42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE Sunshine Si t'as pas vu ce film, t'as raté ta vie "2057, le soleil se meurt, l'humanité vit ses derniers instants." QUOI ? ! Déjà ? ! Je croyais que le Soleil avait des milliards d'années devant lui. C'est quoi ce film à la con ? Un truc écolo qui pointe du doigt l'homme et le réchauffement climatique ? Que le soleil luimême ne supporte plus notre planète ? Non faut pas déconner, ils ont fumé les scénaristes et producteurs. Et en plus y a une team "Armageddon-style" envoyée en mission pour réveiller le Soleil à l'aide d'une bombe. Ça sent le nanar pas logique. Paye ta S-F en carton pâte. ATTENTION : cet article contient des spoilers. Autant vous le dire tout de suite. I. En fait si, c'est de la vraie Science-Fiction. Quand Sunshine est sorti au cinéma, je me suis dit que ç'allait être un nanar. Genre un truc improbable, largement inspiré d'Armageddon. "Oua l'autre ! Ils envoient une équipe au Soleil pour y foutre une bombe, et le réveiller. Ça me fait penser à Armageddontout ça." Et vu que Armageddon, c'est marrant 5 minutes (et parce que c'est Michael Bay/ad hominem), je me dis que ce film est un reskin. Du coup, je boude Sunshine. Rien à foutre que ce soit réalisé par le demidieu Danny Boyle. Rien à foutre de la bande-annonce, ce film ne vaut pas que je m'attarde dessus. Fun fact : je ne savais pas qui l'avait réalisé, qui composait le casting. Juste le pitch m'a fait fuir. A mon grand regret. Mon plus grand regret. J'ai succombé, en le voyant pas cher du tout avec d'autres films aussi chouettes et plus regardables que le biopic de Justin Bieber en 3D. En y réfléchissant, je me suis dit, "pourquoi pas ? ". Après tout c'est un bon sujet de S-F. Et c'est là justement, par ce pitch improbable que le film puise sa force : et si le soleil tombait en panne d'une manière différente que nous connaissons. On intègre souvent la notion d'explicable. Alors que dans Sunshine, c'est de l'improbable. Le Soleil ne - 38 (42lemag.fr) -
CINEMA peut pas mourir de cette façon, de façon si soudaine. Surtout quand on a appris à l'école que le soleil passe au statut de géante rouge, triple de volume avant de devenir une naine blanche et mourir à petit feu. Mais le film pose la question "Et si ? " à mon sens valable dans un film de S-F. Ce que ce film est. Il mélange une part d'improbabilité avec ce voyage d'une petite équipe livrée à elle-même, jusqu'au Soleil. II. Melting-pot de films S-F Dès que ça touche à la S-F, j'accroche, je suis curieux et je suis avide d'en savoir plus. Et quand ça mélange plusieurs genres comme le fait avec brio Sunshine, je ne peux que baver. Ce que j'ai fait. Sans traîner en longueurs (le film dure moins de 2h), le film m'a scotché, s'amusant des références cinématographiques (la 2e partie claustro quasi calquée sur "Alien") pour en faire un tout cohérent. Cube, 2001, Alien. On peut citer ces films comme des influences indéniables que l'on retrouve, non pas de façon flagrante, mais intelligente, qui sert l'histoire. Alors dire que je me suis pris une grande claque tient de l'euphémisme. J'en étais ému, tant j'ai regretté de ne pas le voir au cinéma. Je me souviens tout particulièrement de ce retour vantant les mérites du son, et qu'en salle obscure c'était monstrueusement monstrueux. C'est avec cette particularité que j'ai regardé le film, l'oreille à l'affût. Et c'est bien vrai : c'est beau à écouter, l'OST est somptueuse, et une scène arrive à magnifier ce mariage musique/film. Comme indiqué au début, ça va spoiler, mais je le rappelle pour les plus intrépides. Cette scène, c'est celle de la mort du Capitaine Kaneda, carbonisé par le Soleil réfléchi sur les panneaux. Une claque visuelle et sonore. Dans cette scène, Kaneda est trop loin pour revenir vivant. On sait qu'il va mourir, qu'il va finir carbonisé, même s'il tente de s'enfuir. Lui-même le sait, Searle (le psy) le sait. Kaneda décide alors de faire face au soleil, comme pour percer son mystère, comme pour voir le Soleil dans les yeux, faire face à cet astre hypnotisant tout l'équipage. La musique vient redoubler la charge émotionnelle, liée à la fin inéluctable du capitaine, à ce Soleil qui l'avale à tout jamais. Et cette ultime question : what can you see ? Le pouvoir qu'exerce le Soleil sur l'équipage, élément indispensable à notre vie, commence à se dévoiler petit à petit : un pouvoir hypnotique, fascinant, qu'on essaye de comprendre, de chercher un quelconque lien avec le divin, ou une réponse à cette question pour le moins existentielle : que voit-on à la mort. Ça en fait beaucoup pour un film de S-F que je prenais pour du sous-Armageddon (rangez vos bâtons). La deuxième partie du film se veut plus classique, dès lors que Pinbacker fait son apparition. Un bien étrange personnage, que l'on retrouve 7 ans après Icarus I complètement fou. Son intrusion dans le vaisseau et la chasse qui en découle renvoie directement à Alien, avec son ambiance claustrophobique, son équipage disparaissant un à un... Un nouveau rythme qui rend le film bien plus prenant. DOSSIER (RE)DÉCOUVERTE III. Un reflet de l'humanité Gnnnbronzage Le spouale n'est pas fini, alors accrochez-vous. Même si je peux révéler pas mal d'éléments du film, cela ne vaut pas le visionnage du film lui-même, les images étant bien plus parlantes que mes écrits. Un élément que j'avais écarté jusqu'à présent est l'opposition homme/machine. Pour situer le contexte, un équipage est envoyé pour balancer une bombe destinée à "réveiller" le Soleil, et ce après qu'un premier équipage ait échoué. Le vaisseau dans lequel tout l'équipage navigue est équipé d'une intelligence artificielle, conçue pour aider l'équipage dans son voyage. - 39 (42lemag.fr) -



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