42 n°20 déc 10/jan 2011
42 n°20 déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de déc 10/jan 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 77

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : alors comme ça tu veux faire ta teuf ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINEMA plus vite que Dillinger devient PDG grâce aux bénèf’que rapportent Space Paranoïd. DOSSIER DÉCOUVERTE Flynnmonte une salle d’arcade pour tenir financièrement, mais ne démord pas et tente de hacker les serveurs d’Encom. Toutes ses tentatives échouent car Encom est protégé par un programme gigantesque du nom de « MCP » (codé à la base par Dillinger mais qui est capable de se reprogrammer). Un soir Alan Bradley (Bruce Boxleitner) et sa petite amie Lora (Cindy Morgan) sont excédés par les décisions sécuritaires du MPC qui les empêchent littéralement d’avoir accès aux serveurs et donc à leurs projets. Pour se changer les idées, ils vont à la salle d’arcade de Flynnet apprennent ses motivations. Alan est certain que son programme « Tron » (logiciel de surveillance et de sécurité du MCP) peut lui être utile, le groupe décide alors d’entrer en catimini dans Encom pour que Flynnle hack de l’intérieur. Hélas, le MCP qui redoute les talents de « concepteur » de Flynn(on dirait programmeur de nos jours) décide de « l’aspirer » à l’aide d’un laser dans le monde numérique où il sera à sa merci. La bataille du bien contre le mal peut commencer, car, pour pouvoir revenir dans le monde réel, Flynndoit détruire le MCP, et la suppression signifie la mort… Présenté comme cela, Tron pourrait être un bête film d’aventure qui fait un clin d’œil à la culture informatique ainsi qu’à la sous-culture des jeux vidéo. Pourtant, son histoire d’une richesse très travaillée (basée sur la dématérialisation) est alliée à des nouvelles techniques visuelles et d’animation rendant ce film passionnant. C’est surtout le premier au monde qui a utilisé massivement les images de synthèse : la 3D ! 15 minutes sur 96 ! ! Ce qui le caractérise est que les scènes qui se passent dans le monde informatique son visuellement connues de tous : le monde des néons et des circuits imprimés ! A cette époque, bien que je ne comprenais pas en détail l’histoire (y a le gentil et le méchant c’est tout), j’ai halluciné tellement le film était/est beau ! Oui je le mets au présent … bien que kitch de nos jours, ce film sorti en 1982 était en avance sur son temps. Hélas, ce qui lui a fait du tord est que l’univers informatique qu’il dépeint, était un monde inconnu du grand public. Celui-ci n’ayant pas le « bagage » intellectuel pour comprendre l’histoire, l’a globalement rejeté, le critiquant fort et dur comme une tentative ratée de science fiction. Pourtant ce film, digne d’éloges, a reçu un budget énorme et Disney n’a pas lésiné sur les moyens, engageant carrément trois entreprises rien que pour faire les scènes en 3D ! Une quatrième entreprise a été appelée pour la partie « filmée avec du film » (les nuls) où un système de filtres très complexe a été utilisé lors du tournage avec les acteurs en costumes noir et blanc sur fond gris. La technique classique de matte-painting (décors en verre peint éclairé par l’arrière) a été un précieux allié pour créer le visuel de Tron. Souvent, les décors du monde virtuel ont été dessinés après le tournage, sur la pellicule. De nos jours, on parlerait de technique d’incrustation sur fond vert ou bleu, mais à cette époque c’était tout nouveau ! La première tentative d’incrustation était la servaisgraphie en 1979, que le belge Raoul Servais avait créé pour son court métrage « harpya ». En somme, avec les effets de lumières, les scènes en 3D qui forment un tout cohérent permettent de créer l’illusion que le monde informatique est vivant, d’où - 28 (42lemag.fr) -
CINEMA cette avancée technologique incroyable pour le 7ème art ! Le réalisateur Steven Lisberger avait très vite compris que pour faire quelque chose d’exceptionnel, il vous faut les meilleurs des meilleurs dans votre équipe. Avec l’aide de Disney, il engage quatre personnes de renom pour l’aider à développer son univers. Peter Lloyd, un illustrateur spécialisé dans l’aérographie, s’est occupé des couleurs et des lumières pour générer cet effet « néon ». Syd Mead, le grand génie de SF qui venait juste de travailler sur la citée futuriste de « Blade Runner ». Son travail portera sur le design des véhicules et surtout à la création des lightcycles, les fameuses motos de lumière, engins emblématiques du film ! Enfin, notre Jean Giraud national alias Moebius, reconnu dans le monde pour ses illustrations et dessins de science fiction. Il a déjà travaillé à Hollywood car il a dessiné les scaphandres du film « Alien ». C’est d’ailleurs ce pourquoi il a été engagé : créer les costumes électroniques de Tron. Il a également dessiné une partie du story board. La dernière personne est Wendy Carlos, spécialisée en musique électronique et synthétiseur, pour trouver les mélodies qui feront le cachet sonore du film, un peu rétro, un peu étrange mais qui colle terriblement bien à l’image. Notez que cette « dame » a été demandée 2 fois par Kubrick, pour « Orange mécanique » et « Shining ». Que des références, quoi ! enfin Bruce Boxleitner qui n’est pas très connu chez nous mais possède une renommée très forte aux USA en tant qu'acteur de série télévisé. Je crois d’ailleurs qu’il est dans Babylon 5. Ce film avait beaucoup pour lui… mais il a hélas été saqué par la critique. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. La première étant Disney elle-même, de son image « pour gamin » qui ne prête pas attention aux adultes. De plus, les bandes annonces mettaient l’accent uniquement sur les scènes « néons », faisant donc croire que le film était entièrement ainsi … et que cela allait décoller la rétine. Or, bien sûr, ce n’est pas le cas, de nombreuses scènes réelles ont été tournées. Il faut souligner que cet aspect a également rebuté beaucoup de personnes car l’univers est froid par une omniprésence du bleu et du noir. Les néons, les effets striés et les formes géométrique rappellent les jeux vidéo de la fin des années 70-début 80 en vecteurs, ce qui fait penser alors pour son époque à la communauté des « nerds » et les fous de jeux vidéo. De nos jours, vous me direz « qu’est-ce que cela change ? »... et bien tout, car à ce moment là les fans de JV étaient plutôt snobés voir méprisés par les autres… tout comme ont souffert les fans de la bande dessinée à ses débuts. Pour ma part, je trouve que le film me rappelle beaucoup le jeu Tempest d’Atari sorti en 1981, soit l’année précédant la sortie de Tron et non pas Tetris. Ce dernier a été fait par un russe en 1985. DOSSIER DÉCOUVERTE Niveau acteur, la brochette est belle ! Jeff Bridges est à ce moment là l’un des acteurs montants d’Hollywood. David Warner est une figure emblématique des films de science fiction des années 70 et - 29 (42lemag.fr) -



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