42 n°22 mars 2011
42 n°22 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : comment ne pas devenir riche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUX VIDEO TRUCS ET ASTUCES cinante médiocrité. Leurs cinématiques hideuses ont largement alimenté moult memes internet : n'hésitez pas à taper "Zelda CD-I" sur youtube pour vous rendre compte par vous-même de l'ampleur du désastre, croyez-moi, il faut le voir pour le croire, d'autant plus que le gameplay est tout aussi pathétique. La plupart des fans de Zelda (à commencer par Nintendo, qui renie violemment ces jeux) qui sont au courant de ces horreurs vidéo-ludiques préfèrent faire comme si elles n'avaient jamais existé, mais personnellement, je suis contre un tel révisionnisme, et je pense qu'il est important que les générations futures aient conscience de ces erreurs afin de ne pas les reproduire. Si l'exemple des pires produits sortis sur CD-I prête à sourire, il faut cependant avouer que l'idée sous-jacente, à savoir fournir un centre de médias polyvalent branché directement sur la télévision pour toute la famille n'est finalement pas si éloignée de ce que l'on a aujourd'hui avec la dernière génération de consoles. Finalement, le principal reproche qu'on puisse faire à la CD-I, c'est peut-être d'avoir été trop en avance sur son temps... ça, et le fait qu'il s'agissait quand même d'un misérable tas de merde. La Pippin NIGHT TRAP Voilà ce qui était considéré comme hardcore dans les années 90. Il s'agit de l'un des jeux les plus emblématiques de la vague de full motion video qui sévissait au début des années 90. Sorti sur 3DO, Sega Mega-CD 32X et PC, le but du jeu est de protéger un groupe de jeunes filles demeurées d'une bande d'aliens vampiriques venus profiter de leur pyjama party pour les capturer une à une afin de boire leur sang. Concrètement, tout ce que le joueur peut faire, c'est switcher entre les différentes caméras de la maison où se déroule l'action, ce qui lui permet de voir ce qui se passe dans chaque pièce. S'il arrive au bon endroit au bon moment, il a alors la possibilité de déclencher un piège pour neutraliser l'un des vampires. Pour gagner, il faut donc plus ou moins connaître par cœur ce qui va se passer à l'avance, et cela oblige en plus à surveiller les pièces où il ne se passe quasiment rien, ce qui fait donc louper une grande partie du "film". Bref, c'est globalement inintéressant. Avec l'explosion des applications pour iPhone et autre iProut, Apple prend aujourd'hui une part grandissante dans le marché du jeu vidéo pour glandus. Une bien belle success-story comme la firme à la pomme semble en avoir le secret, mais bien peu savent qu'il ne s'agit pas de son coup d'essai, puisque quinze ans auparavant, Apple avait déjà essayé de s'infiltrer dans le monde des consoles de jeu, avec beaucoup moins de succès cependant. En 1995, Apple lançait en effet une machine au nom peu gâté par la nature, la Pippin (vendue sous le nom de Pipp !n, hinhin). A l'instar de la 3DO ou de la CD- I, l'idée était là encore de permettre à des constructeurs tiers d'exploiter la technologie, dans ce cas-là, ce fut principalement Bandai qui cherchait aussi à entrer dans la danse. Apple voyait son produit comme un hybride entre une console et un ordinateur doté de quelques capacités telles la navigation sur internet. Vendue initialement au prix de 600 $, c'était effectivement bon marché pour un ordinateur : le seul pro- Si initialement Night Trap reçut plutôt des bonnes critiques en raison de la nouveauté de la chose, l'illusion ne dura pas très longtemps, et ce jeu tomba rapidement dans la catégorie des grands classiques du nanar vidéo-ludique. Il profita cependant d'une célébrité involontaire grâce à deux sénateurs américains abrutis partis en croisade contre la violence dans les jeux vidéo. Ceux-ci incriminèrent tout particulièrement une scène dans laquelle l'une des filles est attaquée alors qu'elle s'apprête à prendre une douche. Dans les faits, on voit juste une nana en nuisette se faire attraper par un mec dans un costume grotesque, mais dans la bouche des sénateurs, cette scène devenait une débauche insoutenable de sexe et de violence faisant passer Saw pour un épisode des Bisounours. La controverse mourut finalement lorsque tout le monde se rendit compte que les détracteurs du jeu racontaient n'importe quoi, mais cela suffit à faire rentrer Night Trap dans la postérité comme l'un des jeux ayant conduit à la création de la classification ESRB, honneur partagé avec des jeux véritablement violents eux comme Mortal Kombat ou Doom. - 18 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO blème était qu'en pratique, la Pippin ne faisait pas grand chose de plus que lire des jeux sur CD-Rom, ce qui faisait donc très cher la console de jeux, d'autant plus que des jeux, il n'y en avait qu'une pauvre vingtaine. Face à la concurrence de la Playstation, N64, Saturn, sans compter le PC, la Pippin sortit dans l'indifférence générale et s'éteignit dans une indifférence tout aussi générale peu de temps après, avec quelques 40 000 exemplaires vendus. Aujourd'hui, la donne a cependant bien changé : depuis que SteveJobs a décidé de calquer le business plan d'Apple sur celui de l'église de Raël, le succès de ses produits n'est plus à prouver, et une décision d'Apple de se lancer à nouveau sérieusement dans le marché des consoles de jeu pourrait donc faire mal. Très mal. Bobby, méfie-toi, ton règne sur le marché des teubés ne durera pas éternellement ! Gizmondo Quand c'est un constructeur relativement connu qui se plante royalement, forcément ça attire l'attention, mais quand il s'agit de Tiger Telematics, une obscure compagnie suédoise, tout le monde s'en fout. Pourtant, l'histoire de la Gizmondo, qui détient l'honneur de détenir le record de la console portable aux pires chiffres de vente de l'histoire (25 000 exemplaires vendus), vaut son pesant de pistaches. Sur la machine ellemême, sortie en 2005, il n'y a pas grand chose à dire : il s'agissait d'une portable aux capacités techniques plutôt bonnes pour l'époque, avec un certain nombre de caractéristiques innovantes telles qu'un GPS intégré. Afin de diminuer son prix de vente, un système nommé "Smart Adds" avait été mis en place, l'idée étant qu'en échange d'une grosse réduction sur le prix, des publicités étaient diffusées aléatoirement sur l'écran d'accueil. Là où ça devient rigolo, c'est que la Gizmondo était diffusée de manière quasiment confidentielle, puisqu'elle n'était disponible que dans très peu de points de vente, et sur les 14 jeux annoncés aux États-Unis, seuls 8 sortirent véritablement. Vraiment, c'était à croire que ses créateurs eux-mêmes n'en avaient rien à foutre du succès de leur console. Et pour cause, puisqu'on découvrit quelques années plus tard qu'il ne s'agissait que d'une couverture pour permettre à Stefan Eriksson, l'un des dirigeants de Tiger Telematics et chef criminel notoire, de se payer des putes et de la coke avec l'argent soutiré à ses investisseurs. Finalement rattrapé par la justice en 2006 après que cet abruti ait crashé sa Ferrari (qu'il conduisait complètement défoncé à 260 km/h) près de Malibu, Tiger Telematics fut placé sous liquidation judiciaire et la production de la Gizmondo définitivement stoppée (mais c'est pas comme si qui que ce soit l'avait remarqué). Petit rebondissement cependant en 2008 lorsque CarlFreer, le fondateur de feu Tiger Telematics annonça le lancement imminent de la Gizmondo 2 par sa nouvelle boîte Media Power. Depuis, plus de nouvelles, et avec l'arrestation du cofondateur de Media-Power pour fraude, autant vous dire que le monde ne retient pas vraiment son souffle... TRUCS ET ASTUCES Last but not least : la Virtual Boy Nintendo : que l'on aime ou non cette marque, force est de constater que la firme de Kyoto a créé certaines des consoles les plus mythiques ou populaires qui soient. Et pourtant, elle est aussi à l'origine de l'une des pires abominations électroniques de tous les temps : la Virtual Boy. Une console de merde : 400 $ (229 avec la pub) Une ferrari enzo en miettes : 800 000 $ (0 avec l'assurance) Contribuer à blanchir l'argent de la mafia suédoise : ça n'a pas de prix Pour bien comprendre comment une horreur pareille a pu voir le jour, il faut là encore se replacer dans le contexte de l'époque. Nous sommes en 1995, et en attendant la sortie prochaine de la N64, Nintendo décide de faire le pari de la - 19 (42lemag.fr) -



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