42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK MIOUSIK Rosetta Metal from Outer Space Perdu ! Il ne s'agit en rien de space rock, ou d'un autre groupe de drogués hippies. Non. Ce mois-ci, il s'agira d'un groupe de "post-metal", étiquette assez obscure je vous l'accorde. Mais sous cet énième sous-genre se cachent pas mal de groupes dévastant tout sur leur passage. En tête, les demi-dieux Neurosis, suivis par feu Isis, tout juste splitté (s'ensuit un torrent de larmes de la part de votre serviteur). Et Rosetta se pose en nouvelle référence, avec son concept spatial. I. C'est quoi le post ? 2e album, 2e poutre Une nouvelle étiquette, de quoi réveiller les détracteurs et autres anti-étiquettes. Un sous-genre très récent qui peut avoir plusieurs racines. Tout d'abord, le postrock, mélange de rock classique à des expérimentations de toutes sortes. Electro, ambiant etc... C'est assez vaste. Et puis il y a la racine post-metal, ou posthardcore, qui s'applique aux murs de guitares métalliques. L'appellation posthardcore vient du changement de musique décrété par Neurosis, dont les tout premiers albums crachent du punk-hardcore bien gras, mais sans génie. Concrètement, le post-metal consiste en un metal très abrasif, avec des riffs lourds et pesants, sur des compositions très longues (grand minimum 6 minutes) donnant un caractère atmosphérique. Si je peux résumer le post-metal, ce serait ainsi : du bon gros metal atmosphérique. Pour le post-hardcore, vous ajoutez des vocales hurlées, et vous avez votre mixture. vous avez suivi, c'est Neurosis qui a popularisé le concept et en a fait sa marque de fabrique. Et pour être honnête et totalement objectif, Neurosis sur-roxxe. Pas une seule crotte de bique dans leur disco (si on la débute à partir de Souls at Zero), pas un faux pas, une continuité qui force le respect, et une unanimité générale. Neurosis, c'est tellement génial que les mecs de l'HADOPI seraient enclins à télécharger. II. Rosetta, la grosse poutre venue de nulle part. Comme je l'ai dit un peu plus haut, si J'use et abuse du from outer space, mais - 70 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK qu'un maelström musical, typique du post. Tout s'entremêle, tout part en vrille, jusqu'à en jeter le CD par la fenêtre en sortant la maxime rituelle "c'est pas de la musique ça". Et ensuite on se rend compte des subtilités, de ce mariage entre saturation excessive et atmosphérique. C'en est parfois effrayant. Effrayant de se retrouver comme un cachalot au beau milieu de l'espace, sans savoir où on va, comment on y va, quand on est. III. The Galilean Satellites, traumatisme musical. MIOUSIK Gnnnnnnnnnnnnn*bave* c'est bien le mot. Rosetta nous arrive tout droit en pleine gueule, tel un astéroïde, nous explosant son post-metal de génie. Comment ça je ne suis pas objectif ? Vous allez voir. Il est vrai qu'en premier lieu, on sent bien que le groupe tire ses références du côté des demi-dieux dont j'ai parlé un paragraphe plus haut (et dont je vais arrêter de causer, sinon je vais faire une attaque), mais aussi de leurs dauphins, à savoir Isis, pour le versant plus "atmo". Neurosis pour l'aspect abrasif et "mur de guitares, 3 tonnes de pression", et Isis pour l'atmosphérique. taille. Quelque chose de trop gros pour nous. Vertigineux, effrayant, fascinant, tétanisant, beau, immense... Voilà les qualificatifs que l'on peut poser sur la musique de Rosetta. Voilà LE coup de maître, le genre de coup de génie. Le truc qui fait vibrer, qui vous fait dire "ce groupe, c'est de la bombe de balle cousin". Un coup de génie à pleurer tellement c'est énorme. Jamais un mur de guitare n'aura été aussi abrasif et relaxant à la fois. A la première écoute, ce qu'on entend n'est Premier album des Américains, il est en fait un double album. Un double album vachement ambitieux, peut-être trop pour un jeune groupe. Mais ce premier essai est un coup de maître, et fait l'effet d'un coup de pied au cul chez tout le monde. Imaginez, vous êtes là, l'air de rien, à fredonner une chanson de Justin Bieber au pif, quand d'un coup d'un seul, on vous botte l'arrière-train. "Mais t'es qui toi ? Moi c'est Rosetta, tu me connais pas, mais je vais te botter le cul ! " The Galilean Satelittes, c'est ça. Le CD1 qui impressionne de par son concept, et un CD2 qui est composé de pistes ambiantes aussi glaciales que spatiales. En tout, plus de 2h de musique. Sauf que les deux disques sont superposables Du coup, Rosetta est un groupe de post comme les autres, jouant avec des influences et sortant un truc de bonne facture. OUAIS MAIS NON. Car c'est là que leur concept tire la musique vers le haut. Suffit de voir comment le groupe s'identifie. Du metal pour astronaute. Textuel. Et voilà comment un groupe de jeunes impudents réussit à se réapproprier des références pour en sortir quelque chose de complètement différent. Rosetta possède SON identité, tout en affichant ses influences. La conjugaison des deux aspects primordiaux du post est maîtrisée en accord parfait avec le concept. Bon, je sens que je perds pas mal d'auditoire parti comme je suis, alors je vais essayer d'être plus convainquant. Rosetta réussit à retranscrire musicalement la profondeur et l'immensité de l'espace. Quelque chose d'indicible, d'indéfinissable en - 71 (42lemag.fr) -



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