42 n°21 février 2011
42 n°21 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 26,3 Mo

  • Dans ce numéro : gagner plus pour gagner plus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA DOSSIER DÉCOUVERTE deux humains qui se trouvent dans l’ordinateur, père et fils … et hop ! on fait pareil pour le prochain blockbuster. A noter en revanche que le sens change. Dans 2.0, Jet est numérisé avant Alan, et dans Legacy c’est Kevin avant Sam. Mercury se bat avec deux bâtons dans 2.0, et bien on en donne un à Quorra dans Legacy. Et le summum du summum : dans le jeu vous cherchez un moment l’héritage de Tron … et bien pour le prochain film … eh bah oui vous avez deviné, le titre ! 2.0 n’est pas canonique mais a fortement influencé le scénario de Legacy. La préparation marketing pour le film Le film est tourné, les équipes de postprod’et 3D effets spéciaux prennent le relais et bossent. Tout est gardé sous le sceau du secret, mais il faut quand même maintenir le suspense pour les futurs spectateurs. Il faut donner des infos pour le public au compte-goutte écossais. Bref, ‘faut que le service marketing fasse son boulot : la pub etc. Il y a hélas un gros souci dont il faut s’occuper. En effet entre 82 et maintenant, 28 ans séparent les deux aventures. Que s’est-il passé entretemps ? Car bien entendu le monde réel et numérique ne s’est pas figé (tout ce que l’on sait est que Flynndisparait mystérieusement en 1989). C’est maintenant entré dans les mœurs : un blockbuster a forcément un jeu vidéo qui le suit à sa sortie. Mais il faut faire plus ! Il faut capter le plus de moutons... EUH captiver des gens ! Qu’une solution : étoffer et raconter le background, sans pour autant spoiler le film. Exercice difficile, non ? Donner sur le net petit à petit des infos est maintenant un classique. Même faire un blog sur l’évolution d’un projet est devenu banal. Il faut faire des choses plus percutantes ! Il faut maintenir en nourrissant la passion des fans. Et là Disney va faire fort : utiliser 3 supports précis : Un comic book, un jeu vidéo et surtout un ARG ! Si vous voyiez vos têtes ! C’est à se tordre de rire ! Non je ne suis pas fou, l’acronyme n’est pas l’onomatopée d’un mourant. C’est un Alternate Reality Game, ou bien jeu de réalité alternative. Vous ne pigez pas ? Ok je développe. Ce n’est pas une nouvelle : les gens aiment s’amuser. Pour cela on a créé plusieurs jeux au cours des siècles. De cartes, plateau etc. Il arrivait souvent qu’un jeu englobe tout les convives d’une soirée. Durant la renaissance, c’était souvent des joutes verbales, des traits d’esprit, langage précieux (ridicule ze film), questions/réponses … Le tout pouvant être enrobé de poésie, théâtre, musique et j’en passe. Puis quand les sociétés ont évoluées, les soirées mondaines ou plus ténues se sont spécialisées elles aussi. Des jeux plus réfléchis et plus pointus. Le meilleur exemple est le jeu d’imitation mondain qui a inspiré Turing pour définir plus tard son « test » (en réalité c’est ArthurC.Clark, auteur de 2001 qui a parlé de test). Vous ne connaissez pas Turing ? Et vous vous dites des geeks ? Non mais on croit rêver ! Alan Turing est l’un des plus brillants mathématiciens anglais, l’un des fondateurs de la science informatique. On lui doit beaucoup de théories. Notre homme se posait une question existentielle : « une machine peut-elle penser ? ». Aha ? Je vous intéresse ! Tron s’inspire de lui car ce n’est pas éloigné de notre dossier (et puis le clin d’œil de Alan Turing et Alan Bradley était tellement évident). En somme Turing a beaucoup réfléchit et s’est inspiré d’un jeu d’imitation mondain pour illustrer son exercice : à l’insu des convives, un homme et une femme s’isolent dans deux pièces différentes. Les invités de la soirée ne peuvent communiquer avec eux que par des billets écrits, et encore quelqu’un les lisait pour ne pas voir les styles d’écriture. Le but était de découvrir qui était l’homme et qui était la femme sachant que le mâle se faisait passer pour un - 54 (42lemag.fr) -
CINEMA membre de la gente féminine. En gros le but du public est de trouver par la sémantique qui est la vraie meuf et qui est le mec qui se prend pour une madame (clair que les homos avaient un bonus +50 en imitation à ce jeu). A l’aide de ce jeu, Turing a donc imaginé une situation analogue où un ordinateur tente de persuader à un homme qu’il est lui-même humain. Pour la petite histoire, Turing a trouvé une foule d’objections pour éviter les critiques sévères, dont surtout le sujet théologique, où la pensée serait générée par l’âme. Ors une machine n’en aurait pas, et donc ne ferait que la simuler. Il y aurait donc un moyen à un moment ou un autre de la piéger. Sachant qu’il vivait dans l’Angleterre puritaine des années 50, il avait intérêt à garder profil bas sur la religion. (mais selon le bouddhisme, les choses et les robots ont une âme donc … oups on s’égare). histoire différente, alternative et surtout fictive. Les américains semblent friands de ce genre de jeu. Cela s’est fortement développé durant les années 90 là-bas grâce à l’avancée internet : de fausses pubs, de faux sites web à découvrir, des codes à craquer pour connaitre le (vrai) lieu où se rendre, des messages laissés sur votre téléphone comme des texto ou sur votre répondeur, des t-shirts avec un code caché… bref tout ! L’exemple le plus connu fut en 1999 autour du projet Blair Witch. L’histoire était tellement poussée, il y a eu de faux reportages sur Sci-Fi channel au point que des gens ont confondu réalité et fiction. D’autres ont crié au canular d’internet, alors que ce n’était qu’une sorte d’extension scénaristique du film pour immerger encore plus les fans. Il y a aussi eu pour le film I.A un ARG qui s’est fait autour d’un mystérieux meurtre. Pour l’élucider il fallait traquer sur plus d’une centaine de sites web des fragments d’information, trouver de fausses pubs qui vous menaient à d’autres informations etc. Pendant ce temps-là nous en France on préfère les chasses aux trésors avec un GPS. Vous avez donc saisi : les scénaristes de Disney ont trouvé le moyen de dissoudre la longue histoire entre les deux films. L’avantage de créer tout cet effet marketing est qu’on peut étoffer le background des personnages, surtout Flynnet Bradley. Le comic book s’appelle Tron Betrayal (trahison) en deux chapitres et retrace l’histoire de Flynnde 1982 à 1989 (une appli iPhone propose quelques planches en preview). Le jeu vidéo Tron Evolution parle essentiellement des évènements dans le monde numérique. Comme je suis un nouveau rédacteur à 42, mon futur salaire ne sera indexé sur le prix du sucre que dans quinze ans. Dans ces conditions il m’est impossible d’acheter le jeu ou les bd en note de frais. Encore que peut être qu’un crédit auprès de Polo pour acheter Betrayal ? Mmmmh, non ! J’avais lu qu’il était conseillé de lire ce comics après avoir vu le film, mais faisons comme tout geek qui se respecte : cherchons les infos sur le net et plus précisément le net américain. Y a toutes les infos que l’on veut et carrément un wiki tron ! Mais comme il DOSSIER DÉCOUVERTE Pour revenir sur les jeux mondains, il y en a eu d’autres comme la chasse aux trésors ou encore grâce à l’influence de Madame Agatha Christie : les murder party ! Comme un jeu de rôle avec un côté théâtre, on simule une enquête policière autour d’un meurtre, où chaque participant endosse un rôle précis. Cela se passe dans un lieu réel. L’histoire est donc terriblement influencée par les actions des joueurs. L’aube des jeux de rôle sur table et grandeur nature se lève. Vous avez fait la corrélation ? Un ARG est une sorte de jeu de rôle très grandeur nature. Notre monde réel sert de plate forme, de lieu de jeu, pour illustrer une - 55 (42lemag.fr) -



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