42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 60 - 61  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
60 61
TV DOSSIER NOSTALGIE mémoire collective au même titre que Casimir. Le pitch de ce machin en stop motion ? Un ours en peluche qui sait pas chanter et qui beugle quand même, a plein d’aventures dans un monde à l’eau de rose. Je ne sais pas si vous connaissez, mais moi je m’amusais à tronquer les paroles du début, genre « C’est moi qui suis connard-gol… » http://www.youtube.com/watch ? v=qhwRsfZI-GQ M’enfin bon, pour une série avec peu de moyens et un seul animateur, Albert s’en est tiré à merveille au point (enfin) qu’on l’écoute pour ses futures séries. Il poursuit en force avec l’idée qu’il a toujours eu en tête, parler des hommes, de leurs inventions. Il était une fois l’homme Fin 70, sort sur Fr3 sa nouvelle série qui fera grand bruit (dans le bon sens du terme) : Il était une fois … l’homme. Cette fois-ci c’est un dessin animé et Albert va miser sur un principe-repère pour les enfants que j’appelle le star-system : utiliser le plus souvent possible les mêmes visages pour les personnages. Et pour ne pas les perturber encore plus, on décline les noms. On a donc le visage paternel Pierre, sa femme Pierrette, le sale gosse Pierrot. Aidé par son copain costaud petit Gros, lui-même ayant un père nommé le Gros (qui étrangement n’a pas toujours la même femme). Ouh, comme c’est original tout ça ! Il faut aussi des figures négatives comme Le teigneux, archétype de l’idiot qui impose ce qu’il veut par la force (mais il se fait souvent marave sa gueule par le Gros, alors ça change pas grandchose) et le Nabot qui symbolise la fourberie et la tromperie. Et enfin la figure finale qui sera également le symbole de la série : Maestro avec sa barbe blanche pelucheuse qui le recouvre entièrement. Il représente bien entendu le savoir et la sagesse. Évidemment, proposé ainsi, cela semble être bourré d’archétypes et de manichéisme primaire. Eh bien oui et non en fait ! Oui car il y a beaucoup de représentations simples et faciles pour symboliser ou expliquer les choses. La raison est souvent pour l’animation et le rythme. Mais non, car les visages utilisés sont valables pour toutes les ethnies présentées. Exemplitude représentative : Charles Martel, qui comme chacun sait, arrête l’invasion musulmane en France en 732. Dans le DA, pour symboliser cet arrêt tu vois le personnage debout, face aux troupes musulmanes et qui lève la main en signe « stop tu passeras pas ». Ouah damned ! Je ne savais pas qu’il suffisait de faire cela pour bloquer une armée entière ! Pourquoi on a pas fait ça face à Hitler ? Quand j’étais petit déjà je trouvais ça idiot. Mais bon, c’était pour la simplicité. Mais en même temps dans cette bataille à Poitiers, Pierre affronte un lui-même musulman ainsi que Gros. Rien que par cette scène j’avais compris que ni les francs, ni les musulmans n’étaient méchants ou gentils. Il y a du bon des deux côtés. Vous allez me dire que c’est simple, mais dans l’esprit d’un enfant c’est terriblement efficace ! Les musulmans ne sont pas forcément méchants, et les chrétiens ne sont pas forcément gentils ! Paf dans ta gueule, racisme primaire ! En tout cas il est indéniable que cette image m’est restée. Il y avait aussi des petites touches humoristiques aussi bien de voix que de phrases, comme celle de Maestro en empereur chinois qui s’adresse à Marco Polo en lui disant : « Certains prient pour - 60 (42lemag.fr) -
TV Jésus, d’autres pour Mahomet, ou encore le Bouddha. Moi je leur demande à tous de me protéger, c’est plus sûr. » La série retrace l’histoire de l’humanité, très centrée sur l’Europe quand même, de ce qu’on sait de la préhistoire aux années 70 avec le dernier épisode assez pessimiste tout de même. Les sujets abordés sont d’actualité bien sûr (surpopulation, environnement, pollution) mais avec une touche de guerre froide pesante. En tout cas on sent les préoccupations d’Albert là-dedans. Vous ajoutez à cela un générique qui est devenu une référence, où on passe de l’amibe au poisson puis au mammifère avant l’homme qui passe à travers les âges … sur Toccata et Fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach. Cela donne quelque chose d’éternel et gravé dans la pierre, mais aussi un final assez traumatisant. Un homme part dans une fusée, une foule en colère le suit et se fait tuer par le souffle de l’explosion … et la planète explose elle-même. Beuh ! choses à valeur éducative. Déjà en reprenant le principe du star system. La galaxie est en guerre. La république militaire de Cassiopée (les méchants avec le Teigneux en tête) cherche le fight avec la confédération Omega (dont fait partie la Terre, nos gentils Pierrots tout blancs). Vous ajoutez à cela une troisième faction : une armée de robots dirigés par un super ordinateur qui veut imposer une paix forcée aux peuples, sorte de tyrannie (ça me rappelle quelque chose). Ici les personnages ne changent pas leurs rôles. Pierre est chef de la police spatiale, son épouse Pierrette est présidente d’Oméga (tiens une femme présidente ? Vision progressiste d’Albert). Pierrot est lieutenant. Comme il n’a pas vraiment de comparse ni vraiment de fille pour faire du bringue, on lui a collé une cruche d’origine indienne visiblement du nom de Psi. Pourtant son vrai nom est Mercedes. Elle a des pouvoirs télépathiques d’ailleurs. On leur fourgue aussi un nouveau personnage : le robot Métro un peu râleur. Maestro en est son inventeur, il est d’ailleurs le grand scientifique d’Omega. La série est quand même moins basée sur l’éducatif et plus dramatique. En revanche on a plus d’allégories de mythes grecs. Mais ce qui change c'est que l’histoire n’est pas centrée sur la Terre en elle-même. L’homme n’est pas bouffi d’orgueil et de mégalomanie. Il n’est pas le centre de l’univers et on parle beaucoup plus des alliés. Cela peut s’expliquer par le fait que pour développer cette série, Bébert s’est adressé à plein de pays. Belgique, Canada, Espagne, Italie, Suisse, Japon et bien d’autres. Le souci est que cette série vieillit assez moyen. Les décors sont bien mais l’animation pêche comparé à nos jours. Mais le générique est très bien avec de vraies photos (retouchées quand même un peu) de nos astres célestes du système solaire. La chanson est un peu magistrale, mais après tout c’est également Bébert qui a écrit les paroles (décidément il fait tout !). Il faut savoir rester humble. Cette série a pas trop mal marché mais moins bien que l’homme, c’est pour cela que Barillé récidive avec LA plus grande série représentative de son œuvre (et des années 80) : la vie ! DOSSIER NOSTALGIE Il était une fois l’espace Ce dessin animé est une réussite complète au point qu’il est encore diffusé de nos jours. Albert a donc réussi encore une fois. Et décide de poursuivre « l’homme » avec une série science-fiction : l’espace. Celle-là est totalement imaginaire, mais possède bon nombre de - 61 (42lemag.fr) -



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :