42 n°22 mars 2011
42 n°22 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : comment ne pas devenir riche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUX VIDEO TRUCS ET ASTUCES décida de s'allier avec un leader incontesté de l'électronique : Sony. En 1989, les travaux de Sony avaient bien avancés et Nintendo était sur le point de dévoiler la SNES-CD lorsque qu'elle décida au dernier moment de planter un couteau dans le dos de Sony en annonçant qu'elle avait conclu à la place un partenariat avec Philips. Pour le milieu des affaires japonais, il s'agissait ni plus ni moins que d'une énorme trahison : pensez-donc, une compagnie japonaise qui en rejette une autre pour une alliance avec d'immondes gaijins ! Au passage, Nintendo prévint Sony en des termes qui devaient se rapprocher de ça : "tiens, au fait, le prototype que vous avez développé pour nous, vous n'oubliez pas de le foutre à la poubelle et de ne plus jamais en parler hein ? ". Sony envisagea un temps de faire ça, puis elle se dit qu'en fait, il y avait peutêtre moyen d'en faire une console à part entière. Justement, la nuit précédant la trahison de Nintendo, Sony venait tout juste de trouver un nom pour leur projet : Play Station. Et la suite, vous la connaissez... Quant à Nintendo, ses déboires ne s'arrêtèrent pas là, puisque son accord avec Philips ne donna au final rien de concluant. Mais ne vous inquiétez pas, on n'a pas fini de parler de Philips et Nintendo au cours de cet article... La Jaguar Si l'on vous demande de citer un constructeur de consoles crédible, vous me direz naturellement Nintendo, Sega, Sony et Microsoft (j'ai dit crédible hein, vous êtes pas obligés de l'aimer). Mais on oublie trop souvent Atari, qui dans les années 80, était le concurrent le plus féroce des japonais Sega et Nintendo avec sa ligne de consoles éponymes. Mis à mal par le crash des jeux vidéo de 1983, ce n'est qu'à partir de 1990 qu'Atari décida de faire son grand come-back avec la Jaguar. Souvenez-vous, à l'époque, tout était affaire de bits : forcément, maintenant avec la HD tout le monde s'en branle de savoir si une image est composée de 16 ou 256 millions de couleurs, mais en ces âges farouches, entre 32 ou 1024 couleurs, on voyait clairement la différence ! Du coup, une console 16 bits était forcément meilleure qu'une console 8 bits, et les constructeurs ne se privaient pas d'axer à fond leur communication dessus. Or voilà-t'y pas qu'en 1993, époque dominée par les SNES et Megadrive, la Jaguar débarque avec non pas 16, non pas 32, mais 64 bits, ce qui selon la logique de l'époque, en faisait une console 4 fois meilleure que ses concurrentes directes ! Basant tout son marketing là-dessus, avec le slogan "Do the math", la Jaguar était donc destinée à écraser la compétition, right ? Oui, mais en fait non. Parce que déjà, les 64 bits, c'était du pipeau. Certes, elle disposait bien vaguement d'un processeur 64 bits, mais le processeur graphique lui (donc plus ou moins le coeur de la machine) n'était que 32 bits, et le CPU carrément 16 bits. De plus, la - 16 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO Et là, c'est le drame. console était imbitable à programmer, ce qui fait qu'en pratique, quasiment personne n'exploitait ses quelques capacités 64 bits. Pour ne rien arranger, le support aux développeurs tiers était inexistant, la documentation incomplète, le matériel buggé, et d'une manière générale, il était très chiant de développer dessus. CD-I, tentative malheureuse de Philips de partir à la conquête du marché des jeux vidéo. Projet des plus ambitieux, la CD-I se voulait être une véritable plateforme multimédia, capable de lire des jeux sur CD, mais aussi jouer de la musique et des films. S'agissant d'une machine à destination de toute la famille, les jeux vidéo ne constituaient finalement qu'une petite partie de sa CDthèque, composée de nombreux logiciels éducatifs, culturels, de développement personnel, ou encore de karaoké. Sortie en 1991, la CD-I vivota pendant quelques années avant de subir de plein fouet la concurrence des PlayStation et autres N64 (sans compter le PC), largement supérieures techniquement. Mais la principale raison de l'échec de la CD-I restera quand même qu'il n'y avait globalement que des titres de merde qui sortaient dessus, dont les représentants les plus tristement célèbres demeurent assurément la trilogie des Zelda CD-I. Car peu de temps avant que son deal avec Philips ne capote, Nintendo avait commis la funeste erreur de les autoriser à utiliser les licences Mario et Zelda sur leur console. Et si la CD-I est aujourd'hui complétement tombée dans l'oubli, les jeux issus de cet accord honteux sont restés dans les mémoires par leur hallu- TRUCS ET ASTUCES Les jeux sortis dessus furent donc peu nombreux et souvent de mauvaise qualité (même si la Jaguar fait partie de la poignée de consoles de cet article disposant tout de même de quelques très bons jeux) : la Jaguar fut totalement incapable de s'imposer face à la SNES et la Megadrive qui étaient déjà solidement implantées dans le marché, et fut définitivement enfoncée par la Saturn et la PlayStation quelques années plus tard. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la Jaguar réussit cependant à attirer une communauté de fans qui continuent encore aujourd'hui à développer pour cette console. Enfin, on pourrait citer l'autre tentative d'Atari, sur le marché des consoles portables cette fois, avec la Lynx, qui malgré sa nette supériorité technique sur la Game Boy, coula plus ou moins pour les mêmes raisons que le Jaguar, mais arrêtons de remuer le couteau dans la plaie, Atari a assez souffert comme ça... La CD-I Pour rester dans la mouvance de la 3DO, il serait impensable de ne pas citer la Un abonnement gratuit pour celui qui est capable de me dire ce qu'est cette chose. - 17 (42lemag.fr) -



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