42 n°21 février 2011
42 n°21 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 26,3 Mo

  • Dans ce numéro : gagner plus pour gagner plus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TV ment des voix (pour faire le lipping) et le reste de l’année, soit deux mois pour le montage. PRÉSENTATION DES PROTAGONISTES DOSSIER DÉCOUVERTE Hélas pour ne pas arranger la chose, le budget pour cette série était vraiment très bas. Même notre Jean Chalopin national et sa société de production de dessins animé DIC (Ulysse 31, Les Mystérieuses Cités d'or, Inspecteur Gadget, Jayce et les Conquérants de la Lumière...) avait plus. Bon c’est vrai il trichait en envoyant le taff aux japonais mais quand même ! Il avait du pognon, lui ! Pour résumer : peu d’argent. Un dessin animé à l’époque avait plus. Et pourtant Téléchat a soufflé tout le monde par bon nombre de récompenses plus tard. Ce manque d’argent se fait très vite ressentir. Surtout au niveau des décors. C’est essentiellement de la récupération en tout genre, retapé à la va-vite, et qui ne vivait que le temps du tournage … pour se retrouver ensuite à la poubelle. Je fais surtout référence à la partie « Léguman ». Le plus gros de l’argent était réservé pour le studio et les effets d’optique sur fond bleu pour certains sketchs (ça coûtait cher à l’époque). N’oublions pas le doublage etc. Le plus souvent, les tournages extérieurs étaient faits rapidement et dans des lieux trouvés deux ou trois jours avant. Une drôle de série sur sa création. Et pourtant c’est ce qui fait SA FORCE. La débrouillardise, le bricolage, alliés à l’humour décalé donnent un effet détonnant absolument admirable ! Moi ce qui me touche le plus est que, bien que ce soit des marionnettes, bien que ce soit artificiel, bien que ce soit absurde, cela m’a beaucoup parlé quand j’étais petit ! Et cela me parle toujours et encore maintenant. Cet humour est toujours d’actualité. Cela semble réel et vivant ! La corrélation avec la vie, nos vraies vies sont montrées, commentées d’un angle totalement différent. Une perspective nouvelle. Bien entendu cela ne reste que de l’amusement, du divertissement, simplement la beauté de l’envol des parapluies sauvages qui fait un clin d’œil aux oiseaux migrateurs … C’est tellement bien vu !!! Et encore je ne vous cite qu’un exemple ! Il y en aura d’autres. Groucha : Ce chat de gouttière est un formidable journaliste. Il est un peu le reporter parfait. Baroudeur de par ses origines et sa naissance dans la rue, il est dynamique et n’a pas peur de prendre des risques pour découvrir la vérité. Il n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à dire son opinion. Un peu grande gueule quelque part, il est aussi une vedette. Une star. Il voit d’ailleurs dans Lola une concurrente qui peut lui faire ombrage … Du moins au début. Très expressif, on sent quand il est content, quand il est las ou en colère. Les sondages peuvent l’affecter facilement. Un petit mélange de Mourousi et de PPDA, pour le côté grognon et vedette. Lola : une autruche d’Australie (ce qui est étrange car en réalité cela ne vit qu’en Afrique) désireuse de faire carrière dans un autre pays, est entrée dans l’équipe pour remplacer la précédente présentatrice, une mouette, qui tapait sur les nerfs de Groucha. Beaucoup plus terre-à-terre, elle n’hésite pas à prendre des initiatives sur l’antenne, comme par exemple la création de la SPO, et deviendra une formidable présentatrice télé. Groucha d’ailleurs lui dira qu’elle ira loin dans ce métier. Tentée par le cinéma, elle fera un peu de chanson. Mais c’est sa mère Adélaïde qui fera un spectacle à Las Vegas (saison 3). Vient enfin une myriade de seconds rôles, tout aussi important les uns que les autres, car ils mettent en valeur plus facilement certains aspects de la vie. Mic-mac le micro, doué pour les langues étranges. Maître Duramou le fer à repasser premier téléphone lors du lancement de Téléchat dans les années « précédentes », est le maître assermenté. Brossedur le balai : ancien micro de Téléchat, il est le gérant des archives maintenant. Pubpub le singe vert : cet espiègle présente toutes les pubs des produits Nul. Hélas il les fait souvent capoter. À noter que le singe vert existe réellement (bien que Pubpub ne leur ressemble en rien). C'est l'un des noms du vervet (Chlorocebus aethiops) qui vit surtout en Afrique et en Asie de l'ouest. Durallo le téléphone narcoleptique. Léguman : héros légendaire des légumes, sa série débile est projetée dans le Frigo-palace. Il combat toutes sortes de méchants. Sophie la cuillère et Raymonde la fourchette : spectatrices et quelques fois invitées aux émissions de Téléchat, elles représentent à la fois le public, les vedettes et les concurrentes pour les jeux. Après donc une année complète de tra- Viendront plus tard d’autres personnages comme GTI ou BonMoment. - 68 (42lemag.fr) -
TV vail, une saison était prête. En tout il y en a eu trois. Topor a eu la brillante idée de terminer la série au moment où elle était à son sommet, ce qui la propulse au firmament des meilleures histoires. Vous savez : « les plus courtes sont les meilleures ». De plus je trouve cela mieux, plus beau, de clore quelque chose et d’en garder ce si merveilleux souvenir. Cela évite aussi d’imaginer la chute que cette série aurait pu connaître si elle avait perduré dans le temps. Je trouve cela très courageux aussi. Ces trois saisons ne possèdent pas de cliché classique pour le cheminement de son histoire, pour son fil rouge. En règle générale dans les séries : soit les épisodes se suivent, soit ils sont indépendants. Téléchat est hybride et utilise les deux. Il faut dire aussi que le synopsis ne se prête pas immédiatement à ce genre de « standard ». La première saison possède des épisodes indépendants avec quelques petites idées communes comme « Léguman » ou le final « hors antenne ». C’est à partir de la seconde saison qu’une vraie histoire se crée, et qui tiendra jusqu’à la troisième. Venons-en maintenant à la série en ellemême ! À son contenu, son histoire. Comme vous l’avez compris, cette parodie de journal télévisé est courte et présente les choses directement. Après le générique, Groucha et Lola nous saluent, ou plutôt nous chaluent, et présentent les dernières nouvelles du monde des objets. Le premier épisode commence sur les chapeaux de roues, avec la découverte des gluons. Dans la réalité, le gluon est un boson qui permet de « coller » les quarks entre eux (d’où son nom). Il s’agit du plus petit élément. Il permet l’existence des protons, neutron et hadrons. On pense qu’ils ont une masse nulle, pas de charge électrique et ont un spin 1. Il y a 8 genres de gluons en tout. Ils ont été découverts en 1979 dans l'accélérateur de particules PETRA (collisions électron-positron) du laboratoire DESY à Hambourg, soit un peu avant Téléchat. Découverte scientifique qui a beaucoup passionné Topor. Dans la série, les gluons sont les êtres les plus petits des objets, là où résident leurs âmes. Grâce à la très bonne vue de Lola, Groucha découvre le scoop du siècle et décide de chercher et d’interviewer le plus de gluons possible. C’est par cette petite passe scénaristique que la série fait parler les objets. Et comme il existe réellement plusieurs types de gluons, il y a plusieurs gluons différents dans la série. Les gluons sont représentés par une sphère/gueule (qui rappelle l’atome) qui possède quelques attributs selon son objet (glue, peinture et j’en passe). Cette passe scénaristique permet aussi une passe pour les marionnettistes : il suffisait de remaquiller différemment la sphère de base et HOP ! On avait un nouveau personnage ! L’explication de Groucha des gluons est une très bonne vulgarisation pour les enfants de l'infiniment petit et des atomes. Dans un gâteau il y a des miettes. Des grosses et des petites. Dans les petites miettes, il y a encore des petites miettes. Et dans ces mini-miettes, encore d’autres miettes, et la plus petite miette d’entre elles : le gluon. Nous nous amusons mais en même temps il y a de l’éducatif quelque part. C’est ainsi que la série fait parler les objets, et nous fait découvrir toutes sortes de choses. Plus ou moins débiles, plus ou moins logiques, mais toujours dans la même veine. Chaque nouveau journal souhaite la fête à un objet en particulier, citant le jour de la fête (Lourdi - Pardi - Morquidi - Jourdi - Dendrevi - Sordi - Mitanche) puis il y a soit des reportages sur les objets, ou les gluons, ou bien une page de publicité. La pub est toujours présentée par Pubpub, un singe vert qui présente les derniers produits « Nul » (c’est le nom de la marque). Il y avait des séquences jeu, sport ou scientifique. Et enfin il y avait quelques fois un épisode de Léguman. Parodie des DOSSIER DÉCOUVERTE - 69 (42lemag.fr) -



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