42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TV Il était une fois la vie DOSSIER NOSTALGIE On reprend le principe du star system, et on r’met ça ! (avec en guest star les uniformes d’Omega pour les lymphocytes). Le principe est simple mais terriblement efficace : un épisode explique une chose du corps humain, le cœur, les poumons, le foie, les reins … Chaque personnage a un type de rôle précis ou a quelques déclinaisons. Par exemple Maestro est le chef du cerveau, mais aussi le grand père globule rouge racontant à Hemo et Globine le fonctionnement des choses. Pierrot et Psi sont des lymphocytes surveillant le corps dans des sortes de sondes avec comme capacité de se dédoubler et de larguer des anticorps, euxmêmes représentés par Métro et ses potes en essaim d’abeilles (Bzzzzz). Gros est le chef des polynucléaires qui bouffe les vilains. D’ailleurs Le teigneux représente les bactéries et le nabot les virus. Merci à Joueur du grenier pour avoir fait cette remarque : le nabot a une gueule de Sarko ! Pourtant c’est Roger Carel un grand nom doublage et théâtre français qui prête sa voix (à Maestro aussi depuis le début aussi). Cette série m’a beaucoup fait marrer tellement elle est drôle et aussi éducative, mais ce qui est très incohérent c'est que pour symboliser des choses ou des fonctions biologiques, il a fallu passer par des objets ou bâtiments mécaniques. Par exemple le cœur est souvent représenté par une centrale électrique qui envoie décharge sur décharge, alors que cela ne marche pas comme ça. Certaines toxines sont des chars d’assaut ou encore la gueule de certains lymphocytes en crapaud. Mais d’un autre côté, comment faire pour montrer, symboliser l'infiniment petit ? C’est peut-être aussi pour cela que cette série a autant marqué : par ce côté WTF cartoon, mais aussi sa très bonne vulgarisation et les éléments récurrents identifiables. Quand vous connaissez les références, vous pouvez alors voir n’importe quel épisode dans n’importe quel sens, vous comprendrez. Il y a aussi des références littéraires et théâtrales, comme par exemple Métro vacciné a gagné une spécialisation à l’épée et combat tout en déclamant Cyrano de Bergerac (avec son long nez), ou encore le conservateur d’iode du corps n’est que … Louis de Funès dans le film « L’Avare » avec fraise (machin en collerette autour du cou) et costume noir. Une amie qui a fait médecine m’avait dit également que grâce à ce DA, elle a pu apprendre plus vite grâce à l’accroche visuelle. Elle a pu assimiler plus rapidement les cours. Comme quoi, divertissant, éducatif ET utile ! Une nouvelle fois, cette série a demandé le soutien de plein de pays en flouze (oh ! je vais pas recommencer la liste !). Mais ce qui est encore plus frappant c'est le générique et sa chanson qui s’est gravée à jamais dans nos esprits. C’est Michel Legrand (compositeur de la série) qui a écrit « Hymne à la vie » et ça a carrément gagné le prix Eurovision 1986 ! (interprète : la belge Sandra Kim). Pourtant j’ai entendu des détracteurs de sacrée mauvaise foi envers ce dessin animé. En effet, le générique serait l’apologie de la débauche sexuelle (tiens je vous intéresse ?). Là j’avoue que la personne qui m’a sorti ça en tenait une sacrée couche. Bien entendu tout n’est question que d’interprétation dans la vie, mais là quand même ! Il est vrai que c’est abordé de façon en omettant la partie qui vous intéresse le plus (aka bounga bounga) et pourtant l’enseignement commence tout de suite, de manière très claire ! Un homme et une femme qui visiblement s’aiment, s’unissent tendrement (suffit de voir les expressions et la douceur des mouvements) et de là dans l’explosion de couleurs (on vous laisse deviner ce - 62 (42lemag.fr) -
TV Il était une fois notre terre que c’est) se forme une seule et unique cellule qui se morphe vite en fœtus, puis en Pierrot…. On « entre » dans ses cellules et des scènes micro se passent (virus VS le gros, Round one FIGHT !), avant de revenir à une vision macro et de voir que notre Pierrot recommence le cycle de la vie avec Psi (c’est bôôôô !). Franchement si il y a bien une série à voir de Albert Barillé, c’est bien celle-ci ! Je ne vois pas dans ce générique ce qu’il peut y avoir de tellement sexuel vu qu’on ne voit rien ! Désolé de parler crûment mais pudiquement (ou censure), on voit pas la teub de Pierrot quand il est à poil dans la forêt ! Euuh... mouais évidemment présenté comme ça, et avec toutes les horreurs qu’on entend au 20h, on pourrait se poser des questions. Mais ce n’est qu’un dessin animé, bordel de ploucs avariés au piment d’Espelette ! Il a un pantalon après et Psi aussi ! On voit pas ses boobs (zut) et surtout : en quoi une explosion montre-elle de manière visuelle la baise ? Au niveau du ressenti sûrement, mais ça tu te le gardes pour toi ! C’est juste une idée. Et puis y a progression entre les peuples : Psi est plus mate que Pierrot donc d'origine différente et pourtant ça les empêche pas de baisarum. Je vais même plus loin : ça signifie diversité génétique, na ! Y a pas de race, juste des hommes et des femmes ! Enfin bon, maintenant que la machine est rodée et que le système est en place, les séries suivantes vont suivre le même chemin. Il a été reproché un moment à Bébert de ne pas avoir parlé suffisamment du nouveau continent, alors la suivante en 1992 sera : les Amériques. On garde toujours le même format et le star system, mais on ne se contente pas de parler de la guerre d’indépendance ou la ruée vers l’or mais aussi des peuples comme les Inuits, les aztèques ou Incas et j’en passe. Il y avait aussi un très beau générique, très touchant. La série les Découvreurs poursuivra l’œuvre de Barillé où chronologiquement chaque épisode aborde les grandes avancées. On commence avec les Chinois et les Grecs, puis Gutenberg, Newton, pour finir avec Armstrong et la Lune. On enchaîne à cela directement avec la série : les explorateurs. On parle de Magellan, de La Condamine, mais aussi de Gengis Khan. La dernière série d’Albert Barillé est également un beau cadeau animé offert au présent et au futur : il était une fois notre Terre, où il est surtout décrit le développement durable et les moyens de le faire. Cette série est un peu décalée du reste car mine de rien l’équipe de gamins qui écoute père castor EUH Maestro s’est considérablement élargie (ethnie oblige). Petit gros est devenu Jumbo (qui est plus ridicule je trouve) et le Nabot est devenu Grumeau (guère mieux). Au niveau graphique, mode vestimentaire et modernisation il y a eu un sacré bond en avant comparé aux autres séries. Mais plus bizarroïde aussi car pour entrer plus au cœur des problèmes, les enfants « voyagent physiquement » par une télé géante vers les lieux représentatifs des problèmes, ce qui génère plus de scènes débiles que cocasses. De plus le Teigneux et le Nabot sont toujours sales gosses mais ont pris dans le ciboulot et ont perdu de leur fonction de méchant (quoique pour certains adultes avec leurs traits, c’est gardé). Cette série de 2008 est la dernière de Barillé. Il nous a quitté un an plus tard, nous laissant pour toujours une très belle œuvre éducative pour tous. Mais il est tout à fait possible que Procidis prépare une nouvelle série qui restera dans la même ligne éditoriale … On ne sait jamais. Bobcat DOSSIER NOSTALGIE Il était une fois les Amériques & les découvreurs - 63 (42lemag.fr) -



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