42 n°21 février 2011
42 n°21 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 26,3 Mo

  • Dans ce numéro : gagner plus pour gagner plus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TV DOSSIER DÉCOUVERTE séries japonaises dites « sentaï ». C’est le genre Bio-man, X-or, et tous ces clowns colorés en costume moulant lycra. Topor voulait montrer la débilité de ces choses qui sévissaient à la télé française à travers Téléchat. Groucha n’hésite pas à décrire Léguman comme une série débile. D’ailleurs notre chat emplâtré a découvert ce personnage étrangement (toujours humour décalé) : un jour où il faisait trop chaud, il décida d’aller mener son enquête et vérifier si la lumière du frigo restait allumée quand on fermait la porte (grande question de l’humanité). C’est au moment où il ferme sur lui le frigo-palace qu’il découvre que les aliments passent leur temps en diffusant cette série dans le frigo. Leguman est donc un personnage tout en légume qui combat toutes sortes de vilainies et de méchants, totalement plus idiots les uns que les autres : un méchant aspirateur, un super mixeur … et bien d’autres adversaires. Mais bon, « combat » le mot est relatif car bien entendu il gagne toujours à la fin. Une voix off décrit la situation et termine toujours par cette phrase : « les carottes sont-elles cuites ? Non ! ». C’est alors que Leguman apparaît, un chant à la gloire du héros en fond sonore (comme dans les sentaï), et rosse le vilain pas beau. Le Journal télévisé se terminait par la célèbre phrase finale de Groucha : « Chalut, à demain, si on veut bien ! », transformation de Lucien Jeunesse et de sa phrase finale du jeu des 1000 francs (oups pardon, 1000 € maintenant) : « Salut et à demain si vous le voulez bien. ». Enfin le générique retentissait, puis une séquence finale « hors antenne » apparaissait. L’idée est de montrer le décalage entre l’officiel et la vie en coulisses. Durant le JT, Groucha et Lola se vouvoient. En off, ils se tutoient. On ne connaît pas exactement la relation entre eux qui se tisse, qui devient intime … limite amoureuse. Topor se moquait des présentateurs de l’époque comme Yves Mourousi et Marie- Laure Augry, ou encore Patrick Poivre d’Arvor et Christine Ockrent qui se vouvoyaient à l’antenne, mais pas du tout dans la vie. Ces scènes off sont généralement soit dans le « Milk-bar », lieu de repos des gens du studio de Téléchat, ou bien chez Groucha, ou encore dans sa voiture. Les saisons 2 et 3 sont plus « feuilletonesques » avec une histoire fil rouge entre les épisodes. Dès le début de la saison 2, on découvre un lapin gris du nom de Grégoire de la Tour d’Ivoire (dit GTI) à la place de Groucha. En réalité, il est le fils du patron des studios de Téléchat, neveu du patron des produits Nul et cousin du roi de l’électricité. Il a viré Groucha par action népotique. D’ailleurs Lola le dira elle-même : « Votre présence n’est due qu’à votre seul talent ! » … Ah inspiration Beaumarchais, Figaro … En tout cas c’est une belle remarque sarcastique ! Groucha, relégué à faire des reportages dehors, fulmine. Il voit le désastre qui se prépare : GTI détruit littéralement Téléchat et les audiences chutent. Ce lapin crétin oublie les pubs et les fêtes, lance des mauvais reportages et surtout balance le générique de fin quand on le contrarie. GTI est l’archétype du fils à papa aristo, qui n’a rien foutu de sa vie et qui croit que tout lui est dû. Groucha l’appelle d’ailleurs TGV pour « triste grand vide » ce qui lui va comme un gant. La seule chose intéressante que GTI amène est BonMoment, une lampe qui permet de savoir en temps réel l’intérêt du public. Plus il brille intensément, plus l’audimat est fort. Cette pirouette de la part de Topor est une satire de la télévision en général, qui ne pense qu’à ses parts de marché. Topor utilisera encore ce concept d’objet de renseignement dans « Palace ». En somme BonMoment représente le public fictif de Téléchat. Un autre personnage en somme. - 70 (42lemag.fr) -
TV apothéose et d’une manière un peu triste également. Groucha part pour Hollywood. La musique de Papadiamandis est tout simplement géniale. Le premier générique avec ce côté blues/jazzy qui permit au doubleur de Groucha de faire une chanson, est une de mes préférées. Ou encore le jingle d’anniversaire. La deuxième version du générique plus électro des années 80 a beaucoup marqué aussi. La troisième beaucoup moins où un sous-marin Téléchat approche d’un trésor/télé. Skilèdrooooolleu ! ! L’humour de Téléchat est complètement absurde et décalé comme je vous l’ai déjà dit. L’idée est de prendre un fait de la vie, et de le voir d’un angle différent et d’en faire une traduction ou une translation dans le monde des objets. Il y a de nombreuses choses qui m’ont fait hurler de rire comme l’envol des parapluies sauvages, qui vont dans les parties du monde où se trouve la pluie. SOS pince à linge, où ces pinces volent à la rescousse des feuilles d’automne qui risque de tomber, pour les aider à vivre une retraite heureuse sur leur arbre. Satire évidente de la vie des retraités abandonnés et des associations caritatives en manque de moyens. Le pare-brise music-hall de la voiture de Groucha avec les deux essuie-glaces chanteurs. Plus fort : les cours de langues étranges (moquerie des langues étrangères) avec Micmac comme parler « grille ». DOSSIER DÉCOUVERTE Au bout du massacre de Téléchat, GTI s’est fait prendre dans une rixe avec Socrate la savate et décide de quitter le plateau en plein journal, amoché et dépité, et n’ayant pas compris ses fautes. Groucha revient prendre la barre et relance Téléchat. GTI reviendra comme coprésentateur de pub avec Pubpub, et sera viré par son oncle pour avoir saboté une pub, mettant à la place un reportage people qui attirera les foudres du singe vert. La saison 3 est classique avec des histoires par-ci par-là. GTI cherchera à faire de la politique mais se fera choper pour corruption. Il fondera alors sa secte. Apparaissent également les bouffe-tout qui mangent les objets. La SPO de Lola est sur le qui-vive. Groucha et Lola se mettent à dos le patron des produits Nul qui les vire grâce à une guerre des nerfs (coupure de chauffage, de téléphone …). Téléchat se retrouve à la rue et sans studio. Ils s’installeront dans le hangar à tramway, des fois au Milk-bar, puis seront itinérants grâce à Bébère le camion. Ils seront sauvés par le concurrent de Nul, le patron des produits « Pires ». Celuici leur propose du matériel, un nouveau studio et Téléchat repart de plus belle. Simplement cette fois Groucha ne garde pas sa langue dans sa poche et tape sur les produits Nul. La série se termine en Des sujets plus sérieux sont aussi abordés. Il y a Lola et sa fondation, la SPO, la société protectrice des objets. Translation évidente de la SPA. La lutte contre les voitures abandonnées dehors sous la pluie, le froid, le vent, la neige, sans même un bol d’essence dans le réservoir pour se nourrir. Il y a aussi des conseils pratiques comme engraisser son paillasson de terre et de lettres en tout genre, et le lendemain matin, un journal a poussé. Le sujet du racisme a aussi été abordé avec l’interview des gluons de plusieurs légumes comme le riz, le haricot rouge, le maïs. Humour corrosif et décalé de Topor… Consécracheune ! Téléchat a remporté beaucoup de prix à l’époque. Les droits ont même été ache- - 71 (42lemag.fr) -



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