mais elles sont un peu plus modestes, et ne viennent pas trop raconter n'importe quoi devant des micros. L'autre différence fun, avec la Lucha Libre, c'est les costumes et les masques. Culturellement, on est face à un mix entre les super-héros et les totems de divinités animales. Ça peut assez facilement partir dans le n'importe quoi. Les "luchadores" sont obligés d'avoir soit les cheveux longs, soit un masque, car le vainqueur récupère l'un ou l'autre, en guise de trophée. Ce qui accentue le côté mystique du masque, qu'on imagine contenir la personnalité du lutteur. Fun fact trouvé dans wikipedia : vous savez le perso de Tekken avec une gueule de tigre. J'ai toujours cru que c'était un mutant félin de la planète Graou qui aurait été le cobaye d'une expérience scientifique ratée Frankensteinstyle. Eh ben non. En fait c'est un vrai humain, qui fait de la Lucha Libre avec un masque de tigre. Voilà, merci au revoir. Les combats sont tout aussi prévus à l'avance, mais sont bien plus violents. Chacun essayant d'arracher le masque de l'autre, éventuellement à coups de doigts dans les yeux. On en retrouve pas l'opposition face/heel comme dans le catch américain. Mais il y a des lutteurs de type "técnicos" : possédant un style esthétiquement classe, et des techniques avec un minimum de subtilité. Et des lutteurs de types "rudos" : des gros bourrins, tout simplement. Japan Superior ! ! Chez les japonais, le catch se nome puroresu, et il est épuré de tous ses artifices. Pas d'histoire, de scénario, de masque ou de costume bizarre. Les adversaires sont plus ou moins en fringue de sports (la plus grande fantaisie qu'ils se permettent étant de l'ordre du pantalon en cuir noir). Le puroresu est plus vu comme un mélange d'art martiaux. C'est tout aussi bookés que pour les autres types de catchs. Mais une liberté bien plus grande est donnée au déroulement du combat. En gros, on leur dit si ils doivent perdre ou gagner, et le reste, c'est un peu comme ils veulent. Les coups sont beaucoup moins retenus, - 55 (42lemag.fr) -



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