42 n°22 mars 2011
42 n°22 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : comment ne pas devenir riche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK JOLIE PETITE HISTOIRE ce qui se passe. Rien d’anormal, à part ce gros bouton rouge qui clignote. Le bouton rouge clignote ? Flûte, ca veut dire que le vaisseau est suivi. Cap’tain Bob tourne la tête à gauche. Rien. Puis à droite, et là, stupeur ! Un vaisseau inconnu, ressemblant étonnamment à une sorte de cochon géant, à l’air rigolard, semble le poursuivre. Mais qu’est-ce qu’un cochon géant peut bien venir faire dans l’espace ? Qui peut avoir aussi mauvais goût en termes de vaisseaux spatiaux ? Cap’tain Bob s’interroge. A-til des hallucinations ? Plongé dans ses pensées, il ne voit pas le coup venir. Le Fusor 2000 est ébranlé par une secousse. Le cochon volant vient de faire feu. Malheur, il vient d’entamer la coque du vaisseau. depuis les LEGO quand il était petit jusqu’à concevoir quasi intégralement son vaisseau. Autant dire qu’un petit trou dans la coque, ça le fait franchement rigoler. Tenant son marteau dans une main, se bouchant le nez de l’autre Cap’tain Bob se dirige vers le trou de la coque. Mais sa progression est soudain stoppée par un autre tir du cochon volant. Diantre ! Ces rascals insistent ! S’ils veulent passer une mauvaise journée ils n’ont pas intérêt à insister… Car oui, Cap’tain Bob est aussi un grand maître ninja, ceinture noire dans tous les sports de combat existants. Alors ce ne sont pas quelques martiens belliqueux qui vont l’effrayer. Il reprend donc son avancée le long de la coque. Se pinçant toujours le nez, notre héros examine la coque. Flûte, par le trou, il s’aperçoit que le câble d’arrivée d’essence semble être endommagé. Il va falloir vite réparer avant qu’un tir ne l’atteigne. Cap’tain Bob lève donc son marteau et l’abat bruyamment sur le tuyau. Quelle erreur, au lieu de remettre tout en place, le coup vient de fendre le tuyau et l’essence s’échappe. Bien que sa rapidité soit supérieure à celle d’un jaguar, Cap’tain Bob n’a pas le temps de réagir et reçoit l’essence dans les yeux. Ahhhhhhhh crie-t-il, mes yeux, ca brûle…. Mais il se calme vite, car dans l’espace on ne peut l’entendre crier à ce qu’il paraît. Notre héros est en fâcheuse posture, comment va-t-il donc pouvoir s’en sortir ? Rassemblant toutes ses facultés intellectuelles il se met à réfléchir. Voyons voir, se dit-il, je suis aveuglé, mon vaisseau a un trou béant et plus d’essence, ces olibrius de martiens semblent vouloir me dérober… que dois-je faire ? Mais Cap’tain Bob n’hésite pas longtemps. Se remémorant son enfance, lorsqu’il était élevé par une famille de taupes dans le Ce coup-ci, Cap’tain Bob s’énerve. Crotte, dit-il. Puis il se ravise, car ce n’est pas très poli. Fichtre, lance-t-il donc, qui ose m’attaquer, moi, le héros de la galaxie ? Hors de question de se laisser faire ! Puisque c’est ça, Cap’tain Bob va sortir réparer la coque et va botter les fesses de ces martiens en cochon volant. Pour ce faire, il saisit un marteau dans la boîte à outils traînant sous son siège, se pince le nez pour retenir la respiration et ouvre le cockpit. Certaines personnes ont peur du vide. Pas Cap’tain Bob. Il est super fort en apnée, alors le vide intersidéral, c’est dire s’il s’en moque… Et en plus d’être un champion de la retenue de respiration il a toujours été très fort en mécanique, - 68 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK jardin familial, devant creuser chaque jour à la force de ses doigts pour progresser dans l’obscurité, il décida de faire fi de l’état de ses yeux. Plus qu’une chose à faire : atterrir vite sur Mars, comme ça plus de vaisseau et plus de problème. Tâtonnant et utilisant ses quatre sens restants, sur-développés pendant son enfance, Cap’tain Bob n’a aucun mal à regagner l’entrée du Fusor 2000. Il referme le sas derrière lui puis recommence enfin à respirer. Il consulte sa montre avec ses doigts pour lire l’heure. Sept minutes cinquante-quatre. Pas mal, mais il a déjà fait mieux en apnée. Tâtonnant toujours, mais progressant avec une ardeur plus intense que jamais, Cap’tain Bob se dirige vers les commandes de pilotage. Il faut vite précipiter le Fusor sur Mars, et ainsi semer les poursuivants martiens et réussir la mission. Pilotant au jugé, puisque toujours aveuglé, Cap’tain Bob est interrompu dans ses efforts par la voix de Josiane : C’est presque fini mon chéri. Quelle familiarité ! Décidément ces intelligences artificielles se permettent bien des choses. C’était quand même mieux lorsqu’elles ne parlaient pas. Mais là n’est pas la question. Il faut atterrir sur Mars, et vite. Surtout que le Fusor semble ralentir dangereusement. Cap’tain Bob tient les commandes de toutes ses forces. Il doit atterrir quoi qu’il arrive. Mais le Fusor ne réagit pas, il continue à ralentir et semble perdre petit à petit de l’altitude. Cap’tain Bob est en sale posture. Mes aïeux, comment cette aventure va-t-elle se terminer ? Mais notre héros ne lâche pas l’affaire. Il atterrira coûte que coûte. Il serre les dents, crispe ses muscles. Atterris satanée machine se met-il à crier, atterris ! Mais le Fusor n’en fait qu’à sa tête et s’arrête brutalement. Étonné, surpris, Cap’tain Bob ne sait comment réagir. C’est le moment que choisit Josiane pour intervenir : C’est fini mon chéri, descends maintenant, lui dit-elle. Comment ose-t-elle me parler ainsi, à moi Cap’tain Bob, comment ? Josiane réitère son appel : Allez descends mon chéri ! Robert sort de ses rêveries. Sa mère l’appelle encore. Allez, descends, ton père et moi on t’attend. A contrecœur, Robert sort de son vaisseau spatial peint d’un rouge métallique de mauvais goût et descend du manège qui vient juste de s’arrêter. Il abandonne son beau vaisseau, à côté d’un cochon piloté par une jeune fille et d’un cheval au sourire idiot sans cavalier. Aujourd’hui il a laissé Cap’tain Bob sur Mars. Il reviendra demain pour lui trouver une nouvelle mission. Satisfait, il saisit la main de sa mère et remonte avec elle l’allée conduisant à la maison. Bebealien JOLIE PETITE HISTOIRE - 69 (42lemag.fr) -



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