42 n°21 février 2011
42 n°21 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 26,3 Mo

  • Dans ce numéro : gagner plus pour gagner plus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUX VIDEO (RE)DÉCOUVERTE les gardes de la ville à ses trousses ! Le déroulement des missions n'est d'ailleurs pas avare en rebondissements, et il n'est pas rare que l'un de vos objectifs se retrouve annulé sans crier gare, ou alors modifié d'une façon que vous n'attendiez pas du tout... Techniquement, le jeu était impressionnant pour l'époque : les graphismes étaient loin d'être dégueux, et le moteur pouvait gérer des éclairages dynamiques et la propagation du son, caractéristiques qui, si elles sont devenues la norme aujourd'hui, étaient assez novatrices en ce temps-là. Certes, tous ces éléments peuvent individuellement être retrouvés dans des jeux antérieurs, mais Thief est probablement le premier jeu à avoir rassemblé tout ça de manière aussi convaincante. Si on ajoute à cela l'IA qui, même selon les standards actuels, n'est vraiment pas mauvaise, on ne peut guère être étonné du fait que The Dark Project fut considéré comme une vraie réussite. The Metal Age, la suite sortie 2 ans plus tard en 2000 ne bouleversa donc pas l'ordre établi, et se contenta de corriger la plupart des défauts du premier opus (ainsi, beaucoup de gens reprochaient à Thief d'être trop "bourrin" pour un jeu d'infiltration, à cause du grand nombre de monstres qu'on pouvait être amené à massacrer, ce qui poussa les développeurs à recentrer la suite sur ses aspects moins "fantastiques", plus proches de ce que ferait un vrai voleur), mais qu'importe, on ne lui en demandait pas plus, Le sixième niveau. Et il ne s'agit que du rez-de-chaussée d'un bâtiment qui compte deux étages et un sous-sol... et Thief 2 fut à son tour un grand succès. Hélas, Looking Glass Studios coula quelques mois plus tard, et avec lui l'espoir de voir un jour une suite aux aventures de Garrett. Espoir qui renaquit (oulà qu'il est vilain ce verbe) lorsque Ion Storm, studio responsable du mythique Deus Ex, annonça le développement de Thief 3. Les fans de la série se réjouirent : avec des gens aussi talentueux aux commandes, qu'est-ce qui pouvait bien mal tourner ? Mais en Décembre 2003, Ion Stormsort la suite de Deus Ex, elle aussi attendue avec grande impatience, et là c'est le drame... Deus Ex : Invisible War a fait les frais de son développement multi-consoles : temps de chargement fréquents, maps minuscules et suppression de nombreux éléments RPG afin de le rendre plus "accessible" ne sont que quelques-unes des tares qu'on lui reprochera, et les fans de Thief (connus pour être plutôt du genre élitistes, même si ça n'atteint heureusement pas les niveaux de fanatisme de certaines communautés Fallout...) passent instantanément de l'enthousiasme à la crainte de voir Thief 3 touché à son tour par ces défauts. Finalement Thief : Deadly Shadows sort en 2004, et contre toute attente, ce n'est pas un mauvais jeu, mais c'est clairement une régression par rapport à ses prédécesseurs en terme de level design : oubliez les maps gigantesques des deux premiers épisodes, le portage sur Xbox a imposé ici des niveaux petits et cloisonnés avec des temps de chargement entre chaque section (heureusement pas aussi dramatiques que sur Deus Ex 2). Le jeu est également plus court, et l'introduction d'une cité "ouverte" servant de hub entre les différentes missions (qui se succédaient sans temps mort dans les épisodes antérieurs) est finalement une fausse bonne idée car cela n'apporte pas grand chose et fait plus remplissage qu'autre chose. Malgré tout, cela reste un jeu d'infiltration solide, et à part quelques fausses notes (wtf les enforceurs ?), l'ambiance inimitable de la série est globalement respectée, même si on peut regretter un certain manque d'originalité. Et surtout, dans Thief 3, il y a le Berceau (voir encadré)... Malgré ses défauts, il faut croire que Thief 3 remporta un succès suffisant - 36 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO LE BERCEAU If there's a way to cram more misery into one building's history, I can't think of it. - Garrett Le Berceau, c'est le surnom donné à un orphelinat qui accueillait les enfants abandonnés de la Cité. Plus tard, il fut converti en asile psychiatrique, et vit l'arrivée de médecins très enthousiastes à l'idée d'appliquer leurs traitements "révolutionnaires" à base d'électrochocs et de lobotomies sur leurs patients. Là où ça devient légèrement malsain, c'est que le Berceau ne cessa pas pour autant sa fonction d'orphelinat, les charmants bambins étant simplement logés dans une aile à l'écart des mabouls. Tout ce monde périt cependant dans un incendie qui ravagea les lieux cinquante ans avant les événements de Thief 3. Bref, un endroit super riant quoi. Resté abandonné depuis, toutes sortes d'histoires circulent à son sujet, et les habitants du quartier évitent d'instinct de trop s'approcher du sinistre bâtiment. Et Garrett va se retrouver obligé d'explorer les lieux afin de trouver des indices sur une harpie qui semble adorer laisser traîner des cadavres totalement écorchés dans les rues de la ville... Imaginé par Jordan Thomas (connu aussi comme le designer de Sander Cohen Land Fort Frolic dans Bioshock), il s'agit de ce qui est considéré comme l'un des niveaux de jeux vidéo les plus effrayants de tous les temps (les forums Thief regorgent de témoignages de joueurs traumatisés par leur visite du Berceau). Je ne donnerai aucun détail sur le contenu du niveau lui-même pour ne pas spoiler, mais sachez juste que je le considère personnellement comme un chef d'œuvre de level design et de narration interactive qui justifie à lui seul de jouer à Thief 3. Tout simplement. pour justifier une suite, puisqu'il est maintenant confirmé qu'Eidos Montréal travaille sur Thief 4. Quand on sait que leur prochain gros titre n'est autre que Deus Ex Revolutions, on ne sera guère surpris de voir les fans de la série retenir leur souffle en attendant de voir ce que ce que va donner la suite des aventures de leur voleur préféré... peut continuer à se refaire les missions en s'imposant de nouveaux défis, comme ne pas alerter un seul ennemi. D'ailleurs, le seul fait d'écrire cet article m'a donné envie de réinstaller les jeux pour me replonger dans les ténèbres de la Cité... Mais là où la durée de vie passe de très grande à proprement colossale, c'est quand on va voir du côté des mods. En effet, les développeurs ont rendu disponible l'éditeur de niveaux pour les trois épisodes, et Thief jouit d'une communauté particulièrement dévouée, aussi encore aujourd'hui, soit douze ans après la naissance de la saga, des fan missions pour Thief et Thief 2 continuent régulièrement à voir le jour (Thief 3 semble curieusement moins remporter les faveurs des moddeurs). Comme dans tout ensemble de mods, on trouve de tout, du très bon comme de la grosse merde, mais en moyenne la qualité est très correcte, et un nombre non négligeable de ces maps créées par la communauté égalent voire dépassent en qualité les missions originales pourtant déjà excellentes. Pour ceux que ça intéresse, www.thiefmissions.com vous donnera une liste plus ou moins exhaustive de tous les mods sortis à ce jour. On pourra citer en particulier Thief 2X : Shadows of the Metal Age, qui est considéré comme l'un des mods les plus impressionnants jamais créés tous jeux confondus, et qui constitue quasiment un jeu complet à lui tout seul. En conclusion, si vous aimez les jeux d'infiltration, Thief est un must have absolu, qui fera passer tous les Splinter Cell et assimilés pour de pâles copies. Il a certes une courbe d'apprentissage assez raide, mais rien d'insurmontable pour quiconque se donne la peine de persévérer un peu, et la profusion de maps additionnelles créées par les fans lui assure une durée de vie virtuellement illimitée pour encore de nombreuses années ! Mppprrrrfffffchier (RE)DÉCOUVERTE Pour finir, le dernier atout de Thief, et non des moindres, est sa longévité astronomique. Déjà, de base les jeux ont une durée de vie assez conséquente. Chaque niveau de difficulté rajoute de nouveaux objectifs et obstacles aux maps, donc si on joue pour la première fois en normal, ça vaut largement la peine de recommencer ensuite en difficile puis en expert. Et la rejouabilité est tellement bonne que même après ça, on - 37 (42lemag.fr) -



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