42 n°21 février 2011
42 n°21 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 26,3 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TV DOSSIER DÉCOUVERTE Téléchat Le cycle des marionnettes Téléchat, télévision parodique des adultes pour les enfants, fut une émission jeunesse diffusée durant Récré A2 où commençait à faire ses griffes une certaine Dorlotée EUH je veux dire Dorothée (Antenne 2, nom de France 2 à l’époque). Une émission de marionnettes diffusée de 1983 à 1986. Il y a eu quelques rediffusions jusqu’en 88 ou 89 et les chaînes de la TNT s’y sont mises. Actuellement, Arte les rediffuse de temps en temps. Le synopsis est simple. Il s’agit d’une sorte d’émission qui présente la vie des objets. Proposée comme le journal télévisé de 20h des adultes, les marionnettes de Groucha le chat et Lola l’autruche présentent des informations aussi diverses que variées : faits divers, découvertes scientifiques ou bulletins sportifs … « La télévision des objets » en somme. S’inspirant du « Muppet show » des américains, c’est une série animée avec des marionnettes de bois, feutre et mousse. Roland Topor, GRAND humoriste de l’absurde et du décalé, était co-scénariste avec Henri Xhonneux (prononcez oneu). dessinateur/scénariste français Roland Topor pour explorer et développer ce nouveau chemin. effet, la base de départ était le pilote avec déjà quelques marionnettes créées comme Raymonde la fourchette et So- Entrons dans le vif du sujet et détaillons la construction et la réalisation de cette superbe série hors normes qui vécu 3 saisons ; 234 épisodes de 5 minutes. Parodie littérale des JT de l’époque, le réalisateur belge Henri Xhonneux s’était basé sur des tests marionnettes d’une équipe hollandaise qui servit de pilote et plaça les premières fondations de l’univers et de l’humour de la série. Xhonneux se tourne alors vers le Topor est enchanté par l’idée, car il voit un moyen de s’amuser et d'amuser les enfants et les adultes. Cela lui donnera d’ailleurs des idées pour « Merci Bernard » et « Palace » plus tard (j’y reviendrai). Nos deux larrons se rencontrent donc, et de là naît une formidable épopée de la télévision ! Pour commencer, Topor et Xhonneux refondent l’idée, gardant ce qu’ils jugent bon aussi bien en terme d’humour que d’objets, et en abandonnent d’autres. En - 66 (42lemag.fr) -
TV phie la cuillère, Brossedur le balai et Duramou le téléphone. Ce pilote s’appelait « Les machins chouettes » et présentait ces objets comme une famille classique avec ses petits tracas. Après réflexion et le conseil d’un enfant qui a dit « pour parler aux objets, il n’y a que les chats », l’équipe produit trois autres épisodes comme un journal télévisé, le tout présenté avec un gros chat emplâtré de la patte gauche sur une cheminée, piratant la fréquence de diffusion pour présenter ses informations, ses pubs. Déjà le décalé et l’absurde n’étaient pas loin, et ces premiers sketchs seront réutilisés pour les premiers épisodes de Téléchat. Mais beaucoup de choses gênent Topor. Pour commencer il n’y a pas d’harmonie, de trait d’union ou bien de verbe pour articuler le show. Disons que c’est confus car il n’y a pas réellement de personnage central et charismatique. En cherchant, nos deux compères trouvent que c’est le chat qui pourrait symboliser cela. Pour y arriver, Topor redessine Groucha et bien d’autres personnages, et lui donne comme complice une autruche. C’est ainsi qu’il y a eu deux versions de Groucha, une énorme, pâteuse et très poilue et l’autre plus humaine mais fine (malgré sa gueule de chat). En revanche le plâtre est une idée merveilleuse qui plaît, et il est conservé. C’est ainsi que Xhonneux et Topor établissent les plans, les marionnettes et les premiers scripts de Téléchat. La phase de réalisation arrive. Xhonneux repart en Belgique pour former et consolider son équipe. Il y a beaucoup de travail à faire, l’argent (merci au producteur Eric Van Beuren), créer les marionnettes et trouver les marionnettistes, découper le travail, trouver les matériaux pour les décors etc. C’est la société hollandaise Harry Tolsma qui s’occupa de la création des marionnettes. A noter que le choix des objets comme personnages fut choisi également pour son côté pratique : moins de membres à bouger, ou bien même que la bouche et les yeux. Il faut aussi trouver la chaîne de télévision qui pourra diffuser cela. Jacqueline Joubert, grande speakerine de la télévision française et qui s’est battue pour trouver sa place (à cette époque le machisme dans ce genre de métier était … oh pas besoin d’entrer dans le sujet) était depuis un bon bout de temps la responsable des programmes jeunesse d’Antenne 2. Littéralement enchantée par le concept, elle décide d’acheter et de diffuser cette série. Cela collait parfaitement aux standards pour les enfants : ludique et éducatif. Beaucoup de gens ne le voyaient pas à cause du côté « cheap » et décalé, de l’humour plutôt bizarroïde. Pourtant la double lecture permet de voir la dimension instructive de la série, avec comme exemple : le gluon. Évidemment cette double lecture permettait aux adultes de voir la parodie des JT, de la télévision de l’époque. Mais j’y reviendrai également plus tard quand j’approfondirai l’humour de la série. La musique n’est pas en reste, avec les créations de Pierre Papadiamandis, compositeur pour Eddy Mitchell comme « Couleur menthe à l’eau », « La Dernière Séance ». Avec des musiques et jingles qui collent à l’humour acide et rigolo de la série. DOSSIER DÉCOUVERTE La création même de Téléchat. D’un commun accord, la création de la série s’est faite entre les deux pays. L’écriture et le script, ainsi que le doublage des voix et la musique étaient faits en France. Le reste, tournage et postproduction en Belgique. Bien qu’un épisode soit court (5 minutes), il fallait énormément de travail. Pour une saison, il fallait une année complète de travail. Quatre mois pour le script et le doublage des voix, au moins six mois pour le tournage qui devait se faire bien entendu après l’enregistre- - 67 (42lemag.fr) -



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