42 n°23 avril 2011
42 n°23 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 81

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : world invasion, battle Los Angeles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA SPOILER World Invasion : Battle Los Angeles L’attaque des clichés de l’espace J’adore les blockbusters américains, avec eux je ne suis jamais déçu. A chaque fois je m’attends à voir une grosse daube aseptisée et à chaque fois ma scatophilie est pleinement satisfaite ! < Tu m’étonnes Après avoir épuisé le filon des zombies, des salauds de terroristes barbus et des Russes, Hollywood a décidé de relancer la mode des invasions extraterrestres avec en fer de lance World Invasion - Battle Los Angeles, qui, en plus d’avoir un nom à rallonge à coucher dehors, est un pur bijou ! Avec ce film, le cinéma américain a clairement décidé de revenir aux sources de ce qui a fait son succès à savoir, des clichés toutes les deux minutes pour ne pas perturber les spectateurs, des méchants très méchants et des héros très héroïques qui ne tirent jamais dans le dos (véridique) le tout servi sur un lit de happy end. C’est un véritable régal de nullité et grâce à cette recette magique, le plaisir que procure le film est doublé puisque l’on se marre pendant le visionnage devant sa nullité avant de se marrer autant (sinon plus) après en se foutant de la stupidité du scénario entre potes. Il y a pas à dire, ils sont forts ces Américains ! Pour nos lecteurs qui auraient passé ces dernières années dans une cave autrichienne, le scénario de World Invasion - Battle Los Angeles est simple : des salauds d’aliens débarquent sur Terre bien décidés à pomper notre eau et à nous faire un second postérieur dans la tête. Heureusement, les Marines (prononcez "meurin’se") des USA d’Amérique qui n’aiment pas trop que l’on pompe des trucs sans autorisation sauf si l’on est une blonde à forte poitrine, mais je m’égare, vont sauver le monde à eux tout seuls, en commençant par Los Angeles. Full frontal Spoiler Pour bien vous faire ressentir la profonde nullité de ce film et vous faire économiser un ticket de cinéma, je vais le spoiler gaiement ! Mais avant, abordons rapidement le seul bon point du film : l’image est belle même si le réalisateur a beaucoup forcé sur les filtres jaune pisse pour la jouer "california baby yeah". Pour le reste c’est filmé façon documentaire par - 28 (42lemag.fr) -
CINEMA un cadreur parkinsonnien histoire de donner la gerbe aux spectateurs parce qu’il faut bien suivre la mode. Le film démarre en plein cœur de l’action, de gentils Marines serrent fort les fesses alors que les combats font rage autour de leur hélico de transport et là, toute la salle panique "omondieu, un film catastrophe qui démarre sans sa demie heure de scène d’introduction des personnages ! ! C’est trop différent de d’habitude, je vais aller me faire rembourser mon ticket et dire du mal du film sur mon blog comme ça ma mère et mon chien n’iront jamais le voir ! ! " (ne riez pas, je suis sûr que les producteurs de films pensent ça). Heureusement, après 5mn, les scénaristes reprennent bien sagement le chemin des gros clichés et nous avons droit à nos chouettes scènes de merde. Pêle-mêle on a : SPOILER Un sergent, joué par Aaron "j’ai des fesses à la place du menton" Eeckart, qui décide de prendre sa retraite de chez les Marines à la suite d’un mystérieux drame ayant eu lieu en Irak au cours duquel il aurait, selon la rumeur, mené ses troupes à la mort (mystère mystère). Il passera tout le film en mono expression crispée, s’il jouait dans un drame psychosocial sur la constipation cela lui vaudrait un Oscar, là c’est juste triste. Appelons-le "Vieux badass qui a roulé sa bosse". Un jeune lieutenant fraîchement diplômé d’une école de commandement, qui, je vous le donne en mille, va paniquer comme un foufou lorsqu’il sera confronté à un combat réel. Appelons-le "Tapette de gradé". Il a une femme Quand j’étais petit je n’étais pas grand, je montrais mon menton à tous les passants parce que bon, il faut bien une séquence "Joe, tu diras à ma femme que je l’ai toujours aimée, snif snif ! ". Deux supers amis qui se kiffent trop le boule et dont un va se marier dans 3 jours. A noter que pendant tout le film le futur marié a totalement oublié sa fiancée, son cadavre peut bien être violé par un alien libidineux, il en a rien à battre. Comme il s’agit d’un monsieur noir et d’un latino appelons-les "caution multiculturelle 1 & 2". Une jeune recrue toute fofolle car rien ne vaut un bleubite proche du public pour créer un beau moment d’émotion et de bravoure. Appelons-le "l’idiot". Le point commun de toutes ces scènes, à part balancer des personnages sans profondeur vus mille fois ? Elles ne vont servir quasiment à rien de tout le film ! A aucun moment les personnages sembleront avoir des remords vis-à-vis de leur famille (à part pour la vieille séquence "tu diras à ma femme"), quasi aucune référence n’y sera faite (par exemple, le héros qui doit prendre sa "retraite" est présenté comme vieillissant et dépassé par les plus jeunes mais aucune référence à son âge ou à son apparent sentiment d’infériorité ne sera réutilisé par la suite). Si c’était juste pour ça, ils pouvaient tout aussi bien rester dès le départ dans l’action, au moins ça aurait eu le mérite d’être original. Bref, notre compagnie de clichés se retrouve déployée d’urgence soi-disant pour évacuer les civils de Los Angeles suite à l’apparition de météorites qui menacent de tomber au large de la ville. Arrivés à leur QG, les chefs leur avouent la vérité : "Bon, en fait ce ne sont pas des astéroïdes mais des vaisseaux aliens, ils atterrissent en pleine mer et shootent les civils. Comme tuer c’est caca boudin on va aller leur apprendre la vie Marines style, embarquez dans les hélicos on va vous amener au PC central sur le front". Hop, retour au début du film, ça tire de partout et les aliens à peine débarqués sur notre belle planète font déjà caca sur la convention de Genève en tuant de - 29 (42lemag.fr) -



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