42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE Alors tout de suite, on se dit "pourquoi envoyer un équipage humain, alors que seule l'intelligence artificielle peut y arriver ? " Ça, on n'en saura rien. L'idée d'impliquer l'Homme dans une telle mission va se révéler à la fois désastreuse et absurde. Absurde dans le sens où la première mission Icarus I a échoué (spoiler : tout prêt du but), 7 ans avant l'envoi de la 2e mission. Il est déjà absurde de redéployer le même type d'équipage, une autre bombe, qui aura tout niqué en ressources terrestres (incohérence scientifique ou pas, osef). Le film met en avant cette confiance aveugle que l'on porte au genre humain. Une humanité qui va constituer le seul obstacle au bon déroulement de la mission. Dans toute bonne histoire, il y a un élément perturbateur. Si vous avez été à l'école et que vous avez plus ou moins suivi vos cours de français, vous avez cet élément en tête : le truc qui fait chier la bite. Alors dans un film de S-F spatial comme Sunshine, les idées vont bon train : une race d'alien from outer space, un environnement hostile, une intelligence artificielle qui fait copain-copain avec Skynet, des terroristes soviétiques voulant rester dans un hiver qui leur sied à merveille... Eh bien non, rien de tout ça, pas d'ennemi visible. Pinbacker, le commandant saboteur d'Icarus I ? Non, c'est juste le résultat du véritable ennemi de l'équipage : l'homme. L'homme a conduit à la perte du premier équipage, mené par le dément Pinbacker, devenu illuminé (dans tous les sens du terme) par une espèce de vision divine en rapport avec le Soleil. Et c'est l'homme qui va conduire à la perte du 2e équipage. Tout d'abord par le bénéfice du doute, propre à l'homme, qui impose l'équipage de rejoindre l'Icarus I, puis l'erreur humaine, au final inévitable, qui va mettre en péril la mission et dont les conséquences seront irréversibles sur le moral de l'équipage. Cette erreur humaine est symbolique, car elle nous prouve que l'homme, sous couvert de son évolution prodigieuse et de son potentiel incroyable, reste un être humain. Est-ce que l'ordinateur central se serait pris la peine de changer de plan de vol ? Aurait-il pensé à saboter la mission après une hypothétique vision divine ? Lorsque l'ordinateur central s'oppose au contrôle manuel du vaisseau par l'équipage, il a une idée fixe : la mission. OSEF de l'équipage, tant pis pour l'erreur humaine, l'important, c'est la mission. En somme : L'homme a le savoir-faire, la maîtrise, mais ses états d'âme, son facteur humain peut tout faire foirer en un clin d'œil. La machine est programmée pour aller au Soleil, déposer la charge. Soit elle revient, soit elle se plante sur Mercure, et on la récupère après. Sachant qu'à cause de l'homme, on a dû fabriquer 2 charges, deux vaisseaux. Ce qui a dû couter énormément de temps et d'argent, avec tout ce que ça inclut. Ils ont eu de la chance d'avoir eu autant de marge niveau temps. - 40 (42lemag.fr) - IV. 1h43 tout ça ? ! Eh oui, il est bien court, en comparaison avec un film aussi complexe que 2001 l'Odyssée de l'espace. Un format concis, qui ne traîne jamais en longueur. La deuxième partie, très "Alien-esque" ajoute une dose de stress et de frayeur, soutenant un peu plus le rythme. Au final on reste gaga devant une telle tuerie visuelle et sonore. Et cette critique du genre humain tombe à pic, alors que l'époque est aux catastrophes naturelles provoquant sinistres sur sinistres, sous nos yeux médusés et impuissants. Sunshine, c'est de la S-F qui roxxe. De la bonne tuerie intelligente, sans grosses ficelles, sans plans faciles (y a même pas de baiser, alors que la fin le laissait présager), sans trop de fioritures. Par contre si vous êtes un scientifique hardcore, faut oublier votre savoir parce que niveau scientifique... Draxx
CINEMA 2001 l’odyssée de l’espace La soluce Je sais que j’avais dit le mois dernier que lire ça craint. Mais en fait non c’est une magie ‘achement géniale qui vous permet de vivre des aventures incroyables, ou apprendre des tas de trucs. Veuillez attendre la fin avant de me lapider (et pas avec les petits cailloux pointus, j’en ai besoin pour Minecraft). Il y a tout un nuancier de genre, donc vous y trouverez forcément quelque chose qui vous plaira ! Celui qui a émergé fin XIXème avec Jules Verne, la Science-fiction en est l’un des plus vastes ! Mais le souci, des fois, est que c’est tellement compliqué qu’on arrive pas à tout comprendre. Et même des fois avec un film à côté, on ne comprend pas plus ! Heureusement que nous sommes humbles à 42, je vais vous livrer la soluce la plus incroyable de tous les temps : vous expliquer la série 2001 ! Attention donc : spoiler zone tout le long de cet article (il est conseillé d’avoir vu au moins les films). DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE Tout d’abord un petit récapitulatif s’impose. 2001 l’odyssée de l’espace n’est pas un livre qui a été créé comme ça, pouf, parce que l’auteur se faisait chier. ArthurC. Clarke était un anglais qui a servi dans la Royal Air Force durant la 2nd guerre mondiale au service des alertes radar (technologie qui a donné un super avantage aux alliés). C’est durant ses moments perdus dans la base, le nez en l'air, regardant les avions et les étoiles, qu'il se met à rêver de science-fiction. Il écrira plusieurs nouvelles, et après la guerre se fera connaître petit à petit des lecteurs éclairés. Un obscur réalisateur américain du nom de Kubrick décide un jour de refaire au cinéma « le bon vieux space opera ». En effet pour « Dr Folamour » il n’a pas pu exploiter son idée de documentaire sur l’humain vu par des extraterrestres. En 1964, il tombe sur une nouvelle de Clarke « La sentinelle » (1951) et il kiffe grave dedans ses poils de barbes. Seulement c’est trop court pour un film. Il contacte donc l’auteur et ils décident de faire le film issu du nouveau livre commandé à Clarke. Le budget total du film s’élèvera à 11 millions de dollars (surtout - 41 (42lemag.fr) -



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